LA VALLÉE DES OSSEMENTS

Deux principautés et trois dominations


A - les 3 états du cœur et la souillure du temple

L’Église se sent sèche, elle a l’impression d’avoir perdu son espérance, l’espérance de l’intervention de Dieu et a peur d’être écartée par Dieu à cause de sa désobéissance. Le but de Dieu est de faire revivre son corps, mais nous devons le croire de tout notre coeur : versets 3 et 4 : Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre? Je répondis : Seigneur Eternel, tu le sais. Il me dit : Prophétise sur ces os, et dis-leur : Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Eternel !

Le Seigneur agit en trois étapes :

1. Rassemble-ment et ajuste-ment des os : le texte hébreu dit au verset 7 : " Il se fit un mou-vement et les os s’approchèrent en s’ajustant l’un à l’autre".

Cela correspond à l’ouverture des sépulcres men-tionnée au verset 12.

2. Reconstruction du corps sur l’ossature ainsi harmonisée : le verset 8 men-tionne cette re-construction et renvoie à la sortie des sépulcres, mentionnée au verset 12.

3. Restauration de l’action du Saint-Esprit pour que l’Église soit l’armée de l’Eternel. Les versets 9 et 10 mentionnent cette action du Saint-Esprit qui redonne la vraie vie de Christ. Cela renvoie au verset 14 qui parle de la restauration dans le pays. Pour nous, le pays correspond au royaume de Dieu manifesté sur la terre.

1ère étape : Dieu ouvre les sépulcres - Rassemblement et ajustement

L’église réalise que ses os (son squelette) sont dispersés (désunis) et secs (sans vie).

Eph 2/20 : Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.

Ce texte est donné pour les Juifs et les païens.

Verset 16 :'' réconciliés (en Christ) avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Jésus, par l’oeuvre de la croix, a renversé le mur de séparation (verset 14) et est devenu la pierre d’angle qui nous fait passer d’un mur à l’autre et qui soutient les deux.''

Il n’y a que l’oeuvre de la croix qui peut réaliser l’unité du corps tant désiré par Dieu et exprimé par Jésus-Christ lui-même dans Jean 17. En Christ, les deux murs les plus différents, les moins adaptables l’un à l’autre, les plus antagonistes (Juifs - Païens) peuvent non seulement se rejoindre, mais s’unir pour participer aux mêmes réalités spirituelles.

Les prophètes sont relatifs à l’ancienne alliance, au peuple Juif. Les apôtres sont relatifs à la nouvelle alliance et « ouvrent » aux nations le droit de cité en Israël, les alliances de la promesse et donnent l’espérance aux non Juifs. Si l’œuvre de la croix a pu réconcilier Juifs et païens, elle peut réconcilier et rassembler apôtres et prophètes dans l’église. Cette réconciliation s’étend aux autres ministères. C’est l’action de ce premier souffle de l’Esprit dans l’Église aujourd’hui, car Dieu les a donnés comme l’ossature du corps.

Col 2/19 : ...sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé, par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne.

Les apôtres sont désespérés de voir cet éclatement du corps et souffrent, car leur coeur est imprégné, par l’Esprit, de la Vision Universelle du RASSEMBLEMENT.

Ils veulent élever la ROYAUTÉ de Jésus et de fait prennent à coeur la COORDINATION du corps.

Eph 2/21 : En lui, tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur.

Le rassemblement n’est possible qu’autour de Jésus ROI. Les LIENS (de paix) (système des tendons dans le corps) permettent la COORDINATION et l’INFORMATION du mouvement entre les os du corps et maintiennent le tout cohérent. C’est la fonction principale que Dieu veut pour les apôtres.

Les prophètes sont découragés de voir le dessèchement du corps et souffrent car leur coeur est imprégné, par l’Esprit, de la Vision Universelle de la VIE. Ils veulent établir la DIVINITÉ de Jésus et de fait prennent à coeur l’ÉDIFICATION du corps.

Eph 2/22 : En lui, vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit.

