Ainsi va le monde impie : Dans l'univers que chacun se crée, les choses apparaissent ou disparaissent au gré des croyances.

Mais la foi, c'est accepter ce qui est vrai.

Ce n'est pas faire plier notre conception de l'univers à notre point de vue, ou inventer la religion qui nous convient, dans laquelle on admet ou on refuse ce qui nous chante, au gré de nos convictions personnelles !

La vraie foi est en harmonie avec la réalité, avec ce qui est vrai, parce que c'est Dieu qui l'a dit !

Elle rejette ce qui n'est qu'invention humaine, issue de l'imagination de l'homme mortel… Elle ne se laisse pas "balayer à tout vent de doctrines, ni jouer par les hommes, avec leur fourberie et leurs manœuvres séductrices" (Eph 4: 14b)

L'Enfer existe-t-il ?

Lecture : Luc 16 : 19-31.

Certains, même parmi les chrétiens, n'ont voulu voir dans ce texte qui met en scène le riche et le pauvre Lazare qu'une parabole qu'il ne fallait pas prendre à la lettre !

Habituellement, dans ses paraboles, Jésus ne men-tionne pas les noms de ses personnages. Ici sont nom-més un pauvre -Lazare-, le père Abraham, Moïse et les prophètes.

Existait-il, dans la réalié, ou n'existait-il, pas un riche qui menait joyeuse et brillante vie, et un pauvre nommé Lazare ? Sont-ils morts tous les deux et Jésus a-t-il voulu soulever le voile et nous raconter ce qui se passe au-delà du voile ?

Même si ce n'est qu'une parabole, chaque mot compte et n'a certes pas été utilisé au hasard par le Seigneur.

Que veut-il nous révéler ?

"Dans le séjour des morts, il (le riche) leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare"

a / - Cet homme riche était sans doute religieux puisque Abraham lui dit, "Tes frères ont Moïse et les prophètes". Donc, ils avaient la Bible ! Il connaissait les Écritures… Et ce riche savait qui était Abraham. Il l'appelle : "Père" !

b / - Il a sans doute eu des funérailles dignes de son rang. À son enterrement, le sacrificateur a dû sou-ligner combien cet homme avait été pieux et béni de Dieu, puisqu'il avait été comblé de grandes ri-chesses. Selon les normes religieuses, il était certai-nement au paradis !

Mais Jésus, Lui, déclare:

" Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein."

Les mots : "séjour des morts" sont la traduction du mot grec : "Hadès." Ce mot désigne le lieu où vont les âmes non sauvées, dans l'attente du jugement dernier. Ce séjour des morts, nous savons quelle est sa destinée finale (Apoc. 20) :

"la mort et le séjour des morts (le Hadès) furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu."

C'est donc dans le Hadès que ce riche lève enfin les yeux au ciel ! Trop tard !

Lui qui souffre des tourments terribles, il aperçoit ceux qui se trouvent dans la félicité : Lazare le mendiant, en compagnie d'Abraham, le Père des croyants.

L'expression : "le sein d'Abraham" désigne le lieu où allaient les âmes des justes. Même si ce n'était pas encore le ciel, nous pouvons dire que le sein d'Abraham s'y apparente. Car, pour les Juifs, le sein d'Abraham désigne un lieu de félicité. Et c'est ce que la Bible laisse effectivement entendre: les âmes y sont au repos.

Cet homme a donc reconnu Lazare et identifié Abraham.

L'une des pires agonies, en enfer, sera de voir de loin ceux qui sont du bon côté !

RAPPELONS :

Nous n'allons pas au ciel parce que nous sommes bons ; Nous ne se-rons jamais assez bons. Ni parce que nous sommes religieux, ou que nous avons une pété apparente qui en époustoufle beaucoup, ou que nous faisons quantité de "bonnes Å“uvres".

Cet homme riche suivait la religion juive. Il a appelé Abraham : "Père Abraham !". Bien plus: Jésus met dans la bouche d'Abraham les mots suivants: Abraham l'appelle en retour : "Mon fils !"

Il est donc descendant d'Abraham par la chair et fait officiellement partie du peuple élu.

Pourtant, il est dans le Hadès !

Seul le sang de Jésus peut nous justifier et nous purifier de tous nos péchés et faire de nous des enfants de Dieu…

Cette parabole nous livre une autre révélation :

Une autre agonie de l'enfer, c'est que le riche pouvait se souvenir de sa vie sur terre :

Au V. 25, Abraham dit, "Mon enfant, souviens-toi…"

Les gens en enfer vont garder leur mémoire intacte !

Ils se souviendront des paroles de l'Évangile qu'ils auront entendu. Ils se souviendront de ceux qui auront essayé de les amener à la foi véritable ...

La vie est souvent très difficile, et bien des personnes souhaiteraient effacer leur mémoire comme on efface une cassette vidéo. C'est la raison de bien des suicides. Mais en enfer, ils auront tous une bonne mémoire. L'enfer sera un lieu de souvenirs et de regrets éternels.

Mais Dieu vous aime et ne veut pas que vous alliez dans ce lieu de perdition.

Ce lieu n'avait pas été prévu pour l'homme. Jésus dit dans Mat. 25 : 41 -

"Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges."

A l'origine, le feu éternel avait été préparé pour le diable et les anges déchus, pas pour les humains.

Mais les humains qui suivent le diable devront partager son jugement.

Pour le diable, c'est un verdict irréversible: "Le prince de ce monde est déjà jugé" (Jean 16 : 11)

Mais pas pour les hom-mes... tant qu'ils sont encore de ce monde, et qu'ils peuvent se repentir avant qu'il ne soit trop tard ! Car quand nous nous repentons de nos péchés et venons à Jésus, Dieu par-donne nos péchés et annule cette place réservée en enfer.

