QU'EST-CE QUE TOUT CELA SIGNIFIE ?

Voyons Luc 3/7-14 et les Actes.

Baptême de Jean :

AVANT : Race de vipères,Luc.3; Voleurs,Lc.3; Mécontents, Lc.3;

CRIS DE REPENTANCE : Que faire? Que faire? Que faire? : Lc 3/10; Lc3/12; Lc3/14.

APRÈS (mais encore sous la loi) :Partager les biens, 3/11 ; Ne volez pas, 3/13; Contentez-vous de votre solde.3/14

Le peuvent-ils?

(Lire gal.3/22-27)

NON,

car la promesse n'est accordée que par la foi en J.C. Et Jésus n'a pas encore commencé son ministère.

"L'écriture a tout enfermé sous le péché afin que la promesse soit donnée par la foi en J.C".

"Avant que la foi vienne nous étions tous enfermés sous la loi en vue de la foi qui devait être révélée".

Actes.19/4 : Jean disait de CROIRE à celui qui venait… et croire est un acte. C'est revêtir une condition nouvelle.

Croire triomphe non seulement du monde, mais triomphe aussi de celui qui croit !

Ez.36/25-28 dit :

"Je vous purifierai de toutes vos souillures…Donnerai un cœur nouveau, mettrai mon Esprit en vous et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances.. Et que vous pratiquiez mes lois".

Voilà l'espérance, au futur, des baptisés de Jean-Baptiste.

Le choc de la révélation de Jésus-Christ produira la FOI qui conduira juifs et païens à la lumière et à Dieu (Ac.26/17-18)

C'est ce que Paul nomme REPENTANCE ET CONVERSION au v.20. (Voir aussi Ez.36/25-28).

Tous les passages clairs des Actes des Apôtres montrent que la repentance associée désormais à la FOI précède le baptême de Jésus. Ce signe extérieur concrétise la transformation intérieure qui vient de s'opérer par la révélation de J.C, Fils de Dieu, dans leur vie.

Baptême de Jésus :

Actes 2: « Vous l'avez crucifié », puis : « Que ferons-nous ? »,2/37 ; puis : « Le crucifié est Messie,Seigneur… »

Actes ch.8 : l'eunuque ignore le sens de ce qu'il lit; Quand Philippe le lui explique, il s'engage tout de suite 8/36; puis il confesse sa foi dans la joie…

Actes ch.16: Le geôlier est désespéré; puis, sur la parole donnée par les Apôtres, il désire le salut (16/30);puis il croit avec toute sa famille. Tous sont joyeux.

Actes ch.9 et 22: Saul le persécuteur ;puis, sur le chemin de Damas:

Que ferai-je ? (9/5,22/10);

Puis il Voit, entend, croit, s'engage.

Au ch.10: d'abord, l'ignorant. Puis il demande :

Qu'y a t il Seigneur ?10/4

Puis il croit que Jésus est Seigneur de tous, oint, mort, ressuscité, juge des vivants et des morts (38-48) etc.…

Quel baptême avez-vous reçu?

Lire Gal.3/27; Romains 6. Quel Christ avez-vous revêtu?

Quelle est votre nouvelle CONFESSION DE FOI ?

C'est cette partie-là du baptême qui vous sauve (Marc 16/16, Rm.10/10) Voici la confession de foi de Dieu au baptême de Jésus (lc.3/22, version occidentale *)

" Tu es mon Fils bien-aimé. Moi, aujourd'hui, je t'ai engendré" "

C'est lui qui baptise d'Esprit saint" (Jn.1/33)

Voici la confession de foi de Jean-baptiste :

"Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde" "Lui vous baptisera d'Esprit saint et de feu"

Voici la confession de foi de Pierre :

"Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, tu as les Paroles de la Vie Eternelle"

Voici la confession de foi d'André :

"Nous avons trouvé le Messie"(Jn.1/41)

Tous sont entrés dans la foi subitement révélée.

Voici votre confession de foi !………………………………………………………..