L’édification n’est possible qu’autour de Jésus DIEU. Les JOINTURES (d’amour) (système des articulations dans le corps) permettent l’ARTICULATION et la COMMUNICATION du mouvement entre les os du corps et transitent la vie d’un membre à l’autre. C’est la fonction principale que Dieu veut pour les prophètes. Le modèle donné ici pour les ministères de fondement doit se retrouver dans chaque membre du corps. Le corps humain est ainsi construit : dans chacune de ses parties, on retrouve le fondement de ses gènes. C’est ce qu’on appelle les clones. Dans chacune des parties du corps de Christ, on doit retrouver le fondement des gènes du Seigneur. L’Église devrait être un clone de Christ manifestant chacune de ses caractéristiques : amour, paix, joie, sainteté, pureté, gloire de Dieu, etc.

Ez 37/5 : Voici, je vais faire entrer en vous un esprit, et vous vivrez.



Ici l’esprit est le Saint-Esprit qui réalise l’unité par le lien de la paix (Eph 4/3) et la vie est produite par la vérité de la Parole : ..."en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons" (Eph 4/15).

Eph 4/1,6 : Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous.

Le verset 3 est au centre de ce passage et parle de l’unité par le lien de la paix. Cette condition est nécessaire pour un royaume l’Église, royaume de Dieu où Jésus est ROI. C’est pourquoi l’Antéchrist s’oppose à la royauté de Jésus.

Col 1/17,19 : Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l’église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.

Ce passage met en évidence la royauté suprême de Jésus dans le corps de l’Église. Jésus est roi dans Son corps (1 Cor 12).

Eph 4/11,16 : Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour.

Le verset 15 est au centre de ce passage et parle de la vérité dans l’amour. Cette condition est nécessaire pour un royaume (l’Église, royaume des cieux) où Jésus est DIEU. C’est pourquoi Jézabel s’oppose à la divinité de Jésus.

Col 1/15,16 : Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

Ce passage met en évidence la divinité suprême de Jésus pour le corps de l’Église. Jésus est Dieu pour son corps. Roms 12.

Le but actuel de satan contre l’Église est de maintenir les sépulcres fermés au moyen du joug de deux principautés spirituelles : l’ANTÉCHRIST et le prince JÉZABEL.

Ils essayent de verrouiller les entendements spirituels des deux ministères de fondement : apôtres et prophètes.

B - DEUX PRINCIPAUTÉS

- L'action de L'Antéchrist

- L'action de Jézabel

L’ennemi ne veut pas que les ministères apostoliques et prophétiques se rassemblent, car il sait ce que dit Ecclésiaste 4/12 : ...la corde à trois fils ne se rompt pas facilement. La corde à trois fils représente l’union en Christ du couple apôtre/prophète, une union à l’image de l’union d’un homme et d’une femme devant Dieu. Une société forte est une société qui préserve la vie de famille suivant le modèle divin : le couple uni devant Dieu engendre des enfants et les porte à maturité. De même, une église forte est une église qui préserve le couple apôtre/prophète. Ces deux ministères unis engendrent des enfants spirituels et les portent à maturité.

- Le prophète a besoin de la protection de l’apôtre, comme une femme a besoin de la protection de son mari. L’apôtre a besoin de l’inspiration du prophète comme le mari a besoin de l’inspiration de sa femme. Le prophète vit la PAROLE ETERNELLE par l’INSPIRATION (du ciel), l’apôtre vit la PAROLE ETERNELLE par l’ACCOMPLISSEMENT (sur la terre). C’est pourquoi le prophète doit accepter la protection de l’apôtre et l’apôtre doit accepter l’inspiration du prophète. Voilà ce que le vent de l’Esprit souffle aujourd’hui dans l’Église, corps du Seigneur.

Ez 37/4 : Prophétise sur ces os et dit leur : Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Eternel.

2ème étape : Dieu nous fait sortir des sépulcres – Reconstruction

Ez 37/8 : Je regardai, et voici, il leur vint des nerfs, la chair crût, et la peau les couvrit par-dessus.

La version Zadoc Khan dit : Je vis qu’il y avait sur eux des nerfs, qu’une chair s’était développée et qu’une peau s’étendait par-dessus.


