souffle de vie 27 Novembre 2007 - "Bienheureux les coeurs purs, car ils verront Dieu"
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, vendredi 26 octobre 2007 | 1391 lectures | aucun commentaire
"Un texte de Gibran, posté par Bruno, dans un commentaire"


Dans la Bible, le cœur tient le rôle central de la vie spirituelle. Il est associé à l'esprit
Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes prescriptions et pratiquiez mes ordonnances (Ez 36, 26-27).
Dans la première alliance, le cœur est dans l'Homme, son point de contact avec la Grâce divine,
Ecoute Israël, Adonaï notre Elohîm, Adonaï Un, et tu aimeras Adonaï, ton Elohîm, de tout ton cœur, et de tout ton être, de toute ton intensité. Ces paroles que je vous ordonne moi-même aujourd'hui seront sur ton cœur (Deut 6, 4-5-6).
Mais Israël reconnaît que son cœur est double (Is 10,2), dévoyé et rebelle (Jr 5,23), incirconcis (Lv 26,41), aussi il supplie Adonaï avec un cœur contrit et brisé :
Ô Adonaï crée en moi un cœur pur, renouvelle en mon sein un esprit affermi (Ps 51, 12).
Et Dieu promet qu'Il conclura avec son peuple une alliance éternelle :
Je leur donnerai un cœur pour connaître que je suis YHVH. Ils seront mon peuple et moi je serai leur Dieu ; car ils reviendront vers moi de tout leur cœur (Jer 24,7).
Le cœur nouveau c'est le Seigneur Jésus Christ : l'Incarnation du Messie, c'est une greffe du cœur, désormais le Cœur du Christ bat dans le nôtre.

C'est pourquoi il nous faut veiller, garder notre cœur.
Celui qui veut voir le Christ, doit purifier son cœur, et notre esprit, notre intellect, c'est la lampe donnée par le Créateur pour illuminer le cœur.
Si nous ne sommes pas vigilants,
les esprits malins s'y introduisent sournoisement et l'aveuglent de pensées destructrices.
Ayons aussi un regard clair sur nous-mêmes afin de ne pas confondre le cœur-esprit avec l'âme qui est notre perception sensible, notre psyché.
L'âme appartient au monde psycho-physique, elle est mouvante, ses sentiments iront de la jouissance au trouble, de la joie à la tristesse, de l'amour à la haine.
Si le désir de l'âme n'est pas alimenté par la joie céleste qui règne dans le cœur, alors elle se tourne vers les désirs purement terrestres et elle va fragiliser le corps, car notre âme s'exprime par notre corps.
Glorifiez donc Dieu dans votre corps (1Cor 6,20).
C'est pourquoi relevons l'importance du corps dans la prière, dans la vie spirituelle. Importance signifie : ouverture, accueil, écoute, respect…
Trop souvent nous ne ressentons notre corps que par ses besoins et ses souffrances, l'attention que l'on porte alors au corps a pour objet les plaisirs de toutes sortes, et le souci de demeurer en bonne santé pour ne pas mourir.
Et nous voici dans le monde de l'automatisme, dirigés par la houle de nos pensées et de nos désirs. Toutes nos recherches de convoitises sont des compensations du désir de la rencontre divine qui respire en nous, et nous confondons avec l'illusion du désir qui nous avilit et nous défigure.
Dieu n'est pas l'objet du désir, Il est Désir, et lorsque mon cœur est purifié, je deviens désir pour l'Unique Désir, alors se fait la rencontre

Pose moi comme un sceau sur ton cœur (Cantique des Cantiques)
Il en va de même pour notre souffle auquel se mêle l'Esprit divin, le Souffle d'Adonaï. Notre esprit est souffle, et c'est dans l'union du cœur et du souffle que se forge la rencontre, la connaissance et la vision de la Réalité céleste qui demeure en nous.
Lorsque notre respiration n'est pas consciente, notre souffle se fait court. Cela ne respire plus en nous, or notre respiration est spirituelle et notre esprit est souffle.

L'Esprit de Dieu m'a créé, le Souffle du Tout-Puissant m'a donné la vie (Job, 33,4).
Nous sommes respirés.
Lorsque nous habitons notre souffle, nous contrôlons les mouvements de nos pensées et nous devenons intuition, inspiration, et notre souffle est le moteur qui ramène l'intellect dans le cœur.
Si nous ne vivons pas dans le rythme profond du souffle, alors notre cerveau est surexcité, nous nous considérons comme les rois de la création.
Nous ne nous fions qu'en nos capacités cérébrales pour asservir à nos besoins les forces du cosmos, de là, toutes les formes de violence…
(convoitise par Pajot)
Tout besoin appelle sa réalisation pour sa satisfaction.
Pour satisfaire ses envies, l'Homme est tiré hors de lui-même, de sa perception profonde, de son cœur, c'est le cerveau qui met le cœur à son service en le tirant vers l'extérieur dans un souffle inconscient, ainsi l'Homme se fabrique une autre conscience matérielle et sensorielle coupée de la conscience cordiale et le désir de Dieu se transforme en désirs idolâtres.

L'état de l'intellect est la hauteur des intelligibles qui res-semble à la couleur du ciel, au-dessus de laquelle se lève, à l'heure de la prière, la lumière de la Sainte Trinité.
C'est la doulou-reuse conscience de l'éloignement de cette Réalité,
qui fait monter de notre cœur cet appel, cette prière :
Seigneur Jésus-Christ Fils de Dieu, aie pitié de moi pêcheur !
vendredi 26 octobre 2007 à 20:44 :: "souffles de vie" :: #857 :: rss


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