COUPER LES LIENS AVEC LE PASSÉ
recueilli par Vandeplanque, vendredi 26 février 2010 | 1583 lectures | 3 commentaires
Transmis par Natacha et Cédric - Mis en page et en images par Patrice - Source: http://www.eglisedemaison.com/livres/nee/ -

Aujourd'hui, nous allons parler de ce qu'une personne devrait faire de son passé une fois qu’elle croit au Seigneur. Lorsque nous avons décidé de croire au Seigneur, il nous reste encore beaucoup de choses du passé. Comment devrions-nous nous séparer de ces choses ?
I. L'ENSEIGNEMENT BIBLIQUE TRAITE AVANT TOUT DE CE QUE NOUS FAISONS APRÈS LE SALUT
La Bible tout entière, aussi bien l'Ancien Testament que le Nouveau, montre que Dieu ne s'intéresse pas à ce qu'une personne avait fait avant de croire au Seigneur. Vous trouverez difficilement un verset, depuis Matthieu 1 jusqu'à Apocalypse 22, qui explique comment une personne devrait couper les liens avec son passé.
Même les Épîtres, qui traitent de nos mauvaises actions du passé, nous disent surtout ce que nous devons faire une fois sauvé et non pas ce que nous devons faire de notre passé.
Les livres d'Éphésiens, de Colossiens et de 1 Thessaloniciens traitent en partie de notre passé, mais ils ne nous disent pas comment couper les liens avec notre passé ; ils nous disent seulement ce qu’il faut faire après.
Souvenez-vous, lorsque quelqu'un a demandé à Jean Baptiste : « Que devons-nous donc faire ? », celui-ci leur a répondu : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. »
Il n'a pas parlé à ces hommes de leur passé, mais de leur futur.
Des publicains sont venus voir Jean et ont demandé ce qu'ils devraient faire. Jean a répondu : « N'exigez rien au-delà de ce qui vous a été ordonné. » Des soldats ont posé la même question. Il leur a répondu : « Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde » (Lc 3.10-14).
Nous voyons là que Jean, qui prêchait la repentance, mettait l'accent sur les choses que nous devons faire après le salut, et non sur les choses du passé.
Considérons de même les Épîtres de Paul. L’apôtre mettait toujours l'accent sur ce que nous devons faire une fois sauvés, et non pas sur ce que nous devons faire de notre passé, parce que tout ce qui est passé a été couvert par le sang précieux.
Si nous ne traitons pas ce sujet avec soin, nous corrompons l'évangile ; nous corrompons la voie du Seigneur, la voie de la repentance et la voie de la restitution. Nous devons donc traiter ce sujet avec le plus grand soin.
« Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. Et c'est là ce que vous étiez, quelques-uns d'entre vous » (1 Co 6.9-11a).
Paul parle ici de la conduite passée des croyants, mais il ne dit pas comment ils doivent le gérer.
« Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu » (1 Co 6.11b).
Nous avons un Sauveur qui s'est déjà occupé de notre passé. Aujourd'hui, l'important, c'est ce que nous devons faire une fois sauvés.
« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres... Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus vivants avec Christ » (Ép 2.1-5).
Ces versets ne nous disent pas comment couper les liens avec les choses de la chair. Il n'y a qu'une coupure — la coupure que le Seigneur a faite avec tout, pour nous, à cause du grand amour dont Dieu nous a aimés et de la richesse de Sa miséricorde.
Éphésiens 4.17-24 parle aussi de notre condition passée.
« Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur : vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés au dérèglement, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, par rapport à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »
« C'est pourquoi, renoncez au mensonge » (Ép 4.25a).
Il s'agit là des choses à venir. Il ne parle pas de ce que nous devons faire de nos mensonges passés ; il dit que désormais nous ne devons plus demeurer dans le mensonge. Aujourd'hui nous devons « parler selon la vérité à son prochain... et si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère et ne donnez pas accès au diable » (Ép 4.25b-27).
Ces versets ne font pas référence au passé mais au futur.
« Que celui qui dérobait ne dérobe plus » (Ép 4.28a).
Paul n'a pas dit que ceux qui ont dérobé doivent rendre ce qu’ils ont volé. L'accent est toujours mis sur les actions futures. Ce qui a été volé dans le passé est une autre question.
« Mais plutôt qu'il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien... Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent. N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu... Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous » (Ép 4.28b-31).
