souffle de vie- 28 Janvier 2008 - Mon baptême de repentance, par Nicole C.
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, jeudi 27 décembre 2007 | 3107 lectures | 4 commentaires
Note Michelle: Nicole nous avait déjà donné un témoignage sur son renoncement au baptême des bébés, les délivrances qui s'en était suivies, et les démarches qu'elle avait faite pour entériner cet acte. Elle apporte un témoignage encore plus dérangeant sur ce qui est survenu par la suite. Nous sommes tous concernés !

Après mon renoncement au baptême catholique et à tous les sacrements, je suis passée par une autre étape.
Je me posais beaucoup de questions. J’étais passée dans des assemblées de différentes dénominations au cours de mes déplacements. Certaines insistent beaucoup sur le baptême du Saint Esprit accompagné du parler en langues ; or je ne parle pas en langues et je me sentais un peu frustrée.
Je me plongeais dans la Parole et j’ai été intriguée par la mention de « baptême de repentance ».
Après quinze ans de conversion, je n’avais jamais entendu parler de ce baptême là, contrairement à celui du Saint Esprit.
Matthieu 3 :11 nous dit :

« Moi (c’est Jean Baptiste qui parle) je vous baptise d’eau pour vous amener à la repentance. » Voir Marc 1 : 4 ; Luc 3 : 3 ; Actes 13 : 24 ; Actes 19 : 4.
L’enseignement que j’avais toujours entendu était le suivant : Jésus pardonne et efface tout notre passé, nous devenons de nouvelles créatures…
Or, en m’appuyant sur ce verset de Matthieu 3 :11, j’avais l’impression d’avoir raté une marche importante.
Alors je demandais au Seigneur, non pas le parler en langues, mais le baptême de repentance. Il a favorablement répondu à ma demande et j’ai eu un passage de plusieurs mois durant lequel j’ai confessé des péchés anciens (jamais mis en lumière) dans une sincère repentance.
Je me suis gardée de toute introspection maladive ; je suis simplement restée à l’écoute du Seigneur qui a fait remonter à la surface ce qu’il voulait.
Proverbes 28 : 13 déclare :
« Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. »
En fait, j’avais bien délaissé mes péchés mais certains n’avaient pas été confessés. Je n’avais pas compris la nécessité de le faire puisque je croyais que Jésus avait automatiquement effacé le passé, selon ce qui m’avait été enseigné.
Le Seigneur m’a fait comprendre que j’avais dans ma maison des objets qu’il n’agréait pas, notamment des livres écrits par un prêtre canadien que j’avais rencontré, puis d’autres traitant d’une station thermale en Bavière, qui pratique la méthode de Kneipp (encore un prêtre !).
C’est ainsi que j’ai retrouvé une image pieuse que j’avais gardée religieusement. Il s’agissait d’une image remise par l’abbé Robert P., lors de ma communion privée.
Il avait écrit au dos :
- « Que Jésus vive de plus en plus en toi. »

Comme j’étais une enfant rejetée, j’étais heureuse de ce cadeau, de cette délicate attention et je l’avais soigneusement gardée.
Le Seigneur venait de me rappeler proverbes 28 : 9 :
« Si quelqu’un détourne l’oreille pour ne pas écouter la loi, sa prière même est une abomination. »
Je me disais que les prêtres détournent bien l’oreille pour ne pas écouter la loi, puisqu’ils l’ont même amputée du deuxième commandement : « Tu ne te feras pas d’image taillée. »
Donc, si je comprenais bien ma Bible, la prière de ce prêtre devait être une abomination ; alors je décidais, non sans peine, de détruire par le feu cette image pieuse, en faisant comme les habitants de Bérée.
Ce n’est pas facile de brûler quelque chose lorsque l’on habite en appartement. Je mis donc cette image dans un récipient métallique sur le balcon et je craquais une allumette.

Je ne m’attendais pas à ce qui allait arriver : une grosse fumée noire est montée. J’ai essayé de maîtriser cela en mettant dessus une assiette pour l’étouffer. Mon mari, qui avait senti l’odeur, n’était pas content du tout et puis quelqu’un a sonné à la porte ; c’était le voisin du troisième étage, alors que j’habite au premier, qui venait me prévenir qu’il devait y avoir un incendie chez moi. Tout cela pour avoir brûlé un si petit papier : bizarre.
J’étais vraiment intriguée.
Ayant oublié cet épisode, quelques temps après, je rencontre Géraldine et partage avec elle ma démarche de baptême de repentance ; nous décidons de prier ensemble pour poursuivre dans ce même objectif.
Le jeudi 31 août 2006, alors que nous étions en prière, Géraldine et moi, je suis poussée à dire :
- « Je brise tout lien d’âme avec l’abbé Robert P. »
Je suis alors immédiatement prise de nausées et de vomissements. Je me retrouve à genoux dans l’incompréhension la plus totale. Je continue d’avoir des hauts le cœur pendant que de son côté Géraldine prie.
Le temps passe, Géraldine me dit :
- « Je reçois : gober (le verbe gober). »
Nous ne comprenons pas et continuons à garder nos attitudes respectives. Puis, Géraldine me dit :
- « C’est drôle, j’ai vu la tête d’Einstein qui tire la langue. »
Là, immédiatement, j’ai un flash dans lequel je me revois toute petite, avec d’autres personnes à genoux autour de l’autel, tirant une grande langue pour recevoir l’hostie.

