Témoignage de Julien
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, mardi 22 décembre 2009 | 1001 lectures | un commentaire
Témoignage en esprit et en vérité, tel que le Seigneur Jésus-Christ me conduit à le donner.

J'ai aujourd'hui 27 ans et enfin l'amour, la joie et la paix sont dans mon cœur, par la grâce de notre Seigneur, que gloire soit rendue à Lui seul à travers cet écrit.
J'ai eu une enfance et une adolescence sans grand problèmes. Le Seigneur m'a fait la grâce d'avoir une intelligence selon la chair et cela m'a permis de rencontrer peu de difficultés lors de ma scolarité. Mais à côté de ça, je me suis reposé totalement dessus et je n'ai jamais potassé quoi que ce soit une fois rentré à la maison. Je préférais jouer à mes jeux vidéos ou sortir avec les copains.
Mon père avait un travail très prenant et n'était jamais vraiment disponible pour suivre strictement ce que je faisais. Ma mère travaillait aussi et bien que plus disponible que mon père, ses horaires l'empêchait aussi de me surveiller.
Ils finirent par divorcer lorsque j'avais 10 ans et je suis allé vivre avec ma mère. Cela n'a pas vraiment changé grand chose à ma vie avec le recul. Je me laissais toujours aller, ma mère devant faire des horaires assez difficile en tant qu'infirmière pour assurer la subsistance.
Ma fainéantise commença à prendre de plus grandes proportions. Une fois entré au collège, pour rester couché le matin je séchais les cours, et avec ça le mensonge à ma mère puis la falsification des billets d'absence. Plus les années passaient, plus ça empirait. Au lycée il arrivait qu'il se passe 3 semaines sans que je m'y rende. Le cannabis, les jeux vidéos et les copains : voilà à quoi se résumait ma vie. Et pourquoi changer ? Disais-je en mon cœur. Les résultats n'étaient plus très reluisants mais je m'arrangeais toujours pour passer dans la classe supérieure in-extremis. J'obtins mon bac de la même façon, sur le fil du rasoir.
C'est après le bac que les vrais problèmes ont éclos. Mes résultats trop moyens ne me permirent d'intégrer absolument aucune formation que j'avais indiqué dans mes choix de fin d'année. Je ne voulais pas aller à la fac donc je n'avais indiqué aucun choix à ce niveau là (Merci Seigneur, j'aurais vraiment sombré vu l'école de la débauche que ça aurait été pour le tire-au-flanc que j'étais).
C'est là que je suis vraiment tombé dans une grosse dépression au fur et à mesure des mois. Je voyais mes amis avancer dans la vie, obtenir leurs permis et leurs diplômes. J'avais de plus en plus honte de ce que je devenais face à eux et je finis par me cloitrer dans ma chambre. Je ne voulais plus voir personne du fait de cette honte.
J'y ai passé de long mois, totalement dans le noir et complètement amorphe. Pendant une période je ne répondais même plus à ma mère lorsqu'elle ouvrait la porte. Elle a beaucoup souffert pendant cette époque et j'avais même tendance à l'accuser de mon malheur parfois. Voilà un exemple de la cruauté du cœur de l'homme quand il est submergé par ses péchés et qu'il ne se repent pas.
C'est à ce moment que j'ai aussi approché l'ésotérisme. Il me restait un lien avec l'extérieur : internet. Dieu soit loué, je n'ai pas pu aller très loin. C'est en faisant une recherche sur Nostradamus que je suis tombé sur le site (Bible et nombres) d'un frère en Christ, Gérard-Jean Colombat.
Je voudrais faire une légère aparté à son propos. Ses travaux font controverse au sein de l'Église. Certains se moquent, d'autres le traite comme un apostat. Pourtant c'est par son ministère que le Seigneur m'a attiré à Lui. Dieu l'a véritablement mis au milieu de la fournaise des sciences occultes afin qu'il témoigne même à ceux qui sont enfoncés dans ces abominations. Et je suis certain, qu'au jour du tribunal de Christ, nous verrons beaucoup de frères et sœurs qui annonceront avoir été arrachés du feu par le travail de GJC en Lui.
Donc je suis tombé sur la page consacré à Nostradamus qu'a faite notre frère et où il dénonçait vivement ses prophéties qui venaient non de Dieu mais du diable. Je me souviens que je maugréais contre cet 'inconnu' qui osait remettre en question ce grand homme. Puis, je suis tombé sur ce verset qu'il citait et qui m'a vraiment touché au cœur par sa logique enfantine :
Esaïe 8.19 Si l'on vous dit: Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l'avenir, Qui poussent des sifflements et des soupirs, Répondez: Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu? S'adressera-t-il aux morts en faveur des vivants?