C -TROIS DOMINATIONS

Le but actuel de satan dans l’Église est de vouloir enfermer le peuple de Dieu dans les sépulcres du MOI en le centrant sur lui-même à l’aide de trois dominations influençant l’âme :

- La domination Egyptienne (ou corruption spirituelle par le monde)

- La domination Ethiopienne (ou séduction spirituelle par la chair)

- La domination Babylonienne (ou orgueil spirituel par satan)

Elles nous centrent et nous enferment sur nous-mêmes pour empêcher le Saint-Esprit de Dieu de nous conduire hors de notre moi, afin que nous nous centrions sur le Seigneur. Ces trois dominations sont mentionnées de façon prophétique dans le prophète Esaïe et s’opposent respectivement aux trois domaines que Dieu veut reconstruire : la chair, les nerfs et la peau.

- La chair représente la foi,

- les nerfs, l’ espérance

- la peau l’amour.

1 Cor 13/13 : Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour.


1 - Chair = Foi.

L’esprit du monde génère l’incrédulité.

La foi est comme un muscle qui doit être nourri et exercé. Comme la chair est alimentée par la nourriture, la foi est alimentée par la Parole de Dieu :

Roms 10/17 : La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ.

La chair est ainsi nourrie. Mais pour que le muscle se développe, il faut l’exercice du mouvement. Pour que la foi se développe, il faut l’exercice de la Parole de Dieu par des actes concrets et conformes à cette Parole. Sans l’action, la chair est morte, comme la foi :

Jacques 2/14 : Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les oeuvres?

Cette foi peut-elle le sauver? Ici Jacques ne parle pas du salut de la nouvelle naissance, mais du salut dans l’oeuvre de Dieu qui consiste à travailler suivant la volonté de Dieu. Le Seigneur nous redemandera compte de nos actes non conformes à ceux de notre vocation céleste, qu’IL nous a adressée dans l’espace et le temps. C’est dans ce sens que la bible dit de travailler à notre salut : ce sont les oeuvres conséquentes de notre foi et non pas les oeuvres pour produire la foi.

Jacques 2/15,17 : Si un frère ou une soeur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? Il en est ainsi de la foi ; si elle n’a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même.

Les paroles prêchées doivent aboutir à des actes concrets d’amour ; notre intégrité est relative à la conformité entre nos actes et nos paroles.

Jacques 2/18,20 : Mais quelqu’un dira : toi tu as la foi ; et moi j’ai les oeuvres. Montre-moi ta foi sans les oeuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes oeuvres. Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain que la foi sans les oeuvres est inutile?.

Jacques mentionne ici clairement que les oeuvres d’amour sont un signe de la vraie foi. Si la foi en Dieu anime mon coeur, les oeuvres de Dieu préparées d’avance vont se concrétiser. Mais il peut y avoir des oeuvres concrètes non commandées de Dieu : la bible les nomme «oeuvres charnelles».

La foi est nécessaire pour les oeuvres, mais non suffisante. Si je n’ai que la foi sans les oeuvres, les démons l’ont aussi et pourtant ils ne font pas des oeuvres dignes du royaume de Dieu. Il faut regarder à la qualité des oeuvres portées pour reconnaître la foi qui les a motivées.

Jacques 2/21,26 : Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel? Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres, la foi fut rendue parfaite. Ainsi s’accomplit ce que dit l’Ecriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez que l’homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin? Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte.

L’image concrète de la foi est bien ici le corps, les oeuvres ayant pour image l’esprit, plutôt le souffle, dans son sens premier : le souffle de Dieu qui donne la vie. En hébreu : Hagouf Béliy Néchamah = Le corps sans souffle ; Haémounah Béliy Maasiym = La foi sans les oeuvres.

Dans son chapitre 1, après avoir introduit l’épreuve de la foi, Jacques mentionne clairement cette notion de nourriture et d’exercice :

Jacques 1/22,27 : Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité. Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son coeur, la religion de cet homme est vaine. La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde.

L’esprit du monde veut corrompre notre pureté spirituelle : c’est l’esprit de l’Egypte qui veut détruire la foi agissante par l’amour (Gal 5/6). C’est à propos de la circoncision de la chair que Paul parle de cette foi agissante. La notion de mérite est introduite par l’esprit du monde et s’oppose à la grâce révélée par le Saint-Esprit.