Entrer dans la foi qui doit être révélée, c'est entrer dans la connaissance du projet de Dieu en J.C. (Jn.17/3)

C'est l'œuvre de la Parole et du St-Esprit qui amène l'homme à croire, selon Rm.6/3-11, que sa vieille nature a été ensevelie avec Christ (v4), morte, crucifiée avec Christ (v.6a) afin que le corps du péché soit réduit à l'impuissance (v.6b).

Il est devenu une même nature, une même plante avec Christ par la conformité en sa mort et aussi en sa résurrection (v5)

Voir aussi Eph.2/5-6, Gal.3/17…

C'est la résurrection en un être totalement nouveau, non plus né du désir de la chair ni de la volonté de l'homme, mais du souffle saint, l'Esprit de Dieu (Jn.1/13) pour une vie spirituelle éternelle ! (Lire Jn.3/3,5).

Cette vie nouvelle est absolument incompatible avec ce que la Bible appelle "le vieil homme" (Jn.3/6)

L'un doit mourir pour que l'autre vive.

L'immersion du baptême symbolise la réalité de la mort du vieil homme avec Christ sur la croix, sa nouvelle naissance "d'en haut", sa vie de résurrection en Christ et dans l'Esprit de puissance se manifestant désormais dans son témoignage de vie…

Le baptême au nom de Jésus authentifie par un geste extérieur une transformation qui vient de s'opérer chez le nouveau converti.

Ce geste peut être comparé à la déclaration d'une naissance à la mairie : le nouveau-né "d'en haut" est, par le baptême, déclaré nouveau citoyen du Royaume des cieux, enregistré sur le livre de vie à la mairie céleste.

De même qu'une déclaration à la mairie se fait aussitôt après la naissance, de même, dans les exemples bibliques, le baptême suit aussitôt la nouvelle naissance:

Ac.2/41 "Ceux qui acceptèrent… furent baptisés", le jour même.

Les auditeurs réalisent subitement que celui qu'ils viennent de crucifier était bien le Messie attendu. "Que ferons-nous"? Telle est leur question. Leur repentance consiste à se faire baptiser dans le nom de celui qu'ils viennent de crucifier, pour en faire désormais leur Seigneur.

Ac.8/12: "Quand ils eurent cru…se firent baptiser (8/5,6a et 12)

Ac.8/35-38: « L'Eunuque crut, et fut baptisé à l'instant même. » Il faut tout de même noter que l'Eunuque était au clair sur l'essentiel de ce qu'il devait savoir et croire. L'Epée de l'Esprit qui est la Parole de Dieu fera le reste…

Ac.22/12-16 et 9/17-19: Il est à remarquer que le cheminement de Saul est similaire de celui des chrétiens de Pentecôte à Jérusalem : Comme eux il réalise qu'il s'est trompé et que celui qu'il combat est bien le Seigneur, le Messie, d'où le cri, unanime chez tous ceux qui, subitement, ont cette révélation :

"Seigneur, que faut-il que je fasse ?"

Saul crut et fut baptisé avant même de prendre quelque nourriture. (Si l'on faisait cela de nos jours, on aurait tous cette répartie :"C'est n'importe quoi !" !)

Ac.10/44-48: Corneille crut et fut baptisé ainsi que ses amis. C'est seulement après qu'il invite Pierre et ses compagnons à rester quelques jours avec eux, sans doute pour compléter l'enseignement nécessaire (indépendamment de l'hospitalité traditionnelle)

Ac.16/14-15: Lydie crut et se fit baptiser avec sa famille, sur l'heure. C'est seulement après qu'elle invite Paul, Silas et leurs compagnons dans sa maison.

Comme dans tous les cas, les Apôtres n'ont pas attendu d'avoir éprouvé la foi et les connaissances des candidats.

Ac.16/30-34: Le geôlier se convertit de nuit, est baptisé immédiatement après que lui et sa famille aient reçu un minimum d'enseignement (v32), puis il leur sert à manger.

Ac.18/8 : Crispus, chef de la synagogue, crut et fut baptisé avec toute sa famille, de même qu'en Actes.19/2-5 à Ephèse.

