Ils traversent diverses cultures, de l’Amérique à l’Europe, et couvrent les tranches d’âge depuis les adolescents jusqu’aux trentenaires.

Ils ont en commun des vêtements sombres, flottants et peu solides,

(nota : souvent en détournant en plus des symboles religieux, comme la croix chrétienne)

ainsi qu’un maquillage lourd, une peau d’une pâleur entretenue, et une musique déprimante.

Leur apparence flambo-yante dissimule une culture essentiellement introvertie.

Bien que des accusations de violence aient accom-pagné le récent regain d’intérêt pour les Gothiques,

le fait est que la plupart sont ridicu-lement pathétiques.

Le terme de Gothique est enraciné dans la culture littéraire des deux derniers siècles. Ces écrits qui font souvent référence au monde médiéval, utilisent des allusions au domaine le plus sombre du fantastique (écrits d’horreur, cinéma d’horreur, de nos jours) et au surnaturel.

Mais pour comprendre ces bases de l’idéologie gothique, il faut regarder, plus en profondeur, ce mouvement de désocialisation, qui propulse une part de nos meilleurs jeunes hors du courant normal de la société, et qui les amènent à adopter un accoutrement de ténèbres et de dépression.

La plupart des Gothiques peuvent paraître bizarres - ils cultivent l’aspect « étrange » vis à vis de l’extérieur -, mais ils sont inoffensifs, du moins sur le plan de la violence.

Ils pensent beaucoup au thème de la mort (fascination pour la mort) et à la beauté du macabre, mais leurs sombres fantaisies n’incluent, en principe, ni racisme, ni nazisme, ni tendances meurtrières.

La musique est ce qui maintient la cohérence de la culture gothique.

Leur style s’est nourri de la scène post-punk des années 70 et du « death rock » (littéralement rock de mort) du début des années 80.

Les paroles sont des incantations, et la musique n’est pas nécessairement ressem-blante au « heavy metal »,

mais elle est fondée sur des percussions électroniques incessantes et quasi-hypnotiques.

Pourquoi des enfants deviennent-ils des gothiques ?

Pour certains, c’est à cause de la musique.

Mais pour la majorité, c’est un sentiment d’appartenance à une communauté d’exclus rassemblant des personnes refusant de s'adapter au modèle conformiste de vie en société.

La culture gothique donne également une impression de puissance à des enfants qui se sentent aliénés.

Ils se différencient eux-mêmes des hippies plus « normaux » des années 60, et attirent souvent les personnes ayant une identité sexuelle confuse, tels les homosexuels, les lesbiennes et les transsexuels.

Les Gothiques rassemblent aussi un bon nombre de ceux qui s’intéressent au vampirisme

(nota : via par exemple les jeux de rôle comme « mascarade »), et à la sorcellerie.

Comme les satanistes ont le même code vestimentaire, l’amalgame peut paraître évident.
En fait, les gothiques sont plus impliqués dans les arts magiques

(magie blanche « Wicca », magie noire et magie de la terre.)

Sur un plan plus positif, les gothiques sont souvent des jeunes gens brillants à l’intelligence élevée, qui sont attirés par la manière dont ils sont acceptés par les gothiques alors qu'ils ne parviennent pas à s’insérer ailleurs.

Ils sont plus inclinés vers la poésie et l’art que vers les jeux vidéos violents ou la célébration de l’anniversaire d’Hitler !

C’est à eux-mêmes qu’ils font le plus de mal

(nota : tendances au suicide, piercings multiples).

Note Michelle d'Astier: ces éléments peuvent nous aider à conduire des gothiques au Seigneur: en fin de compte, selon la description de Bob Larson, ils donnent l'impression d'être en recherche, et d'être profondément désespérés !

Ils auront besoin de sérieuses délivrances ensuite !