« Que la débauche, ni aucune impureté, ni la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu'il convient à des saints. Qu'on n'entende ni paroles grossières, ni propos insensés, ou équivoques, choses qui sont contraires à la bienséance ; qu'on entende plutôt des actions de grâces. »
Ce passage évoque la même idée. Il ne parle pas de la coupure avec les choses que nous avons faites avant d'avoir cru au Seigneur. Il s'agit plutôt de ce que nous devons faire une fois que nous croyons au Seigneur.
Il ressort de la lecture de toutes les Épîtres une vérité merveilleuse : Dieu se préoccupe uniquement de ce qu'une personne fait une fois qu’elle croit au Seigneur. Il ne s'intéresse pas à ce qu'elle avait fait auparavant. Il ne nous dit pas ce que nous devons en faire. C'est là, un principe fondamental.
Un grand nombre de personnes vivent dans l’esclavage parce qu'elles ont accepté un évangile erroné, qui place trop d'importance sur la coupure avec le passé. Cela ne veut pas dire que nous n’ayons pas à nous en occuper.
Certaines parties de notre passé doivent être traitées, mais notre avancement ne se base pas là-dessus. Dieu attire toujours notre attention sur le fait que nos péchés passés sont couverts par le sang. Nous sommes totalement pardonnés et sauvés parce que le Seigneur Jésus est mort pour nous.
Notre salut ne repose pas sur notre façon de couper les liens avec le passé. Nous ne sommes pas sauvés parce que nous nous sommes repentis de nos mauvaises actions passées, de même que nous ne sommes pas sauvés en nous reposant sur nos bonnes œuvres passées. Nous sommes sauvés par le salut accompli par le Seigneur sur la croix. Nous devons nous accrocher fermement à ce fondement.
II. DES EXEMPLES BIBLIQUES DE CE QUE CERTAINS ONT FAIT DE LEUR PASSÉ
Que devons-nous donc faire de ces choses ?
En lisant le Nouveau Testament, j'ai passé beaucoup de temps à chercher comment nous devrions couper les liens avec ce passé. J'ai trouvé seulement quelques passages où le sujet est brièvement abordé. Cependant, ces passages ne sont pas des enseignements mais des exemples.
A. Nous devons traiter avec fermeté de tout ce qui concerne les idoles
« Vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu. » 1 Thess. 1.9
Quand une personne croit au Seigneur elle doit traiter le problème des idoles. N'oubliez pas que nous sommes le temple du Saint-Esprit. Quelle compatibilité peut-il y avoir entre le temple de Dieu et les idoles ?
Même l'apôtre Jean, lorsqu’il s’adresse aux croyants dit :
« Enfants, gardez-vous des idoles. » (1 Jn 5.21).
Ce n'est pas une question aussi simple que nous pourrions le penser.
Il faut prendre en compte que Dieu interdit à l'homme de se faire une représentation de quoi que ce soit. Nous ne devons pas considérer un objet fait par des mains d'hommes comme étant vivant. Le simple fait d'y penser fait de cet objet une idole. Dieu interdit l'adoration de telles choses. Même une simple attirance est interdite. La fabrication d'idoles est interdite par l'un des Dix Commandements (Dt 5.8).
« Prends garde... de peur que tu ne recherches leurs dieux, en disant : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux. »
Deutéronome 12.30 nous montre que nous ne devons même pas chercher à savoir comment les païens adorent leurs dieux. Certains aimeraient savoir comment les nations adorent et servent leurs dieux. Mais Dieu nous interdit de nous renseigner sur de telles choses. Si nous nous y intéressons, la prochaine étape sera l'adoration. Cette curiosité-là nous est interdite.
Paul dit dans 2 Corinthiens 6.16 :
« Quelle accord y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? »
La signification ici est claire. Les chrétiens ne doivent pas visiter les temples. Il y a bien entendu des exceptions, par exemple si quelqu'un est perdu en montagne et qu'il ne trouve qu'un temple pour s'abriter la nuit, il peut le faire. Mais de façon générale, les croyants ne devraient visiter aucun temple.
2 Corinthiens 6:16 le dit clairement, nous sommes le temple du Dieu vivant, il n'y a aucune compatibilité entre les idoles et le temple du Dieu vivant. Jean dit : « Enfants, gardez-vous des idoles. » Se garder des idoles signifie s'en éloigner.