Au contraire, Il nous réserve une place au ciel !

Jean 14 : 2 : "Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi."

Jésus est mort précisément afin que vous n'alliez pas dans ce lieu de tourments. Levons sans attendre les yeux vers le ciel ciel ! Car, regardons la suite :

"En enfer, l'homme riche s'écria : Père Abraham, aie pitié de moi "

Nous avons besoin d'en-tendre ce cri qui nous parvient de ce lieu de perdition ! Cet homme a fait monter sa prière vers Abraham, qu'il considère comme son père spirituel.

Peut-être attribuait-il à Abra-ham le pouvoir de trans-former encore son destin !

Mais sa prière est restée sans réponse !

C'était TROP TARD !

Notons que les vivants, eux, ne doivent en aucun cas s'adresser aux morts ! C'est un interdit de Dieu (Deut 18:18 - LÉV 20:6, Etc.). Si ce mort s'adresse désespérément à un mort, est-ce parce qu'il ne peut plus s'adresser à Dieu et qu'il le sait ? Mais peut-être d'adressait-il déjà à des "saints" morts de son vivant ? Alors, il n'avait aucune chance d'être sauvé ! Dans le Hadès, cela ne lui sert certes pas plus que de son vivant !

Son premier cri a d'ailleurs été pour lui-même : Il crie pour qu'Abraham envoie Lazare soulager cette soif intense qu'il ressentait dans ce lieu de tourments. Il ressentait la douleur et la souffrance. Il suppliait pour quelques gouttes d'eau sur la langue…

Sur terre, sans doute parce qu'il pensait n'avoir besoin de rien, il est passé à côté de la proposition que Jésus a adressée à tous les hommes, d'abord à travers la Samaritaine :






"Mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai jaillira jusque dans la vie éternelle" (Jean 4:14)

Et qu'Il a ensuite répétée devant tous ceux qui étaient venus l'écouter:

Jean 7 : 37

" Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture."

Jusque dans la vie éternelle... mais pas en enfer !

En enfer, la soif de Dieu, associée à la soif tout court, sera encore plus intense et atroce. Mais ce sera TROP TARD ! Abraham dit à celui qui fut riche sur terre, et qui croyait n'avoir jamais besoin de rien, que cette soif ne peut plus être soulagée.

Il y a un grand abîme entre le ciel et l'enfer et personne ne peut le traverser.

Son deuxième cri était pour sa famille :

"qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments." (V. 28)

Cet homme a réalisé qu'il n'y a pas d'espoir pour lui-même. Alors il se met à penser à sa famille. Il avait cinq frères, et ils étaient tous comme lui : Certainement religieux, accomplissant conscencieusement tous les rituels de la Thorah, mais perdus !

Alors il supplie encore (V. 27) -

"Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments."

Voilà que cet homme, en enfer, veut devenir un gagneur d'âmes ! Il a l'esprit missionnaire. Le voilà préoccupé pour ceux de sa famille qui sont perdus. Dommage qu'il n'ait pas eu cette crainte de l'enfer et cet amour pour le salut de ses proches AVANT DE MOURIR…

C'EST TROP TARD POUR FAIRE CE TRAVAIL MISSIONNAIRE !

Car Abraham répond à la prière de ce riche :

"Ils ont la Bible ! Ils ont Moïse et les prophètes !"

Ils n'ont pas besoin d'autre chose pour échapper à la perdition ! IL LEUR SUFFIT DE LIRE, D'Y CROIRE ET DE LA METTRE EN PRATIQUE.

Remarquons au passage que cet homme savait ce qu'il fallait faire pour ne pas aller en enfer car il confesse :

" si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront."

Il savait donc que pour être sauvé, il fallait se repentir… Mais lui-même ne l'a jamais fait… Des millions de gens savent ce qu'il faut faire pour être sauvé... mais ne se repentent pas et ne se sont jamais repentis... y compris parmi ceux qui se disent chrétiens !

Alors Jésus met dans la bouche d'Abraham des paroles terriblement révélatrices et prophétiques :

"Ils ne se laisseront pas persuader même si quelqu'un des morts ressuscitait."

Quand Jésus est ressuscité des morts, qui l'a cru ? Qui ne s'est pas moqué de cette nouvelle ? Même ses apôtres ont eu beaucoup de mal à y croire ! Et le peuple élu, dans sa grande majorité, l'a rejeté ! Ils avaient pourtant la loi et les prophètes, qui avaient annoncé tout ce qui devait arriver, y compris la crucifixtion et la résurrection.

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Aujourd'hui, les choses n'ont pas tellement changé. Les gens ont entendu parler de Jésus et du fait qu'il était ressuscité. Ils ont des Bibles à portée de main, mais ils ne la lisent pas. Ils font comme si tout cela n'avait pas existé, comme si Jésus n'était pas présent, remplissant la terre et le ciel, régnant au siècle des siècles, et ils rejettent le salut qui leur est proposé gratuitement par l'Å“uvre de la croix !

Si vous ne croyez pas, c'est que vous avez dé-cidé de ne pas croire !

Même si un mort se présente chez vous, il ne vous convaincra pas !

Et si vous croyez, avez-vous déjà pleuré pour quelqu'un qui n'était pas encore sauvé ? Même pour un membre de votre famille ? Ceux qui sont en enfer auraient-ils plus d'inquiétude pour ceux qui sont sans Christ que nous, les chrétiens ?