Gal 5/1 : C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Gal 5/4,5 : Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. Pour nous c’est de la foi que nous attendons par l’Esprit, l’espérance de la justice.

Ce qui triomphe de l’esprit de l’Egypte, c’est à dire de l’esprit du monde, c’est notre foi en Dieu qui nous amène à confesser la divinité de Jésus, c’est à dire Dieu venu en chair.

1 Jean 4/2 : Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu ; tout esprit qui se déclare publiquement pour Jésus-Christ venu en chair est de Dieu.

Jésus affirme lui-même ...Ayez foi en Dieu (Marc 11/22).

D’après la 1ère épître de Jean, ce triomphe sur le monde est en corrélation avec notre foi au Fils de Dieu :

1 Jean 5/3,5 : Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu?

La foi au Fils de Dieu nous introduit dans le parvis du tabernacle. Le parvis est en correspondance avec le corps de Jésus-Christ.

Héb 10/10 : C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes.

L’épître aux Hébreux met en évidence de façon remarquable cette foi en Jésus-Christ qui nous fait entrer dans le parvis là où nous sommes purifiés, c’est à dire nettoyés, libérés des souillures du monde, de l’Egypte.

Héb 10/22 : … approchons-nous donc avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

Face à quelques hommes venus de Judée qui voulaient mettre les païens devenus croyants sous le joug de la loi, l’apôtre Pierre parlera de cette purification par la foi :

Actes 15/8,9 : Et Dieu qui connaît les coeurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous ; il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs coeurs par la foi.

Le parvis représente le royaume de Dieu. Sa frontière est avec l’Egypte : la porte qui nous fait passer de l’Egypte (le monde) à Israël (l’ensemble du peuple de Dieu = corps de Christ = l’Église) s’appelle le chemin : c’est le chemin de la PURIFICATION en opposition avec le chemin de la corruption en Egypte.

Col 1/13,14 : il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.

Le parvis nous rappelle que nous sommes encore dans une enveloppe terrestre et que nous sommes encore dans le monde, mais hors du monde en Jésus-Christ. Cette frontière terrestre nous rappelle que les choses du monde sont en conflit avec les choses du royaume de Dieu.

Jean 17/11 : Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde... ;

Jean 17/15 : Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.

Au temps de la fin et lors du retour du Seigneur, la foi sera un élément rare

Luc 18/8 : ...Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?.

1 Tim 4/1,2 : Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience.

Ces faux docteurs donnent des aliments spirituels qui mettent des jougs sur les brebis en les détournant de la grâce qui est en Jésus-Christ. Nous devons être nourris des paroles de la foi :

1 Tim 4/6 : En exposant ces choses aux frères, tu seras un bon ministre de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie.


Nerfs = Espérance.

La chair génère le désespoir.

Actes 24/14,16 : Je t’avoue bien que je sers le Dieu de mes pè-res selon la voie qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes, et ayant en Dieu cette espérance, comme ils l’ont eux-mêmes, qu’il y aura une résur-rection des justes et des injus-tes.

C’est pourquoi je m’efforce d’avoir cons-tamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. Dieu est juste et à la résurrection il rétribuera suivant sa parfaite justice.

C’est cette espérance qui nous fait tenir sans reproche devant Dieu et les hommes, même lorsque nous sommes la cible d’injustices. Au-delà de la souffrance de notre âme, l’espérance de la justice de Dieu en son temps nous permet de tenir et de persévérer dans la carrière qui nous est ouverte.

Roms 5/1,5 :

Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. Or l’espérance ne trompe point parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

Nous sommes ici dans le lieu saint et nous aspirons à rentrer dans le lieu très saint, là où la gloire de Dieu demeure. C’est l’espérance de rentrer dans le lieu très saint qui doit être dans notre âme là où réside notre liberté de choix. Les sacrificateurs, dans le lieu saint, devaient manger les pains de proposition qui étaient disposés sur la table en face du chandelier. Ils devaient les manger avec de l’encens. C’est quelque chose d’infect et de douloureux que de manger du pain mêlé avec de l’encens.