Il est écrit dans le Psaume 16.4 : ''
« Je ne prendrai pas leurs noms sur mes lèvres.»''
Même en prêchant, nous devons soigneusement éviter de citer le nom d'autres dieux, sauf lorsque cela est nécessaire pour une illustration.
Nous ne devons pas prendre garde aux superstitions comme la peur du malheur ou tout autre tabou concernant certaines associations de mots. Beaucoup consultent encore les horoscopes, s'intéressent à la lecture des traits du visage et à l’avenir. Tout ce qui est en rapport avec la bonne fortune et les horoscopes est interdit.
Tout ce qui appartient au domaine de l'idolâtrie doit être traité fermement devant Dieu. Nous devons radicalement couper les liens avec ces choses.
Le nouveau croyant doit renoncer à ses idoles dès le premier jour de sa conversion.
Toutes ces choses appartiennent au passé, et nous devons couper les liens avec elles. Tout ce qui tombe dans cette catégorie doit être détruit, rien ne doit même être vendu. Nous devons tout détruire, tout éliminer, tout enlever.
J'espère que les jeunes chrétiens ne prendront pas ces choses à la légère ; ils doivent y porter une très grande attention car Dieu est extrêmement jaloux.
Si vous ne pouvez pas tenir ferme devant les idoles aujourd'hui, vous aurez du mal à résister aux idoles bien plus grandes du monde à venir. S'il y a des idoles vivantes, nous ne devons pas les adorer. Elles existent : le fils de la perdition (2 Th 2.3) en est une.
Vous devez tout rejeter, même les images du Seigneur Jésus et de Marie.
Nous devons traiter ces choses avec fermeté, sinon nous nous détournerons du Seigneur pour suivre une autre voie. Nous sommes de ceux qui ne servons pas dans la chair mais dans l'esprit.
Dieu est Esprit, il n'est pas une image. Si tous les frères et sœurs faisaient attention à cela, ils ne tomberaient pas, plus tard, entre les mains de l'Église catholique. Un jour l'antichrist viendra et le pouvoir de l'Église catholique sera largement étendu.
Nous devons nous éloigner des idoles et attendre la venue du Fils de Dieu. Nous ne devons même pas conserver des images de Jésus. Ces images ne sont pas une représentation fidèles, elles sont sans valeur.
Dans les musées de Rome, il y a plus de deux mille images différentes de Jésus. Toutes sont issues de l'imagination de l'artiste. Il recherche en général des modèles qui ressemblent à l'idée qu'ils se font de Jésus, puis les font poser. C'est du blasphème. Notre Dieu est un Dieu jaloux, Il ne tolère pas ce genre de choses parmi nous.
Nous ne devons avoir aucune forme de superstition. On entend dire parfois : « C'est un mauvais jour... c'est un mauvais présage » De telles remarques viennent directement de l'enfer. Les enfants de Dieu doivent se débarrasser de ces idées dès le tout premier jour et s'en occuper fermement. Ils ne doivent laisser entrer aucune trace d'idolâtrie.
B. Nous devons couper les liens avec tout objet inconvenant

« Plusieurs aussi de ceux qui s'étaient adonnés à des pratiques magiques apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tous ; et ils en évaluèrent le prix, et ils trouvèrent qu'il montait à cinquante mille pièces d'argent » (Ac 19.19).
Voilà un autre problème auquel sont confrontés les jeunes convertis, ils devraient le traiter sérieusement et l'oter de leurs vies.
Ce n'est ni un commandement ni un enseignement ; c'est le résultat du travail du Saint-Esprit. Il a travaillé d'une manière si puissante que les Éphésiens ont sorti tous les livres inconvenants qu'ils avaient en leur possession.
Nous apprenons qu'il y en avait pour une valeur de cinquante mille pièces d'argent — une somme non négligeable. Ils n'ont pas vendu ces livres pour donner l'argent à l'Église, ils les ont brûlés. Si Judas avait été présent il ne l'aurait certainement pas permis. C'était bien plus que les 30 pièces d'argent qui auraient pu être données aux pauvres. Mais il a plu au Seigneur qu'ils soient brûlés.
