La suite du scandale des affiches "forcées" dans le métro.
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, mardi 4 avril 2006 | 1783 lectures | 5 commentaires
Il y a quelques mois, j'avais pris position (voir plus loin dans les éditoriaux) face à la contrainte judiciaire, pour Métrobus d'accepter un affichage dont cette entreprise savait qu'il choquait 70 % des clients de la RATP. Voici l'article paru dans Valeurs Actuelles du 10/03/06. J'avais alors souligné combien il était antidémocratique que des groupuscules minoritaires puissent, à cause de lois scélérates, en menaçant d'agir par voie judiciaire, imposer un affichage faisant le panégyrique de l'homosexualité. La suite en dit long: Qui doit aujourd'hui payer Metrobus ?: les députés, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations qui a forcé Métrobus à apposer ces milliers d'affiches, les clients choqués de la RATP? Si au moins nos députés commençaient à ouvrir les yeux sur la manière dont certains lobbys les manipulent, au détriment de la majorité qu'ils sont censés représenter et qui les a élus.
<b>ARTICLE de Valeurs Actuelles:<b/> Nouveau scandale Rainbow Attitude
Qui ne se rappelle la polémique provoquée, en octobre, par les affiches du salon Rainbow Attitude, consacré aux homosexuels ? Deux visuels montrant un « couple » d’hommes ou de femmes s’embrassant sur la bouche, placardés dans les couloirs du métro : « mille neuf cents rampes d’escaliers », précise Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, qui ne lui ont jamais été payées !
Et pour cause : selon le site www.tetu.com, « moins d’une semaine après le salon, tous les dirigeants avaient disparu dans la nature », après avoir confirmé que la recette (500 000 euros) leur avait été dérobée. Des témoins affirment pourtant qu’elle était transportée à la banque chaque soir…
« Au moins quinze entreprises ou travailleurs indépendants n’ont jamais été rémunérés pour leurs services durant le salon, auxquels il faut ajouter le bailleur du siège social, l’imprimeur, les compagnies de téléphone et d’électricité… », écrit Têtu. Les dirigeants de Rainbow Attitude sont injoignables. « Nous les avons mis au contentieux il y a trois semaines », précise à Valeurs Actuelles le président de Métrobus, Gérard Unger. L’affaire est d’autant plus scandaleuse que les responsables du salon avaient menacé d’attaquer Métrobus en justice : la régie publicitaire de la RATP hésitait à coller des affiches risquant de « choquer l’ensemble des voyageurs ». Saisie par les dirigeants du salon, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, présidée par Louis Schweitzer, avait finalement contraint la RATP d’accepter la campagne controversée. « Rien n’aurait été possible sans l’intervention de la Halde », s’était alors réjouit la « patronne » de Rainbow Attitude, Régine Corti.
Fabrice Madouas _
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