Souffle de vie - 13 et 14 Octobre - Les obstacles au dévouement et leurs remèdes
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, mercredi 12 septembre 2007 | 1675 lectures | aucun commentaire
Une étude de Daniel Montbuleau

Philippiens Chapitre 4 v 8 Ã 9
Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées.
Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.
Nos pensées :
A - Un problème
Nos pensées sont le point de départ de nos paroles et de nos actions. Notre comportement découle de nos convictions.
"Comme il a pensé dans son âme, tel il est"(Prov 23.7).

Plusieurs reconnaissent avoir des difficultés avec la maîtrise de leurs pensées : pensées qui vagabondent, pensées impures.
Rendre toute pensée prisonnière pour l'amener à obéir à Christ est un combat spirituel (2 Cor 10.5).
Avoir des pensées renouvelées est la conséquence d'une vraie consé-cration au Seigneur (Rom 12.1-3)
Souvent l'homme cherche à éviter d'être seul avec ses pensées, par un bruit de fond permanent (musique, radio...) ou en se grisant d'activités diverses. Il peut aussi nourrir son esprit de choses mauvaises (médisances, calomnies...)
L'enfant de Dieu n'échappe pas toujours à cette tendance !
Or, être occupé du mal souille toujours, même quand il est nécessaire d'aider un frère à juger un péché. Ainsi l'homme qui ramassait les cendres de la génisse rousse, brûlée pour la purification du péché de l'Israélite, était impur jusqu'au soir (Nomb 19.10).
B - Comment occuper nos pensées ?
- par tout ce qui est vrai :
S'Agit-il de nouvelles du monde ou d'événements véridiques que l'on vient d'apprendre ? Non, car ces nouvelles, comme des friandises, occuperaient nos cœurs et nous entraîneraient loin du Seigneur (Prov 26.22).
Ce qui est fondamentalement vrai ne peut venir que de Dieu. Jésus est la vérité (Jean 14.16,17), il est le véritable (Apoc 3.7), celui qui ne change pas.
La parole de Dieu est la vérité (Jean 17.17.).

Remplissons donc nos pensées du Seigneur et de sa Parole, en la méditant, en réfléchissant au sens de ce que nous avons lu, à son implication dans notre vie quotidienne.
Un procédé simple est de passer du temps à mémoriser des versets de la Bible.
Il est bon aussi d'être occupé de ce que Dieu a produit dans nos frères. Ce n'est pas une recherche d'expériences particulières, mais une réflexion paisible et confiante. Ainsi nos pensées deviendront plus heureuses, une louange constante pour le Seigneur.
- Par tout ce qui est vénérable : (respectable ou noble).

Celui qui est digne de tout respect,
c'est notre Seigneur Jésus Christ.
Il a ce caractère de noblesse,
de même ceux qui le suivent.
L'homme noble se propose des choses nobles et se maintient par des choses nobles (Esaïe 32.8).
Ce qui occupe nos pensées influencera notre comportement et notre caractère.
- Par tout ce qui est juste :

Ce qui est marqué par la justice et droiture porte le sceau du Saint et du Juste (Act 3.14) que des hommes ont rejeté. En Christ, la justice et la paix se sont embrassées (Ps 85.10). La vraie justice est toujours en relation avec Lui. Nous qui nous réclamons de lui, ferions-nous tort à autrui ?
Si nos pensées sont occupées par ce qui est juste, nos actes seront empreints d'honnêteté, de probité, d'équité et ceux qui nous voient vivre reconnaîtront Christ dans notre conduite.
- Par tout ce qui est pur :

"Bienheureux ceux qui sont purs de cœur car c'est eux qui verront Dieu", dit Jésus (Matt 5.8).
Ce qui est pur concerne la parole de Dieu. Méfions-nous de toutes les impuretés véhiculées par les lectures, les divers spectacles du monde, qui influenceront nos pensées en mal.
Ce dont l'homme se repaît rejaillira ensuite au dehors et c'est ce qui le salit (Marc 7.15-23).
Pierre rappelle à ses correspondants les enseignements de la Parole (2 Pi 3.1) pour produire en eux de saines pensées.
- Par tout ce qui est aimable :

Qui est plus digne d'être aimé que le Seigneur ? Il est plus beau que les fils d'hommes, la grâce est répandue sur ses lèvres (Ps 45.2 ; Cant 5.16) et toute sa personne est désirable.
Si le Seigneur a du prix pour nous, nous apprécierons aussi tout ce qui est de Lui dans nos frères.
Ainsi nous chercherons à nous stimuler "à l'amour et aux bonnes œuvres"(Héb 10.24), comme Paul vis-à -vis des chrétiens de Rome dans les salutations qu'il leur adresse.
- Par tout ce qui est de bonne renommée :
La renommée de Jésus s'était répandue très vite dans toute la Galilée, puis dans tout Israël.
Que de questions à son sujet ! Si les foules, en glorifiant Dieu, s'écriaient :
"Il fait toutes choses bien"(marc 7.37),
d'autres, ses ennemis, ne supportaient pas l'éclat de sa lumière et le calomniaient. Il ne laissait personne indifférent. Mais rien de mal n'a jamais pu être rapporté de lui.