Il y a encore bien d'autres objets qui ont besoin d'être éliminés. Certains ont clairement un rapport avec le péché. Tout ce qui est lié aux jeux d'argent par exemple, aux livres et aux images malsaines. Tout cela doit être brûlé ou détruit. Nous avons peut-être certains objets futiles que nous nous sommes offerts qui ne peuvent pas être brûlés. Nous devons malgré tout nous en débarrasser. Le principe est de les brûler.

Après qu'une personne soit venue au Seigneur, elle doit rentrer chez elle et faire le tri dans ses affaires personnelles. Il y a toujours quelque chose qui n'est pas saint. Ces choses doivent être détruites ou brûlées et ne doivent pas être vendues. Les objets futiles doivent être transformés, si c'est possible convertis à un autre usage. S’il est impossible de les transformer, il faut les vendre.
Les habits des lépreux, dans Lévitique 13 et 14, sont une bonne illustration de cette vérité. Ceux qui peuvent être lavés peuvent resservir, les autres doivent être brûlés. Si le style de nos vêtements n'est pas correct, nous pouvons les transformer. Certains objets portent en eux un élément de péché, il faut les brûler. Ceux qui peuvent être vendus doivent l’être et l'argent donné aux pauvres.
Il doit y avoir une coupure d’avec les choses qui ne sont pas convenables. Si chaque nouveau converti fait le tri complet de ses affaires, il prendra un bon départ. Après avoir appris cette leçon, nous ne l'oublierons pas jusqu'à la fin de notre vie.
Nous devons nous rendre compte qu'être chrétien, c'est quelque chose de très concret. Ce n'est pas simplement une question d'aller à l'église et d'écouter des sermons.
C. Rembourser les dettes
« Et Zachée, se tenant là, dit au Seigneur : Voici, Seigneur, je donne la moitié de mes biens aux pauvres ; et si j'ai lésé quelqu'un, je lui rends le quadruple » (Lc 19.8).

Zachée n'a pas fait cela à cause d'un enseignement qu'il aurait reçu ; il l'a fait parce que le Saint-Esprit a travaillé en lui. Si cela avait été à cause d'un enseignement, il aurait rendu le montant exact, ni plus ni moins. Mais puisque c'était le travail du Saint-Esprit, le montant pouvait varier ; ce pouvait être un peu plus ou un peu moins.
« ...Je lui rends le quadruple. »
En fait, rendre le double aurait été plus que suffisant. Dans le Lévitique, il est ordonné d'ajouter un cinquième au montant original. Pour mille euros, vous deviez rendre mille deux cents euros. Mais si quelqu'un se sent guidé par l'Esprit pour en donner d'avantage, il peut rendre plus. Il se peut qu'il se sente poussé à rembourser quatre ou dix fois plus. Ce qui est écrit ici n'est qu'une ligne directrice.
En lisant la Bible, nous devons comprendre que ce qui est abordé, ce n'est pas un simple enseignement. C'est le résultat de la direction du Saint-Esprit dans un homme.
Supposons qu'avant de venir au Seigneur, vous ayez extorqué d'autres personnes, que vous ayez volé ou obtenu des choses de manière frauduleuse
Maintenant que le Seigneur travaille en vous, vous devez vous occuper sérieusement de ces choses, non pas pour recevoir le pardon de Dieu, mais pour maintenir un bon témoignage.
Supposons qu'avant ma conversion, j'aie volé cent euros à quelqu'un. Si je ne règle pas cette question complètement, comment pourrais-je par la suite annoncer l'évangile à cette personne ? Quand je lui parlerais de Dieu, peut-être penserait-elle encore à ses cent euros.
Bien entendu, j'ai reçu le pardon de Dieu, mais je n'ai pas un bon témoignage auprès des hommes. Je ne peux pas dire : « Puisque Dieu m'a pardonné, ce n'est pas important que je lui rende. » Non, il ne s'agit pas du pardon mais du témoignage.
Devant Zachée, tout le monde s'indignait:
« Comment le Seigneur peut-Il loger dans la maison d'un pécheur ? Il a extorqué de nombreuses personnes, il a fraudé ! »
Alors il s'est levé et a dit : « Si j'ai lésé quelqu'un, je lui rends le quadruple. » Cette restitution au quadruple n'était requise ni pour qu’il devienne fils d'Abraham, ni pour que le salut de Dieu vienne dans sa maison.