Tous ces exemples nous montrent que le baptême est bien le sceau de la conversion et non un certificat de bonne conduite ou de connaissances suffisantes, bien que chaque candidat ait reçu un minimum d'enseignement préalable.

On peut étudier chaque cas particulier où il est clair que chaque personne manifestait au minimum une adhésion certaine à la personne de J.C.( 1 Jn.5/1)

De même que la conversion entraîne le baptême, elle entraîne aussi (Ac.19/2-6) la réception d'une puissance, celle de l'Esprit selon Ac.1/8.

Il importe ici de distinguer entre " Être né de l'Esprit" en terme de vie et "être rempli de l'Esprit" en terme de puissance. Lire Jn.3/5 et étudier l'évènement qui eut lieu le soir de la résurrection, rapporté par Jn.20/22 et Luc 24/49 :

La première œuvre du Christ ressuscité fut de souffler sur ses disciples. Et le verbe grec pour souffler dans Jean 20/22 évoque la première création de l'homme (Gen.2/7) avec sa relation avec Dieu d'avant la chute, et suggère qu'il s'agit là d'une nouvelle création ou d'une véritable résurrection que la Bible nomme "nouvelle naissance", être "né de Dieu", être "né d'en haut"…

Le Christ ressuscite ses disciples à une vie nouvelle , "d'en haut" et leur promet en même temps la puissance qui va avec POUR… Prêcher la repentance et le pardon des péchés; les Apôtres étant déclarés TÉMOINS DE CES CHOSES (Lc.24)

Ce qui revient à dire que : L'Esprit de puissance remplit le nouveau-né de l'Esprit pour en faire un témoin plein d'assurance (Ac.4/31; 4/8-13 etc.) et de puissance (2 Co.12/12; 1c.6/8 etc.)

Après son baptême, Jésus est "rempli" de l'Esprit (Luc 4/1) et après sa victoire sur Satan , il est rempli de "puissance"(Luc 4/14)

La puissance vient ensuite.

Chaque fois dans l'Ecriture, le terme "rempli de l'Esprit" est en relation immédiate avec le témoignage ou le service de Dieu.

Rempli POUR, en vue de quelque chose, en rapport avec le royaume de Dieu. (voir Ex.31/3;Mich.3/8; Lc.1/15,41; Ac.2/4; 4/8; 7/55; 11/24; 13/9; 6/5; 9/17; 13/52; Ep.5/18…)

Dans ce dernier texte, Paul demande à l'Eglise qui est née et baptisée du St-Esprit, d'entrer dans la volonté du Seigneur, et pour cela d'être remplie du St-Esprit.

C'est un ordre (!) auquel nous devons nous efforcer d'obéir car être né et baptisé d'Esprit n'implique pas nécessairement d'être toujours rempli de l'Esprit.

Et si nous ne sommes pas remplis, la puissance ne sera pas au rendez-vous. Le baptême d'Esprit n'a lieu qu'une fois. Ensuite, pour un témoignage puissant, il faut rester rempli (voir aussi Mt.25/1ss)

Cette distinction faite, entamons la réception de ce don dans les Actes des Apôtres :

LE SCHEMA DE PIERRE DANS Actes 2/38 (a+b+c+d)

- Repentance 38a +

- Baptême en Jésus 38b +

- Pardon des péchés 38c +

- St-Esprit 38d

SE PRODUIT-IL TOUJOURS DANS l'ENVIRON- NEMENT CONVERSION/BAPTËME ?

Ac.8/12-17 : Première « anomalie »:

"Ils avaient été seulement baptisés au nom de Jésus".

En clair, cela signifie qu'ils n'avaient pas été baptisés du St-Esprit ! v16. Cela signifie aussi que normalement ils auraient dû l'être. Il a fallu recourir à l'imposition des mains pour l'effusion du St-Esprit en relation avec le baptême.

C'est d'ailleurs devenu un rite baptismal dans certaines églises multitudinistes. Par contre d'autres ont remplacé cette imposition des mains du baptême par des réunions "d'attente" du St-Esprit, au cours de la vie chrétienne.