Il en est de même des afflictions de l’âme. Ce sont des afflictions bien particulières car elles se situent à l’intérieur et non à l’extérieur.

Cela symbolise les souffrances internes à l’Église. Les pains de proposition représentaient les 12 tribus d’Israël, c’est à dire le peuple de Dieu. Aujourd’hui ils représentent l’Église. Les souffrances les plus douloureuses sont celles qui viennent de nos propres frères et soeurs. Paul, dans l’épître aux Galates, est clair quand il parle de la chair et de l’esprit.

Gal 4/21,31 : Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, ne comprenez-vous point la loi? Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces faits ont une valeur allégorique ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sina en Arabie - et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère ; car il est écrit : Réjouis-toi stérile, toi qui n’enfantes point! Eclate et pousse des cris, toi qui n’a pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui était mariée. Pour vous frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; et de même qu’alors, celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l’Ecriture? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre.

Les chrétiens charnels ont persécuté, continuent aujourd’hui à persécuter et persécuteront les chrétiens spirituels, ceux qui veulent obéir au Saint-Esprit et mettre en pratique la Parole de Dieu. Ces afflictions produisent la persévérance, et la persévérance, la victoire dans l’épreuve. Cette victoire devient effective quand nous comprenons que nous ne devons pas nous apitoyer sur nous-mêmes mais que nous devons regarder vers le lieu très saint ; c’est-à-dire que notre âme doit librement se tourner par la foi vers les choses glorieuses de notre Dieu. Ces gloires se trouvent dans le ciel, là où nous sommes assis avec Jésus. Ce regard de l’âme vers le ciel nous est assuré par l’adoration à notre Dieu.

La convoitise de la chair veut séduire la sainteté spirituelle. C’est l’esprit de l’Ethiopie qui nous détourne de l’espérance glorieuse des enfants de Dieu.

Jacques 1/12,18 : Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise : C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorçé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés : toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.

Juste avant l’entrée dans le lieu très saint, devant le rideau de séparation, se trouve l’autel des parfums : l’autel de la prière, de l’adoration, de la reconnaissance, du remerciement , de l’action de grâces...etc. C’est la clef de la victoire : nous maintenir dans la présence de notre Dieu en confiance totale à notre Père céleste. A ce moment là, nous sommes candidats pour rentrer dans le lieu très saint pour être en contact avec la gloire de notre Dieu. Pour être dans cette communion, il faut accepter d’être en communion avec Jésus-Christ notre Sauveur et notre Seigneur. Cette communion est une communion avec les grâces excellentes qu’IL nous dispense mais aussi avec les souffrances qu’IL a enduré sur la croix. La preuve de son amour et de son désir de nous faire vivre sa gloire est incluse dans toutes les bénédictions qui découlent de la croix mais aussi dans toutes les souffrances de la croix. L’ennemi de ces choses est évidemment le MOI, c’est à dire la CHAIR qui est dans la servitude et qui n’héritera pas des promesses de Dieu. La frontière du lieu saint représente la frontière entre notre vieil homme et notre nouvel homme, entre la chair et l’Esprit, entre l’homme charnel et l’homme spirituel.

Le plus grand obstacle pour demeurer dans dans le lieu saint est notre personne.

Le lieu saint représente le coeur du temple, l’ensemble de nos cÅ“urs, nos vases, nos temples. La frontière de notre cÅ“ur est avec l’Ethiopie : la porte qui nous fait passer de l’Ethiopie (le MOI) à Canaan (le cÅ“ur du nouvel homme en Jésus-Christ) s’appelle la vérité. C’est la vérité de la SANCTIFICATION (Jean 17/17 : "Sanctifie-les par la vérité ; ta Parole est la vérité") en opposition avec le mensonge de la séduction en Ethiopie.

La bible dit que nous sommes le temple du Saint-Esprit, des pierres vivantes. Le MOI n’aime pas la vérité et de fait la présence de l’Esprit, car l’onction de l’Esprit nous conduit dans la vérité.

Roms 8/14,18 : Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba! Père! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Col 1/3,5 : Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et nous ne cessons de prier pour vous, ayant été informés de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les saints, à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de la vérité, la parole de l’Evangile vous a précédemment fait connaître.

