Il s'agit là d'un décret divin.

C'est beaucoup plus que prêcher avec zèle.

C'est plus qu'un savant exposé théologique.

C'est plus que prêcher des sermons d'une parfaite exégètique et d'une parfaite homélitique.

L'homme qui vit l'Écriture ci-dessus est un homme scandalisé par l'autorité évanouissante de l'Église sur le theâtre présent d'un monde cruel.

Et cet homme s'humilie avec douleur de ce que les hommes font la sourde oreille à l'Évangile, risquant ainsi volontairement la peine de l'enfer éternel. Sous ce fardeau complexe, son cœur se fend en larmes.

Le véritable homme de Dieu a le cœur malade et plein de chagrin devant la mondanité de l'Église, profondément peiné devant l'aveuglement de l'Église,

peiné devant la corruption dans l'Église,

peiné devant le péché que tolère l'Église,

peiné devant le manque de prière dans l'Eglise.

Il s'inquiète de voir que la prière collective de l'Église ne renverse plus les forteresses du diable.

Il s'inquiète de ce que les gens d'Eglise ne pleurent plus de désespoir devant une société malade à cause du péché, et conduite par le diable:

"Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser ?" (Matthieu 17:19)

Beaucoup d'entre nous n'éprouvent pas dans leur cœur,

au point d'en être malades,

le désir de la pre-mière gloire de l'Eglise,

parce que nous n'avons jamais connu ce qu'est un véritable réveil.

Nous stagnons dans le statut quo et dormons tranquillement la nuit, alors que notre génération se dirige rapidement vers la nuit éternelle de l'enfer.

Honte, honte à nous ! Jésus a chassé des changeurs de monnaie dans le temple. Mais avant qu'Il les chasse, Il a pleuré sur eux. Il savait combien leur jugement était proche.

L'apôtre Paul a envoyé une lettre remplie de larmes aux saints de Philippe, écrivant:

"Je vous l'ai dit plusieurs fois déjà, et maintenant je vous le dis même en pleurant, qu'ils sont des ennemis de la croix de Christ." (Philippiens 3:18)

Remarquons qu'il ne dit pas qu'ils sont ennemis de Christ ; mais plutôt qu'ils sont ennemis de la croix de Christ.

Ils nient ou diminuent la valeur rédemptrice de la croix.

Il y en a beaucoup comme cela aujourd'hui.

L'Église de Rome ne se pré-sente pas comme un ennemi de Christ ;

Elle reste ferme-ment atta-chée à Son saint nom.

Pourtant elle nie la croix en disant que la Sainte Vierge est co-rédemptrice.

S'il en était ainsi, pourquoi donc ne fut-elle pas aussi crucifiée ?
  • Note M.A.V.: Rappelons les paroles de Pierre: (Actes 4:12)

"''Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.'' " - Et celles de Paul : (1Timothée 2:5) "Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme": aucune autre homme ou femme ne peut être considéré comme médiateur entre Dieu et les hommes, ni comme rédempteur: il s'agit bien de proposer une alternative à l'Å“uvre de la Croix de Golgotha, et d'une hérésie dramatique, qui conduit des millions de fidèles, volontairement aveuglés, à s'adresser à une créature morte, au lieu de s'adresser à Celui qui est vivant aux siècles des siècles !

Les Mormons utilisent le nom de Christ, et pourtant ils s'égarent en ce qui concerne l'expiation.

N'avons-nous pas de larmes pour eux ? Devrons-nous les voir face à face sans honte quand ils nous accuseront d'inertie au Jour du Jugement en disant qu'ils ont été nos prochains et une offense pour nous, mais non pas un fardeau parce qu'ils étaient perdus ?

(John Wesley)

Les gagneurs d'âmes peuvent rarement lire leur histoire évan-gélique enflammée sans larmes.

La gloire du réveil évangélique avec Wes-ley n'a-t-elle jamais saisi le cÅ“ur des Méthodistes d'aujour-d'hui ?

Ont-ils déjà lu les récits concernant les hommes baptisés de feu de l'équipe de Wesley ?

Des hommes tels que John Nelson, Thomas Walsh, et une foule d'autres dont les noms sont écrits dans le Livre de Vie; des hommes persécutés et qu'on chassait à coups de pied dans les rues lorsqu'ils tenaient des réunions dans les rues ?

Cependant, comme leur sang coulait de leurs blessures, des larmes coulaient de leurs yeux.

Le peuple saint s'est-il contenté de surveiller l'entrée des instituts de beauté de peur qu'une sœur n'y rentre pour se faire friser les cheveux,

alors qu'à quelques pâtés de maisons plus loin, il se trouve une quantité de prostituées essayant de vendre leurs corps délabrés par le péché sans que personne ne leur parle de l'amour éternel ?

Les pentecôtistes ne regardent-ils pas en arrière, avec honte, lorsqu'ils se remémorent le temps où ils parcouraient leurs traces théologiques, mais avec la gloire de Dieu au milieu d'eux ?

Où ils avaient une vie d'église normale, ce qui signifiait avec des nuits de prière, suivies de signes et prodiges, et de divers miracles, et de véritables dons du Saint-Esprit ?

Des temps où ils ne regardaient pas leur montre, et que leurs réunions duraient des heures entières, saturées de la sainte puissance ?

N'avons-nous donc aucune larme versée face à tous ces souvenirs, ou aucune honte en pensant que nos enfants ne connaissent rien d'une telle puissance? D'autres dénominations ont eu leurs Glorieux Jours de réveil.

Pensez aux puissantes visitations chez les Presbytériens en Corée.

Rappelez-vous le réveil qui a secoué la terre à Shantung.

N'avons-nous donc pas de larmes pour le réveil ?

Référence: Why Revival Tarries? ("Pour Quand le Réveil?" aux éditions VIDA), Leonard Ravenhill Source: The Watchword