À Samarie, l'enseignement donné en Actes 2/38 avait-il été donné AVANT le baptême ? (Ac.19/2; 1 Co.12/13)
Ou bien n'ont-ils cru qu'à Philippe ? (Ac.8/12)
Ou bien il aurait d'abord fallu s'occuper des liens occultes de sorcellerie, comme en témoigne l'aventure de Simon le magicien après son baptême ? (Ac.8/22-24)
Autre suggestion plus complexe : Les juifs n'avaient pas de relation avec les Samaritains (Jn.4/9; Mt.10/5; Jn.8/48) considérés comme des païens, méprisés et rejetés. De plus Philippe n'était pas un Apôtre.

L'Authentification par l'imposition des mains des Apôtres de Jérusalem devenait nécessaire de sorte que l'Esprit accordé en leur présence à des païens faisait entrer les Samaritains dans l'Eglise de Jésus-Christ au même titre que n'importe quel juif dans le même cas (Ac.8/15,17)

Par cette manœuvre, il semble que l'Esprit voulait aussi faire comprendre aux Juifs que le moment était venu d'accomplir l'ordre de Jésus d'être témoins dans la Samarie dans la foulée de Jérusalem et de la Judée, et ensuite jusqu'aux extrémités de la terre (Ac.1/8)

Ceci est confirmé à l'instant même lorsque l'Esprit envoie Philippe vers l'Eunuque éthiopien païen.(Ac8/29) Philippe le baptise sans qu'il soit fait mention de l'Esprit autrement que par "tout joyeux" qui en est le fruit (Gal.5/22) donc lié au baptême encore une fois, mais sans qu'il soit fait mention de l'imposition des mains.

Ac.9/17-18 : Ananias a reçu l'ordre d'imposer les mains à Saul pour qu'il recouvre la vue et soir rempli du St-Esprit (9/17). Le baptême de Paul et l'invocation du Nom de celui qu'il était venu combattre marquent publiquement (devant les puissances des ténèbres aussi bien que devant l'église représentée par Ananias) sa véritable repentance/nouvelle naissance.

Le texte nous laisse entendre que Paul est rempli du St-Esprit par la conjugaison de toutes ces choses. (sans manifestation rapportée, mais toute la vie de Paul en témoigne glorieusement)

Ac.10/44, autre anomalie : Le St-Esprit répandu AVANT le baptême. Corneille, qui priait Dieu continuellement était préparé à recevoir le message de Pierre, et la transformation s'opérait au fil du discours de celui-ci.

Alors que Pierre parle, Corneille et ses amis sont vivement touchés et croient chaque point du discours. La Parole fait son œuvre, et le St-Esprit descend sur tous ceux qui écoutent . Pour qu'il n'y ait aucun doute Corneille et ses amis reçoivent le don des langues, preuve du sceau de l'Esprit.

Il fallait bien cela pour les convaincre tous, Pierre y compris, qui, la veille encore, considérait comme impur ce qu'aujourd'hui Dieu déclare pur ! Pierre n'aurait jamais osé baptiser des païens sans cette démonstration divine.

(En baptisant, Pierre est logique avec son propre schéma : Il relie les deux : le baptême d'eau et le baptême de l'Esprit (38b et 38d de Actes 2)

Actes 19/2-7 : Paul s'apercevant que les disciples n'avaient pas reçu le St-Esprit quand ils avaient cru/baptême, apprend du même coup qu'ils n'avaient reçu que le baptême de Jean (v.3): baptême de repentance (v.4) (Jean a baptisé…en disant de CROIRE en celui qui venait après lui , c-à-d Jésus.

Contrairement à Simon le magicien qui n'avait pas envisagé de s'approprier la vie et l'œuvre de Jésus avant de se faire baptiser en lui, les disciples d'Ephèse ont pris conscience de ce qu'Il leur ferait vivre désormais.

L'ayant accepté, ils se soumirent à un re-baptême, cette fois-ci au nom de Jésus, avec imposition des mains pour l'effusion de l'Esprit (Ac.19/5-6). Au verset 3., l'exclamation de Paul montre combien il relie l'effusion de l'Esprit au baptême !