Cette restitution au quadruple était le résultat de ce que le salut de Dieu était venu dans sa maison et qu'il était devenu un fils d'Abraham. Par cette restitution, Zachée avait un témoignage auprès des hommes. C'était la base de son témoignage.
J'ai connu un jeune frère qui, avant sa conversion, n'était pas très honnête avec l'argent, alors que dans sa classe beaucoup venaient d'un milieu social élevé. Lorsqu’il a cru au Seigneur, il a déployé beaucoup de zèle pour conduire ses camarades au Seigneur mais il n'en a pas vu beaucoup les fruits. Il leur prêchait bien l'évangile avec ferveur, mais ces derniers se disaient en eux-mêmes: « Et il en est où avec l'argent ? »
Il n'avait pas réglé son passé à leur égard. Ce frère n'a pas suivi le modèle de Zachée. Devant Dieu, ses péchés étaient pardonnés, ses problèmes étaient réglés, mais devant ses camarades, la question de l'argent n'était pas résolue. Il devait confesser et faire restitution pour ses erreurs passées avant de pouvoir témoigner aux autres. Son témoignage ne pouvait être restauré que s’il réglait son passé.
Zachée n'est pas devenu fils d'Abraham en restituant au quadruple. Et il n'a pas non plus obtenu le salut par cette restitution. Au contraire, il a rendu au quadruple parce qu'il était fils d'Abraham. Il a restitué quatre fois ce qui était dû parce qu'il était sauvé.
En restituant quatre fois ses dettes, il a fermé les bouches des autres. Ils ne pouvaient plus rien dire. Sa restitution au quadruple allait bien au-delà de ce qu'il devait, et ainsi, il a restauré son témoignage.
Frères et sœurs, avez-vous fait du tort avant d'être sauvé ? Devez-vous quelque chose à quelqu'un ? Avez-vous pris des choses qui appartenaient à autrui ? Avez-vous obtenu des choses par des moyens malhonnêtes ? Dans ce cas, vous devez régler ces affaires sérieusement.
La repentance d'un chrétien comprend la confession de ses fautes passées, alors que celle d'un homme ordinaire se borne à un changement de conduite.
Par exemple, en tant qu'homme, si je suis irascible, il me suffit de maîtriser ma colère. Mais en tant que chrétien, je dois non seulement maîtriser ma colère, mais aussi présenter des excuses pour m'être emporté. Devant Dieu, non seulement je ne dois plus me laisser emporter mais je dois aussi présenter des excuses devant les hommes pour mon comportement passé. Alors seulement l'affaire sera réglée.
Supposons que dans le passé vous étiez voleur. Devant Dieu, votre problème est réglé dès que vous cessez de le faire. Cependant, cela ne suffit pas pour avoir un bon témoignage devant les hommes. Même si vous n'avez rien volé depuis trois ans, les autres vous prennent peut-être encore pour un voleur.
Une fois que vous croyez au Seigneur, vous devez témoigner devant les hommes ; vous devez régler toutes vos fautes passées. Alors seulement votre position sera claire.
Mais voici un problème plus difficile. Supposons que vous ayez volé dix mille euros à quelqu'un. Que devez-vous faire si vous n'avez plus maintenant que mille euros ? Par principe, vous devez vous confesser à celui que vous avez volé. Il faut lui dire franchement que vous n'êtes pas en mesure pour le moment de les lui rendre. Que vous puissiez ou non lui rendre, vous devez vous confesser à lui, et lui témoigner. Si vous ne témoignez pas tout de suite, vous serez incapables de le faire pour le restant de votre vie.
N'oubliez pas qu'en donnant votre témoignage, vous trouverez peut-être gênant d'exposer des problèmes personnels. Mais vous ne pouvez pas contourner ces difficultés. Vous devez les régler. Vous n'aurez de témoignage devant les hommes qu'après avoir réglé vos problèmes.
Certains ont commis des meurtres. Que doivent-ils faire maintenant ? Cela fait partie de leur passé. Dans la Bible, il y a deux exemples de meurtriers qui ont été sauvés. L'un était directement impliqué dans le meurtre, tandis que l'autre l'a commis indirectement.
Le premier, c'était le voleur sur la croix. En grec, que le mot « voleur » ne désigne pas un simple voleur; il s’agissait d’un meurtrier, quelqu'un qui tuait pour voler. Quand il a cru au Seigneur, ses péchés lui ont été pardonnés. La Bible ne nous dit pas comment il a coupé les liens avec son passé.