Aujourd'hui, nous sommes ses ambassadeurs ; qu'on parle en bien ou en mal de nous, nous avons à nous recommander comme serviteur de Dieu (2 Cor 5.20).
N'y avait-il que les incrédules pour mal parler de Paul ? Ne sommes-nous pas enclin à croire plus un mauvais rapport qu'un bon ?
Si annoncer des scandales ou parler de violence et corruption est un gage de succès assuré pour les médias, il ne peut en être ainsi chez les enfants de Dieu.
Et certaines choses ne doivent même pas être nommées parmi nous (Eph 5.3, 12)!
Le sujet de nos conversations révélera notre état de cœur (Luc 6.45). Parler l'un contre l'autre est une désobéissance à la Parole (Jacq 4.11), c'est manquer de grâce vis-à -vis d'un frère pour lequel Christ est mort, c'est oublier la grâce dont nous sommes nous-mêmes les objets.
- Par tout ce qui mérite vertu et louange :
la liste des choses qui doivent occuper nos pensées n'est pas exhaustive, mais deux caractères nous les font reconnaître : elles sont marquées par la vertu et elles sont dignes de louange.
La vertu est l'énergie spirituelle, que Pierre invite à joindre à la foi, en contraste avec la tendance à céder aux convoitises.

C'est aussi le courage, celui de confesser Christ par exemple, le courage qui a caractérisé les martyrs.
La louange n'est pas l'éloge des hommes, éloge que les pha-risiens recherchaient.
Celui qui s'efforce de plaire aux hommes n'est pas serviteur de Dieu (gal 1.10).
Qu'est-ce qui est digne de louange devant Dieu ?
C'est être fidèle dans l'épreuve ou souffrir en faisant le bien (1 Pi 1.7 ; 2.20).
Paul avait envoyé à Corinthe avec Tite un frère :
"dont la louange dans l'Évangile est répandue dans toutes les assemblées"(2 Cor 8.18).
Quel témoignage !
Suis-je un bon témoin en attendant le moment où chacun recevra " sa louange de la part de Dieu " (1 Cor 4.5) ?
Le Seigneur pourra-t-il me dire ?
"Bien, bon et fidèle esclave, entre dans la joie de ton maître"(Matt 25.21)?
• Faites ces choses :
(v.9)
Il s'agit d'occuper son esprit et non de "faire le vide" en soi.

Faire le vide serait vide la porte à toutes sortes d'influences mauvaises.
Paul nous conseille, au contraire, de diriger nos pensées.
Est-ce possible ?
Sans doute, puisqu'il nous en donne l'exemple : il a appris, vécu, enseigné.
On pouvait le voir à l'œuvre. Son but était toujours l'édification des assemblées et c'est l'amour pour ses frères qui dictait ses paroles et ses écrits ; il soulignait le bien, parlait clairement, mais avec tact, des sujets de tristesse.
La mise en pratique engage plus qu'un accord de principe ; c'est ce qui compte pour Dieu.
Écouter c'est obéir.
Garder la Parole c'est la mettre en œuvre concrètement dans la vie de tous les jours.
• "Et le Dieu de paix sera avec vous"
Bienheureuse compagnie ! Plus que la paix de Dieu, habite dans le cœur un hôte divin, Dieu lui-même connu comme celui qui donne la paix.
Il est avec nous quand nous combattons par la prière pour les serviteurs de Dieu. C'est lui qui brisera bientôt Satan sous nos pieds (Rom 15.30-33; 16.20).

Dans la vie de l'assemblée, il n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix.
Le Dieu de paix est fidèle pour nous sanctifier et nous garder, corps, âme et esprit, sans reproche (1 Thess 5.23), pour que nous fassions sa volonté et lui soyons agréables (Héb 13.20, 21).
v 9
Ces choses, vous les avez apprises, reçues et entendues de moi, et vous les avez vues en moi. Faites-les aussi et le Dieu de paix sera avec vous.
Qu'il est beau pour un homme de pouvoir, comme Paul, être copié exactement avec bénéfice pour ceux qui l'imitent. Puissions-nous, par la grâce de Dieu, le prendre pour modèle en fixant nos regards, comme lui le faisait, sur Jésus, notre divin modèle Héb 12 v 1 à 3

Si, par le secours divin, nous mettons en pratique l'enseignement de Dieu par le ministère de Paul, nous pouvons nous réclamer de la promesse qui suit son exhortation. Et quelle promesse !
Dieu qui aime la paix, qui la respire et qui la répand sera avec nous.
"La paix soit avec vous !"
Voilà déjà une grande et douce bénédiction ; mais que le Dieu de paix soit lui-même avec nous, c'est bien plus encore.
C'est la source avec le fleuve, le soleil avec ses rayons.
Si le Dieu de paix est avec nous, nous jouirons de cette paix qui surpasse toute intelligence, et cela, même au milieu des circonstances qui menacent de la détruire.
Dans les contestations des hommes, nous pourrons procurer la paix, car l'Auteur de la paix sera avec nous.
C'est dans la voie de la vérité que la paix réelle se trouve, et si, pour la favoriser, nous quittons le sentier de la foi et de la justice, nous nous égarons sûrement.
Être d'abord purs, ensuite pacifiques, tel est l'ordre de la sagesse et de l'expérience.
Suivons donc la ligne que Paul nous trace et le Dieu de paix sera avec nous, comme il était avec l'apôtre.
mercredi 12 septembre 2007 à 20:53 :: "souffles de vie" :: #784 :: rss


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