Il y a une espérance qui nous est réservée dans les cieux : c’est l’espérance de la vie éternelle avec Jésus-Christ glorifié dans le royaume éternel. Le livre de l’Apocalypse illustre ce royaume par la Jérusalem céleste, là où il n’y aura plus d’anathèmes, de pleurs, de souffrances. C’est le royaume de Dieu où tout est parfait. Cette espérance est une force et un moteur incroyable pour le corps de Christ, l’Église : elle dynamise et met en action les membres, car c’est une espérance glorieuse qui nous pousse en avant et nous fait vaincre le désespoir, le découragement, la dépression, la non motivation, la stagnation...etc.

Elle est comme les nerfs dans le corps : ils véhiculent l’information, donnent la sensibilité, déclenchent le mouvement. C’est ainsi que nous rentrons en contact avec les éléments extérieurs et nous pouvons les apprécier. Ainsi, le rôle de l’espérance dans la marche chrétienne est de nous rendre sensibles aux choses célestes glorieuses à venir car elles sont éternelles et imbibées d’amour. Cette espérance nous fait déjà vivre en prémices les choses de l’Esprit répandues dans l’Église. Cette Église est porteuse d’un avant goût de l’éternité. Paul dira :

Col 1/27,29 : Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi.

Elle nous met en action dans l’oeuvre de Dieu :

1 Tim 4/10 : ''Nous travaillons, en effet, et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants. Cette espérance actionne notre âme, imagée par le lieu saint dans le tabernacle''.

Elle est littéralement ancrée dans notre âme :

Héb 6/19 : Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur, pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Peau = Amour.

Satan génère la mort.

L’amour est la nature même du cÅ“ur de Dieu. L’amour de Dieu s’est manifesté après la chute. Comment? Par une protection : Dieu a recouvert Adam et Eve par un vêtement de peau à la place des “vêtements? de feuilles qu’ils s’étaient fabriqués. L’amour de Dieu est un véritable sacrifice. Pour nous recouvrir, Dieu a sacrifié un animal. Jésus est le sacrifice expiatoire. Sa mort substitutive nous donne la vie. "Il nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour". "Car Dieu a tant aimé le monde qu’IL a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle".

Par le péché, satan a réussi à introduire la mort, mais par la mort de Jésus, le péché est expié et nous retrouvons la vie éternelle. L’amour et la vie sont intimement liés. Nous sommes ici dans le lieu très saint, là où la gloire de Dieu se manifeste. La gloire de Dieu se manifeste quand Jésus est véritablement le flambeau de nos vies. Alors nous pardonnons comme IL a pardonné, nous aimons comme IL a aimé, même quand il s’agit de nos ennemis. C’est ça sa gloire : le sermon sur la montagne avec les béatitudes.

Quand l’Église ou-blie le coeur d’amour de Dieu, elle devient reli-gieuse et persé-cutrice.

Le lieu très saint représente le ro-yaume des cieux. Sa frontière est avec Baby-lone : la porte qui nous fait passer de Baby-lone (le monde spirituel mauvais) à la Jérusalem céleste (l’ensemble du peuple de Dieu glorifié en Jésus-Christ) s’appelle la vie. C’est la vie dans la GLORIFICATION en opposition avec la mort dans l’humiliation de Babylone. Le lieu très saint nous rappelle que nous sommes célestes et que le combat est dans les lieux célestes. Cette frontière céleste nous rappelle que les choses du monde spirituel mauvais sont en conflit avec les choses célestes du royaume des cieux.

Jean 17/22 : Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un.

Jean 17/24 : Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

Jean 17/26 : Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux.

Au temps de la fin et lors du retour du Seigneur, l’amour se refroidira (Matthieu 24/12)

Tout orgueil et toute prétention à détenir la connaissance religieuse débouche sur la confusion de Babel et sur sa chute. Babylone est une mentalité, un état d’esprit, qu’on trouve illustré dans l’événement de la tour de Babel ou dans le comportement de Nébucadnetsar. La chute de Babylone est un avertissement pour notre propre orgueil religieux et pour ses conséquences. Des bâtisseurs de Babel (Gen 11/3,4) aux satrapes de Darius (Dan 6/6), c’est toujours le même activisme forcené qui agite les zélés de la cité d’en bas, toujours la même angoisse de réussir.