C'est à la lecture de ce verset que le Seigneur a travaillé mon cœur sur le fait que la Bible transpirait une Sagesse qui n'était pas humaine. En effet, comment des morts qui par essence n'ont pas pu se sauver eux-même de l'ennemi ultime de l'homme selon la chair, pourraient faire quoi que ce soit d'utile pour les vivants.
Le lendemain j'étais en route pour la bibliothèque afin d'emprunter une Bible. Je me souviendrais toujours de ce moment avec humour car il n'y avait pas de Bible au format habituel là-bas. J'ai donc dû emprunter une énorme Bible de Jérusalem, tel le cliché qu'on peut voir dans les films quand un prêtre catholique ouvre son gigantesque livre poussiéreux pour y consulter la Parole de Dieu. Ça a fait beaucoup rire la bibliothécaire en tout cas, encore plus quand elle a appris que ça n'était pas dans le cadre d'études mais pour la lire tout simplement.
Puis là ce fut vraiment la révélation. Malgré une traduction qu'on pourrait juger frelatée, le Seigneur s'est révélé à moi dans toute sa gloire. Grosse conviction de péché bien sûr, bien qu'elle ait est commencé lors de ma dépression sur certains points. Puis la solution, la perle de grand prix, Jésus-Christ. J'étais tellement heureux, je dévorais cette Bible bien 16 à 20h par jour mais toujours enfermé dans ma chambre. Je ne sais plus pendant combien de jours mais j'ai eu le temps de la lire une fois en entier puis de repasser sur les livres qui m'avaient particulièrement 'parlé'.
C'est aussi à ce moment que le Seigneur a fait remonter en moi un souvenir enfoui. A mes 10-11 ans, j'avais un ami catholique. On était souvent ensemble, chez l'un ou chez l'autre mais parfois il avait des obligations religieuses et me disait qu'on ne pourrait pas se voir tel ou tel jour. Puis une fois, par curiosité (Dieu bénisse cette curiosité chez les enfants), je lui ai demandé Qui est Jésus ? Il n'a pas su me répondre et cette question je me la suis reposé en mon cœur. Et c'est 10 ans plus tard que Jésus lui même me répondit. Je me souviens avoir beaucoup pleuré quand cette mémoire a resurgi. Quel grand Dieu nous avons, qui prend au sérieux les questions issues de la curiosité innocente des enfants!
C'est à ce moment que ma mère a décidé de me sortir de ma torpeur. Elle m'a repris la Bible qu'elle a été rendre mais de mon côté j'avais été sauvé de toute les façons et j'avais à cœur de suivre Jésus. J'ai commencé à revivre, ouvrir les volets (grande victoire à l'époque!), ranger ma chambre et m'atteler à trouver un travail; Bref mener une vie normale.
J'ai trouvé un travail de vendeur en informatique pas très loin (Merci Seigneur!) et j'ai commencé à fréquenter l'assemblée évangélique des environs. Malheureusement, par manque d'affermissement dans la Parole, par des rechutes répétées dans le péché, j'ai commencé à faiblir. De plus, j'avais un peur bleue de témoigner directement de Jésus-Christ. J'avais honte de Lui. Quand je revenais chez moi je dévorais la Bible ainsi que des enseignements sur internet, ce qui me bénissait richement, mais une fois dehors je n'ouvrais pas la bouche pour Celui qui m'a sauvé et qui me bénissait grandement dans la prière et la lecture de sa Parole. Puis je commençais aussi à laisser l'assemblée de côté, me mentant à moi-même, me disant trop pur et voulant éviter de prendre part à l'apostasie. Non pas que le Seigneur ne conduise pas des frères et sœurs à se retirer d'assemblées qui tombent dans la séduction. Loin de moi l'idée de jeter la pierre à mes frères et sœurs qui vivent ce genre de difficultés. Ce sont bien les raisons du cœur inspirées par l'Esprit, qui comptent dans ces décisions. Mais pour ma part, le Seigneur m'avait placé là pour une raison, une œuvre qu'il m'avait destiné, et je l'ai refusé par peur et par honte puis par dessus le lot je cherchais à justifier en Lui ma désobéissance.
Petit à petit je laissais Dieu de côté aussi. Il me semble avec le recul, qu'Il avait aussi coupé les vannes des cieux à mon encontre. Pas étonnant finalement, ne voulant donner ce que je recevais ni aux païens ni même à mes frères et sœurs. Le pasteur de l'assemblée dont je fais partie aujourd'hui a fait remarquer très justement une chose : Dieu veut nous bénir oui, mais que fait-on de ces bénédictions ? Sous entendu, si c'est pour enfouir sous le matelas ce qu'on reçoit, tel un magot qu'on garde jalousement, clairement ses bénédictions ne seront pas renouvelés.
