souffle de vie: 21 mai 2007 - ÊTRE PASTEUR
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, vendredi 20 avril 2007 | 1573 lectures | un commentaire
UN BILLET DE LOUIS

NOTE M.A.V.: Je voudrai rappeler qu'à divers degrés, nous sommes tous les pasteurs de nos frères. Caïn, "qui était du Malin ", s'est écrié: '" Suis-je le gardien de mon frère ? ". Justement, il aurait dû l'être, d'autant plus qu'il était l'aîné ! Au lieu de cela, il a tué son frère... Combien de frères, aujourd'hui, au lieu d'être le gardien de leur frère, le tuent de la langue ?
Bien sûr, il existe des ministères pastoraux appelés directement par Jésus-Christ. Les pasteurs sont censés lâcher charrue et bœufs pour se consacrer entièrement à cette tâche souvent harassante, en ac-ceptant de faire entièrement confiance dans le Seigneur pour prendre soin d'eux, tandis qu'eux-mêmes prennent soin des autres !
N'est-ce pas leur boulot ?
Justement, je voudrais rappeler qu'il n'y a strictement rien de biblique pour un chrétien à se décharger de toutes les tâches sur le pasteur... "parce qu'il est payé pour ça"! (souvent très mal payé, d'ailleurs). Nulle part on ne voit les chrétiens avoir une telle attitude dans la Bible.
Si l'on peut s'attendre à un très proche jugement contre tous les mauvais bergers, notamment contre ceux qui ont abusé de leur position pour dominer les brebis avec dureté ou pour les tondre jusqu'au sang, le jugement s'étendra aussi à tous les chrétiens qui se sont déchargés de toutes les responsabilités sur les autres, sous divers prétextes. Jamais l'Église ne serait dans un état si lamentable dans nos régions, jamais elle ne serait devenue une Église étriquée, divisée, sans puissance, souvent idolâtre, rejetant des saintes Écritures tout ce qui ne lui convient pas pour pouvoir rester dans sa léthargie auto-satisfaite, et amenant le monde à se moquer d'elle au lieu d'avoir soif de la rejoindre, si les chrétiens entraient, chacun pour leur part, dans la mission, la tâche, le service ou le ministère que Dieu a préparé pour eux.
Qu'ils aient ou non un ministère...!
Alors, en lisant ce texte, ne regardons pas aux autres : c'est un fil à plomb pour chacun d'entre nous ! Car nous sommes tous appelés à être les bergers, les gardiens, les pasteurs de nos frères: notamment les plus jeunes, les plus fragiles, ceux qui passent dans la tourmente ou le feu et qui ont infiniment besoin d'aide. C'est le fondement même de l'Église: " C'est à l'amour que vous aurez les uns des autres que l'on vous reconnaîtra ", a dit Jésus.
Pas à nos : "ALLELIUA !"...
À PARTIR D'UNE ÉTUDE DE LOUIS...
Il est de coutume dans en orient, de parler en employant des métaphores qui permettent de mieux comprendre ou de mieux saisir une situation. Jésus, comme ses contemporains, pour se faire comprendre, employait des paraboles. Ces paraboles étaient des commentaires de récits conventionnels ou des comparaisons dont les éléments, empruntés à la vie quotidienne, servaient à expliquer son enseignement, qui perdait ainsi de son caractère théorique pour parler au cœur de chacun.
Ces paraboles servaient aussi à amener l'auditeur ou le disciple à se concentrer, non sur le récit lui-même, mais sur sa profondeur pédagogique et spirituelle.
En racontant la parabole de la brebis perdue, Jésus, somme toute, ne faisait que relater un fait qui se produisait assez fréquemment dans la vie quotidienne des pasteurs ou des bergers. Cette illustration lui permettait d'introduire dans son discours une portée spirituelle plus élevée et une dimension nouvelle.
Jésus voulait faire comprendre à ses détracteurs ou à ses opposants qui Il était LE BON BERGER d'Israël... Le seul authentique BON BERGER. Par ailleurs, Il voulait introduire une dimension nouvelle à cette fonction, pour l’étendre à la future Église.
Jésus aimait ses disciples comme un berger aime ses brebis et Il était prêt à tout quitter pour sauver celle qui par mégarde s'égarerait dans les méandres d'un chemin tortueux et dangereux.