Bien que rejoignant le schéma de Pierre, il faut se garder d'en faire une doctrine immuable, sachant que l'Esprit qui sonde tout, même les profondeurs de Dieu, souffle où il veut, quand il veut, et reste souverain.

L'EGLISE BAPTISE D'EAU MAIS CHRIST DEMEURE LE BAPTISEUR D'ESPRIT

NOTA BENE

1. ASPERSION ou IMMERSION ?

J'aimerais transcrire, en restant tout à fait neutre, la pensée de Francis Schaeffer dans son tout petit livret sur "le baptême" (synapse vie de l'Eglise N°2, Ed. Kerygma) que vous pouvez trouver pour 3 euros à la fac de théo 33, av. Jules Ferry, Aix en Provence, ou à la CLC.)

"La langue grecque classique emploie les mots baptizo et bapto de façon assez peu nombreuse et il est impossible de prétendre qu'ils ont toujours le sens d'immersion. Dans la version des SEPTANTE, la traduction en grec de l'A.T (au 3es. av.J.C) il est évident que le mot "baptiser" n'a pas toujours le sens d'immerger.

Par exemple, en Daniel 4/22, elle indique que Néboukadnetsar fut baptisé avec de la rosée"; il ne viendra à l'idée de personne qu'il fut immergé dans la rosée !

Il en va de même dans le NT/ Par exemple, en hébreux 9/10, il est écrit:

"Ce sont là des ordonnances charnelles, relatives seulement à des aliments, des boissons et diverses ABLUTIONS, et imposées seulement jusqu'à un temps de réformes".

La version Segond révisée traduit par "ABLUTIONS", au lieu de "BAPTEMES", le mot grec "baptême". Ce passage fait allusion aux cérémonies de purification prescrites dans l'AT, comme celle du jour des expiations.

Or ces purifications ne se faisaient jamais par immersion, mais toujours par aspersion, comme cela apparaît clairement aux versets 19 et 21 de ce chapitre. (…) Marc 7/4 est également clair à ce sujet:

"Et quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu'après avoir fait les aspersions rituelles. Ils ont encore beaucoup d'autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases de bronze".

La version Segond révisée emploie le mot "LAVAGE" mais , ici encore, le mot grec est "BAPTEME".

Si le mot "baptême" signifiait toujours immersion, cela voudrait dire qu'à chaque retour du marché, les juifs devaient remplir d'eau une cuve d'eau et s'y plonger de la tête aux pieds."

2. Les manuscrits divergent à propos de Luc 3/22.

Suspects de vouloir harmoniser avec les autres évangiles, certains traducteurs reproduisent celui de Matthieu; d'autres, le même que celui de Marc, sans compter les leçons mineures qui ne retiennent que

"Tu es mon Fils bien-aimé".

Le codex de Bèze, la vieille Latine, l'Evangile des Ebionites, Justin, Clément d'Alexandrie, Origène, Méthode Hilaire, Augustin et d'autres encore attestent la leçon suivante (tradition occidentale) :

"TU ES MON FILS, MOI, AUJOURD'HUI, JE TAI ENGENDRÉ"

qui ne fait pas référence à Esaïe 42 comme Matthieu et Marc, mais au psaume 2/7. "Plutôt que de reconnaître en Jésus le "Serviteur", Jésus y est présenté comme le "roi-Messie" du psaume 2 intronisé au baptême pour établir le règne de Dieu dans le monde" (Commentaire de la Bible de Jérusalem 1998)

Ce même Luc fait encore référence au psaume 2/7 quand il relate le discours de Paul à la synagogue d'Antioche de Pisidie (Ac.13/33). D'autre part, Luc est le seul des rédacteurs à utiliser explicitement le terme de "Messie" (Lc.3/15, dans le contexte même de Lc.3/22).

La critique interne fait donc nettement pencher la balance en faveur du texte occidental.

Josette.keller

jlk777@free.fr