Je suis resté éloigné de mon Père céleste pendant 7 ans. Je noyais Ses appels dans la vie selon le monde. Je me gavais de films, de jeux vidéos, parfois de politique pour me donner une bonne conscience de citoyen impliqué. Puisque j'avais trop honte de revenir vers Jesus pour purifier ma conscience dans son sang versé, je cherchais à la purifier moi-même par mes prechi-precha sur la façon de vivre harmonieusement dans notre société. Ah ça oui pour me gargariser, j'étais très fort! Mais dès qu'il fallait agir... Professionnellement c'était les montagnes russes. Je n'arrivais jamais à conserver un travail. Ma fainéantise avait complètement le dessus sur moi et j'accumulais retard sur retard, absence sur absence avec toujours ces mensonges, cette fois au médecin et à l'employeur, pour les couvrir. Au bout d'un moment on me montrait gentiment la porte, quand ce n'était pas moi qui disparaissait tout bonnement de la circulation sans réclamer mon dû.
Puis c'est en cette fin d'année, le 21 novembre 2009, que je suis revenu à Lui. Je suis venu dans une ville de bord de Loire pour une mission dans le cadre de mon énième poste. Pour ne pas changer j'ai fait n'importe quoi et je tardais pas à être licencié, ce mois d'août. Puis encore une fois, au lieu de rebondir, je me suis cloitré chez moi. Là je n'avais même plus besoin de refuser les visites vu que je ne connaissais personne dans la région. Je sortais simplement pour acheter à manger tous les 4-5 jours, vraiment par nécessité plus qu'autre chose. Et qu'est-ce que ça me coutait de simplement me lever de la chaise et devoir sortir de mon antre! Un vrai Otaku!
La grâce de Dieu est venue par une chose. Je devais rendre visite à ma mère à la fin du mois de novembre. Je me suis dis que ça serait quand même une bonne chose pour me changer les idées après 3 mois enfermé chez moi. Cette pensée me fait vraiment sourire aujourd'hui, parler de changer les idées quand la seule lumière qu'on avait vu pendant tout ce temps c'était celle de son écran d'ordinateur.
C'est le lendemain de mon arrivée chez elle que le Seigneur m'a saisit et m'a repris. J'avais toujours ressentie son appel durant cet éloignement de plusieurs années. Mais je le noyais dans les mondanités pour ne pas l'entendre. Puis là, d'arriver dans une maison propre et bien tenue, éclairée et avec quelqu'un à qui parler, le Seigneur en a profité pour mettre en lumière ce qu'était ma vie. Une vie de saleté dans le péché, qui se manifestait même dans le monde physique car mon appartement était devenu un vrai dépotoir.
J'ai pleuré un moment, demandant au Seigneur de me relever, puis là Il m'accorda quelque chose que je n'avais pas eu depuis longtemps : un rire de bon cœur. Au moment où je relevais la tête après m'être mis devant Lui, la 1ère chose sur laquelle mes yeux se posèrent furent un seau de javel avec un balai dedans. J'étais lavé de mes péchés puis il me disait aussi par là que la sanctification ne faisait que commencer.
De retour chez moi, la 1ère chose que j'ai commencé à faire c'est nettoyer toute les détritus qui jonchaient l'antre. J'ouvrais les volets à nouveau (!) puis je me mis sérieusement devant le Seigneur quant à ma marche avec Lui. Il m'a grandement béni de plusieurs façons en vraiment quelques jours.
Tout d'abord Il m'a fait renoncer à absolument tout plaisir du monde. Tout est tellement fade à côté de ce qu'Il est que rien d'autre ne m'intéresse. Je le loue grandement pour cette bénédiction car je fais mienne aujourd'hui la parabole de la perle de grand prix.
Ensuite, il m'a fait connaître les enseignements de Michelle d'Astier quant à la délivrance. Il y a là une vérité oubliée par beaucoup de chrétiens aujourd'hui : les démons et les esprits existent bel et bien, ils font du dégât quand on les laisse faire et surtout nous avons le pouvoir de les chasser au nom du Seigneur. Les esprits impurs que j'avais récolté depuis 7 ans ne tardèrent pas à se manifester, à partir du moment où j'ai pris conscience de ces réalités spirituelles, et le Seigneur me fit la grâce que je me saisisse par la foi des armes et de l'autorité que nous avons en Lui pour faire le ménage spirituel.
