" Or, ceux qui dorment, dorment la nuit" (1Th 5 : 7).

L'état de nature est un état de complètes ténè-bres, un état où:

" les ténèbres couvrent la terre et l'obscurité les peu-ples ". (Esa 60 : 2)

Le pauvre pécheur non réveillé peut avoir des connaissances étendues sur d'autres sujets, mais il ne se connaît pas lui-même ; et, à cet égard,

"Il ne connaît rien comme il faut connaître"

(1Cor 8 : 2).

Il ignore qu'il est un esprit déchu, dont l'unique affaire dans ce monde est de se relever de sa chute et de retrouver cette ressemblance divine qu'il reçut à sa création.

Il ne voit point la nécessité de la seule chose nécessaire, de ce changement intérieur radical, de cette " naissance d'en haut " (...) qui est le point de départ de cette rénovation totale, de cette sanctification de l'esprit, de l'âme et du corps "'' sans laquelle personne ne verra le Seigneur !
''" (Heb 12 : 14).



En proie à toutes les maladies, il s'imagine jouir d'une santé parfaite.

Dans la misère et dans les fers, il rêve qu'il est en liberté.

Il dit : Paix ! Paix ! tandis que le diable, semblable à un " homme bien armé (Mat 12 : 29) ", règne en maître sur son âme.

Il dort et se repose, tandis que l'enfer s'émeut pour lui faire accueil, tandis que l'abîme, d'où l'on ne revient pas, tient sa gueule béante pour l'engloutir. Un feu est allumé autour de lui et il ne s'en doute pas ; un feu le consume et il ne s'en met pas en peine.

Celui qui dort, c'est donc (et plût à Dieu que nous le comprenions tous !) le pécheur qui se plait dans ses péchés, qui ne désire pas se relever de sa déchéance, qui entend vivre et mourir sans recouvrer la ressemblance divine ;

C'est un homme qui ignore, et sa maladie, et le seul remède qui puisse la guérir ;

C'est un homme qui n'a jamais entendu ou jamais compris la voix de Dieu l'avertissant de " fuir la colère à venir (1Th 5 : 10) ; "

C'est un homme qui ne s'est jamais vu menacé du feu de la géhenne et n'a jamais crié dans la détresse de son âme :

"Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? (Act 16 : 30) "

(C.Wesley)