Le second, c'est Paul. Il n'était directement impliqué dans aucun meurtre. Mais il s'était fait complice d'un meurtre en veillant sur les vêtements de ceux qui avaient tué Étienne. Après la conversion de Paul, rien n'est dit sur la façon dont il a réglé cette question.
En principe, je crois que dès que le meurtrier est sauvé, ses péchés sont derrière lui. Il n'y a aucun péché qui ne puisse être purifié par le sang. Le voleur n'avait rien à faire pour régler son passé. D'ailleurs, il n'en avait même pas la possibilité. Le Seigneur lui a dit : « Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23.43).
Par conséquent, dans de tels cas, nous ne devons pas être trop exigeants vis-à-vis des autres, à moins bien entendu que Dieu n’ait travaillé leur cœur, car dans les deux exemples de meurtres cités dans le Nouveau Testament — l'un direct, l'autre indirect — Dieu n'a pas prêté une très grande attention à la rectification de leur passé. Cependant, je crois que certains n'ont pas la conscience en paix non parce qu'ils souffrent d'une culpabilité logique, mais parce que Dieu travaille en eux. Dans de tels cas, nous ne devrions pas les empêcher d'exprimer leurs regrets envers la famille de la victime.
D. Couper les liens avec les choses en cours
Au moment où une personne est sauvée, elle vit encore un certain nombre de situations non chrétiennes qui pourraient l'empêcher de suivre le Seigneur. Que devons-nous faire ?
« Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts » (Mt 8.22).
C'est encore là un exemple biblique de la façon dont nous devons couper les liens avec le passé. Dans ce passage, un homme est venu vers Jésus et Lui a dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père » (v. 21). Le Seigneur a dit : « Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. »
Le mot leurs se réfère à la première utilisation du mot morts, tandis que le deuxième mot morts fait référence au père de l'homme. Le premier mot morts se réfère à ceux qui sont spirituellement morts. Aux yeux de Dieu, ceux du monde sont spirituellement morts. Le Seigneur disait à cet homme de laisser les morts ensevelir son père, tandis que lui devait suivre le Seigneur.
Je n'exhorte pas les nouveaux convertis à ne pas organiser de funérailles pour leur père. Je dis que les morts doivent ensevelir leurs morts.
Il est important de comprendre ce principe. Nous devons abandonner les affaires en cours. Si nous voulons attendre de les avoir réglées avant de devenir chrétiens, nous n'aurons jamais le temps. Nous avons des centaines, voire des milliers d'affaires en cours avec nos familles, avec nos pères, et dans nos vies. Qui pourrait alors devenir chrétien ?
Il n'y a qu'un mot pour décrire le principe spirituel derrière ces choses: ce sont des morts. Laissez les morts ensevelir leurs morts. Que ceux qui sont spirituellement morts s'occupent des affaires des morts ! Voilà le principe.
Nous n'exhortons pas les nouveaux convertis à négliger leur famille. Nous disons seulement qu'ils ne doivent pas attendre d'avoir réglé toutes leurs affaires terrestres avant sinon ils seront incapables de le suivre.
Concernant l'attitude d'un nouveau converti envers son passé, je n'ai trouvé, dans la Parole de Dieu, que les quatre catégories mentionnées. Pour ce qui est des autres affaires, nous devons les considérer comme réglées. Quant aux obligations familiales, nous devons laisser les morts ensevelir leurs morts. Nous n'avons pas le temps de nous en occuper. Nous voulons suivre le Seigneur. Ce n'est pas à nous de régler ces choses-là ; laissez à ceux qui sont spirituellement morts le soin de s'en occuper.
UNE QUESTION
Si j'ai offensé un frère sans qu'il le sache, est-ce que je dois me confesser à lui ?
Réponse : Tout dépend s'il a subi ou non des pertes matérielles. S'il est conscient de cette perte, vous devez suivre l'exemple de Zachée. Même s'il n'est pas conscient de cette perte, vous devriez lui confesser, surtout s'il y a une perte matérielle. Il vaut mieux poser la question à l'Église, et vous faire aider par des frères avec plus d'expérience, qui pourront vous dire la meilleure solution.