Mais il restait un péché non confessé, qui était à la source de ma chute des années plus tôt. La peur du monde et la honte de Dieu. J'avais conscience qu'Il voulait que je sorte de chez moi, déjà pour me rendre à l'assemblée proche de chez moi pour y retrouver mes frères et sœurs. Un soir, en écoutant les enseignements de Michelle, le Seigneur me mît à cœur de prier particulièrement pour une délivrance. J'avais déjà commencé avec un léger mal de tête et une douleur au ventre mais dès que je me mis à prier, je vous assure que jamais de ma vie je n'avais eu une migraine aussi violente. Le Seigneur m'épaula par une prise d'autorité en langue et je sentais une forte nausée venir au fur et à mesure.
Puis subitement, l'Esprit me parla fortement en me demandant d'ouvrir la Bible. Je l'ai ouverte et je suis tombé sur ce verset :
Marc 8.38 Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges.
J'ai été tout de suite saisi par une conviction de péché. D'ailleurs je ne pouvais lire absolument aucun autre verset à ce moment-là, la nausée et la migraine redoublant et m'empêchant de me concentrer si je posais mes yeux ailleurs que sur ce verset là. Puis l'Esprit me dit de donner gloire à Dieu, ce que je fis, ce qui calma la migraine au fur et à mesure ainsi que la nausée. Je ne crois pas avoir été délivré à ce moment car la seule chose que je fis ensuite c'est m'écrouler de fatigue sur le lit et m'endormir.
C'est le matin, quand je me suis réveillé, que j'ai ressenti une grande paix et un sentiment de libération. Il me semble après coup, que c'est le Seigneur lui même qui a opéré la délivrance pendant mon sommeil. La 1ère chose que j'ai eu envie de faire en me réveillant c'était de louer Dieu.
Suite à ça, il me bénit en m'envoyant à l'assemblée proche de chez moi. C'était un vrai combat, à cause de la peur que j'avais encore en moi. Je m'étais résolu à y aller pour le culte le dimanche qui suivait, puis j'ai renoncé au dernier moment. C'est le mardi, le jour même où je me suis réveillé délivré et en paix, que j'ai pu mettre mes chaussures, résolu d'aller à la rencontre de ma famille.
C'est là, pendant la prière, que je fus à nouveau saisi par le Seigneur et que je commençais à sangloter pour cette honte que j'avais eu de Lui. Je Lui avait demandé pardon dans mon cœur la veille mais je n'avais pas ouvert la bouche et surtout je ne l'avais pas confessé devant les hommes. Le pasteur et un frère vinrent pour me soutenir et commencèrent à prier pour moi. Et là ma confession fut fulgurante, Merci Père... et merci à mes frères pour leur prière qui m'a amené à cette confession publique.
Après être sorti des murs de chez moi, après cette confession, j'avais à cœur de témoigner librement au monde, en toute simplicité, conduit par Dieu. Et le Seigneur ne tarda pas! Il mit sur ma route quelqu'un, qui a été bénie fortement par ce que je lui ai annoncé de la part de Dieu et en qui j'ai été moi-même bénie en trouvant le courage dans le Seigneur d'ouvrir la bouche pour Lui. L'Esprit m'a rendu témoignage, lors des mes prières pour cette personne ensuite, qu'il ferait un grand témoin de par le changement de vie radical que Dieu allait opérer en Lui. Enfin j'ai donné, après avoir tant reçu!
N'ayant pas trouvé l'endroit opportun pour l'écrire, je voudrais aussi affirmer avec assurance et joie que Jésus guérit encore aujourd'hui, Il n'a pas changé! Pour ma part, lors de mon retour à Lui fin novembre 2009, Il a guérit instantanément l'un de mes deux doigts touchés d'arthrite. Le deuxième l'est presque complètement après avoir prié particulièrement un jour où c'était douloureux et handicapant pour moi.
Il est aussi entrain de guérir une dent creuse cariée et une autre dent cariée. Je sens l'émail se reformer chaque jour un peu plus.
J'espère que vous trouverez quelque parole édifiante et/ou encourageante dans ce témoignage!
Puis, ayant commencé en mentionnant Son nom, qu'il est l'Alpha et l'Omega, Celui qui était, qui est et qui vient. Puisque c'est par Lui que ce témoignage existe et que c'est pour Sa gloire qu'il est écrit, je loue Dieu pour Son amour parfait, ayant donné ce qu'Il a de plus précieux afin que tous les rebelles que nous sommes ou que nous étions soit sauvés; A savoir son fils unique Jésus-Christ.
Bénédictions en Christ
mardi 22 décembre 2009 à 06:17 :: Témoignages à la gloire de Dieu- les petits et grands miracles de votre vie :: #1874 :: rss


1. Le jeudi 22 juillet 2010 à 06:34, par Michelle d'Astier de la Vigerie