Même si, au cours des siècles, le mot "pasteur" est devenu un titre à connotation religieuse et épiscopale, voire un "statut honorifique", il n'en conserve pas moins la tâche qui lui incombe.
L'Ancien Testament utilise fréquemment l'image du berger pour designer les responsables et les chefs du peuple D’Israël. Souvent, on employait aussi un terme qui rappelait aussi sa mission pédagogique: " Enseignant " (Ravinou). Moïse, par exemple, est encore appelé par la communauté Juive :"Moshé-ravinou".
Dans le livre des Nombres, Dieu demande à Moïse de désigner un homme en qui se trouve l'Esprit de Dieu, "afin que la commmunauté de l'Eternel ne soit pas comme des brebis qui n'ont point de berger" (Nombre 27:15/17).
Cet homme devait être le premier à sortir et le dernier à rentrer. Il devait diriger le troupeau, le faire paître, mais aussi le défendre en toute circonstance. En l'occurrence, c'est Josué qui fut désigné. Josué était pourtant avant tout un guerrier et un combattant, un chef d'armée. Mais un bon berger doit aussi savoir prendre les armes pour défendre les brebis contre les loups et les divers prédateurs.

David, lui, derrière le troupeau, déchirait la gueule des lions et des ours !
Le berger devait faire corps avec le troupeau qui lui avait été confié.
Le prophète Ezéchiel re-proche aux chefs d’Isra-ël de n'avoir pas pris soin du troupeau dont ils a-vaient la charge.
Cela nous vaut le ter-rible chapitre d'Ezéchiel 34, toujours en vigueur.
Ô combien !
« Malheur à vous bergers d’Israël, car vous n'avez pas fortifié celle qui était faible, soigné celle qui était malade ... »
Un peu plus loin, il dit:
« Elles étaient perdues et dispersées et vous les avez dominées avec force et avec rigueur »
Les tâches du berger sont multiples et très caractéristiques : fortifier, guérir, panser, ramener, chercher, défendre, délivrer, nourrir, enseigner... C'est parce que les responsables du peuple avaient failli devant les tâches qui leur incombaient que le prophète leur en fait le reproche en disant qu'ils étaient des « Insensés ».
Le prophète Zacharie va dans le même sens (Za 11:15/17). Il annonce que le jugement de Dieu retirera de la domination de ces mauvais bergers les brebis dont ils avaient la garde. Le prophète Jérémie, lui, précise que Dieu les confiera à un berger selon son cœur, qui les fera paître avec intelligence et sagesse (Jérémie 3:15).
Cela s'est produit dans l'Histoire d'Israël, et le prix à payer fut terrible... Non seulement les bergers perdirent tout, mais beaucoup des brebis furent emportées dans la tourmente, durant des siècles...
Les paraboles, les récits et les prophéties nous aident à mieux comprendre quel est le vrai rôle du berger dans l'église.
CE RÔLE, DE FAIT, C'EST LE RÔLE DE CHAQUE CHRÉTIEN NÉ-DE-NOUVEAU !
Le Psaume vingt trois nous enseigne qu'au-delà de l’imperfection humaine, Dieu Lui-même demeure le bon berger, parfait et fidèle.

Jésus est le Bon Berger, celui que les prophètes avaient annoncé et dont le roi David disait :
« Il restaure mon âme, il me conduit dans le sentier de la justice » (Ps 23 : 3)
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1. Le lundi 21 mai 2007 à 07:32, par odile