Daniel a rencontré de l’opposition avec les soi-disant constructeurs du royaume, ceux qui connaissaient, ceux qui étaient auprès du roi et qui possédaient la loi royale. Jésus rencontrera le même type d’opposition avec les religieux censés avoir la connaissance de la loi et censés être les enfants du royaume. On ne peut pas se recouvrir de la peau de notre propre justice au travers des Å“uvres. Cette névrose qui les tenaille provient de ce qu’ils ne croient qu’en leurs oeuvres. Mais tout cela, toute cette effervescence, tous ces travaux s’envoleront en fumée :

Ap 14/10,11 : ...il sera tourmenté dans le feu et le soufre...Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles.

(Rappelons aussi, au sujet de la consumation des oeuvres non commandées par notre Dieu le passage de 1 Cor 3/12,15). La véritable oeuvre est ce qui reste quand son auteur a disparu. C’est ce qui survit au-delà des publicités. C’est ce qui est retenu dans le souvenir de Dieu et non des hommes. C’est l’«oeuvre» jugée par Dieu.

Gen 11/1,9. Dieu est en train de détruire non seulement les constructions religieuses (la ville), mais aussi l’état d’esprit religieux (la tour). Dieu est entrain de détruire les associations religieuses prétendant construire l’unité (un nom avec la même langue et les mêmes mots). Dieu juge Babel en confondant le langage (plus de communication charnelle), ce qui disperse.

La brique est l’élément humain argileux, fragile. Le bitume représente tous les ingrédients humains censés être utilisés pour faire la jonction entre les briques.

Cette destruction est nécessaire pour que Dieu puisse bâtir suivant l’Esprit. Le Saint-Esprit rassemble autour de Jésus (Jean 16/13,15) et l’unité des croyants se fait dans la diversité (1 Cor 12/12,27) : le langage de l’Esprit, qui est (érad) = UN, s’exprime dans la diversité des langues à la Pentecôte (Actes 2/3,11).

Ce n’est pas l’homme qui s’associe dans des groupements humains, pour que tout le monde ait le même mode de pensée, mais c’est le Saint-Esprit qui met la même Parole Divine avec le langage qui correspond à chaque coeur, c’est à dire la vie de Jésus, Parole faite chair (Jean 17/17,23).

L’Église Corps de Christ devient une réalité spirituelle (Eph 4/4,16) et sa dimension dépasse toutes les associations car c’est Jésus qui en est le chef (Eph 1/22,23). AMEN !

La brique est remplacée par la pierre vivante en Jésus-Christ (1 Pi 2/5), le seul fondement (1 Cor 3/11), le seul rocher de tous les siècles (Matthieu 16/18, 1 Pi 2/6,8 : celui qui reste établi sur le ROC JÉSUS ne sera point confus, car il ne bâtira pas un système religieux, un système Babylonien, c’est-à-dire un système de confusion.

La religion de Caïn, charnelle, basée sur la sagesse humaine, règne en semant la confusion. Comment? Par la critique des choses de l’Esprit et la calomnie répandue sur des hommes que Dieu a oints de son Esprit. En bâtissant ainsi, nous rejetons sans nous en rendre compte la Pierre principale de l’angle. La seule pierre capable de nous réunir, d’associer deux éléments très différents (deux murs à angles droits), c’est Jésus-Christ.

Ceux qui refusent en Christ Jésus d’être unis à une autre pierre se heurtent à la pierre d’achoppement, au rocher de scandale. Ne pas croire que mon frère si différent de moi, que l’autre église si différente de la nôtre, que l’autre mouvement si différent du nôtre, est aussi voulu du Seigneur, achoppe notre chair et génère des scandales par les disputes de mots qui ne servent qu’à la ruine de ceux qui écoutent (2 Tim 2/14).

1 Tim 6/ 3,5 : Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien ; il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain.

Le seul ciment est le lien de la paix (Eph 4/1,3), l’amour biblique : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ta force, de toute ta pensée et ton prochain comme toi-même."

(Suite partie 2 et 3)