Je comprends que ces révélations sont la conséquence de la rupture du lien d’âme que je viens de briser.
Le Seigneur me rafraîchit la mémoire ; effectivement, l’abbé Robert P. avait été gentil, il m’avait bien préparée pour recevoir l’hostie pour la première fois. Ce n’était pas rien : moi qui ne me sentais pas aimée à la maison, voilà que j’apprenais que Jésus (son Jésus à lui) m’aimait tellement qu’il allait venir habiter en moi ; quelle joie !
C’est donc avec émotion que j’ai avalé la première hostie de ma vie. Quelle merveille ! J’étais à peine revenue à ma place que je l’ai ressenti ce « Jésus » qui circulait en moi, dans toute ma poitrine puis dans mon bas ventre.
Quelque chose de très agréable, très doux, merveilleux, très difficile à décrire avec des mots. Cette sensation est encore présente à mon esprit après quarante huit ans ! Je croyais que c’était Jésus et que tout le monde ressentait la même chose.

Six mois plus tard, lors de la communion solennelle, je m’attendais à ressentir cette même sensation. Hé bien, non ! Cela ne s’est plus jamais reproduit ; ce « Jésus » là était déjà installé et bien installé.
Je suis toujours au sol et mon malaise se prolonge en se manifestant par des rôts. Le Seigneur me rappelle que lorsque j’ai commencé à chercher Jésus dans la Bible, en 1980, j’avais attrapé un curieux tic : lorsque j’étais au repos (assise devant la télévision, passagère dans une voiture…), je croisais les doigts, sauf les deux index qui restaient droits, appuyés l’un contre l’autre.
A l’époque, j’avais cherché une explication à ce tic et n’en avait trouvé aucune. Même mes proches étaient intrigués. Maintenant, le Seigneur m’en donnait l’explication : mes mains se mettaient dans la même position que celle qui était représentée sur l’image pieuse.
Sur cette image, il y avait une hostie apparaissant derrière des deux index joints. C’était comme si le « Jésus » qui était en moi (le faux « Jésus » de l’hostie) se rappelait à mon bon souvenir, car il ne devait pas apprécier que je recherche Jésus dans la parole (Jésus le chemin, la vérité, la vie). Il n’avait pas l’intention de quitter les lieux et pourtant j’étais là à le vomir.
C’est aussi à ce moment là que le Seigneur m’a rappelé qu’un jour, alors que j’étais de passage dans une église à Reims, le frère qui distribuait la cène s’est arrêté à ma hauteur dans l’allée a dit :
« Tu ne peux pas participer à la table des démons et à la table du Seigneur. »
A l’époque, j’avais compris que ces paroles étaient pour moi bien qu’elles ne me soient pas adressées directement, mais je ne savais pas pourquoi. J’avais eu envie de m’enfuir, mais j’étais restée là, figée, et je pris quand même la cène.
Je me relève enfin, mais je continue ces rôts qui dureront jusqu’au dimanche matin, jusqu’à ce que je rentre dans l’église pour assister au culte.

Maintenant, je me demande quel était le rôle de ce faux « Jésus » en moi ?
Je dois avouer que je n’étais pas une personne aimable et, bien que baptisée en 1993, j’avais de réelles difficultés pour avancer dans ma foi (difficultés à méditer la Parole, à la mémoriser, à m’impliquer dans une tâche au sein de l’Eglise), ainsi qu’une grande difficulté à dire :
- « au nom de Jésus ».
Au travers de cette expérience, je peux tirer les conclusions suivantes :
l’abbé Robert P. était sans aucun doute sincère mais dans l’erreur.
Sa « bénédiction » prononcée sur moi avait de plus été écrite ; elle avait donc pleine efficacité ; son « Jésus » vivait de plus en plus en moi.
Proverbes 18 : 21 :
« La vie et la mort sont au pouvoir de la langue, quiconque l’aime en mangera les fruits ».
j’avais gobé un faux « Jésus » : le « Jésus » de l’hostie, qui ne peut être rien d’autre qu’un démon* ; la théorie qui avance qu’un chrétien ne peut pas avoir de démon est fausse, car j’en avais bien un en moi, depuis quarante huit ans ; il a donc « vécu » pendant treize ans dans une chrétienne avant d’en être expulsé ;
**Note MAV: Dieu est Esprit et vie. Pierre a dit qu'Il n'habitait pas des temples fait de mains d'hommes. Encore moins un agglomérat de farine... C'est effectivement une hérésie grave, encore pire, s'il est posssible, que de faire des images taillées censées représenter la divinité (ce deuxième commandement écrit du "doigt de Dieu" a été supprimé du canon catholique depuis plus de mille cinq cents ans !). La véritable communion est un acte de partage du pain et du vin "en mémoire" de ce que Jésus a fait pour nous en donnant son Corps et son sang

S'avancer lors d’un appel pour donner son cœur à Jésus : c’est bien mais pas suffisant ; les chrétiens affermis doivent encourager les nouveaux venus à s’engager publiquement par le baptême ;
le baptême de repentance est nécessaire : nous devons demander pardon et nous repentir sincèrement pour toute fausse doctrine pratiquée, en particulier le catholicisme, et d’avoir adoré d’autres dieux.
En conclusion, je proclame :
Proverbes 16 : 20 :
« Celui qui réfléchit sur les choses trouve le bonheur et celui qui se confie en l’Eternel est heureux. »
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