LA CONSÉCRATION
''Références bibliques : Ex 28.1-2, 40-41 ; Lv 8.14-28 ; Rm 6.13, 16, 19 ; 12.1 ; 1 Co 6.19-20 ; 2 Co 5.14-15""
Parlons un moment de la consécration chrétienne.
Qu'une personne se consacre dépend de la nature de son expérience au moment de son salut. Si elle considère sa foi dans le Seigneur Jésus comme étant une faveur, s'il croit en Dieu par courtoisie envers Lui, il sera impossible de parler à cette personne de consécration.
Il sera également inutile de parler de consécration à une personne qui pense promouvoir la cause du christianisme et qui pense que sa propre conversion est un honneur pour le christianisme ; cette personne n'a pas de bonnes bases. Elle n'a pas eu un bon début dans sa foi chrétienne. Il est impossible de s'attendre à ce qu'une telle personne se consacre.
Nous devons réaliser que le Seigneur nous a manifesté une grande grâce et une grande miséricorde. C'est le Seigneur qui nous a aimés et qui nous a sauvés. C'est pour cela que nous nous consacrons à Lui.
Nous trouvons l'enseignement de la consécration dans l'Ancien Testament et dans le Nouveau. Beaucoup de passages du Nouveau Testament, tels que Romains 6 et 12, nous parlent de consécration. Dans l'Ancien Testament, les livres de Exode 28 et 29 et Lévitique 8 nous parlent de la consécration d'Aaron et de sa famille. Même si la consécration est notre première expérience dans le service de Dieu, nous ne trouvons pas beaucoup d'enseignements directs dans Sa Parole.
Afin de comprendre le sens de la consécration, nous devons donc étudier les versets que nous avons mentionnés.
I. LA BASE DE LA CONSÉCRATION
Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux–mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
Nous voyons clairement dans 2 Corinthiens 5.14-15 que c'est la puissante étreinte de l'amour de Dieu qui amène Ses enfants à vivre pour Celui qui est mort pour eux et qui est ressuscité. Un homme vit pour le Seigneur parce qu'il y est pressé par Son amour. L'amour nous a liés, et nous ne pouvons nous échapper. Comme dans l'état amoureux, le sentiment d'esclavage.
Nous sommes liés par Lui ; il n'y a aucune issue. Il est mort pour nous, et nous devrions vivre pour Lui aujourd'hui. Ainsi, l'amour est la base de la consécration. Personne ne peut se consacrer s'il n'a pas au préalable touché l'amour du Seigneur. Lorsque nous touchons l'amour du Seigneur, la consécration suit de façon spontanée.
La consécration est basée sur l'amour du Seigneur pour nous, mais elle est aussi basée sur les droits du Seigneur. Cette vérité nous est révélée dans 1 Corinthiens 6.19-20 :
« Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes... Car vous avez été rachetés à un prix. »
Notre Seigneur a donné Sa propre vie pour nous ; Il est même devenu la rançon pour nous racheter à Lui. Puisque le Seigneur nous a rachetés, nous sommes prêts à perdre notre propre liberté pour Lui. Nous ne nous appartenons plus, nous sommes au Seigneur. Nous devons glorifier Dieu dans nos corps parce que nous ne nous appartenons pas ; nous avons été rachetés par le Seigneur à un prix, non avec de l'argent ou de l'or, mais avec le sang que le Seigneur a versé sur la croix. Ainsi, pour ce qui est des droits du Seigneur sur nous, nous Lui appartenons.
Nous devons le comprendre clairement: Il nous a rachetés au prix fort. Nous voyons en cela l'amour du Seigneur ainsi que Ses droits.
Nous servons le Seigneur parce qu'Il nous aime, et nous Le suivons parce qu'Il a un droit sur nous. Le droit qu'Il a acquis par la rédemption nous contraint de nous donner au Seigneur. L'amour qui résulte de la rédemption nous contraint aussi à nous donner à Lui. Ses droits ainsi que Son amour sont la base de la consécration, un droit légal, au-delà de tout amour sentimental humain. Voilà les deux raisons pour lesquelles nous devrions nous donner au Seigneur.
II. LE SENS DE LA CONSÉCRATION
Le simple fait d'être contraint par l'amour ou de reconnaître le droit légal du Seigneur ne constitue pas la consécration.
Une fois qu'une personne a été étreinte par l'amour du Seigneur et qu'elle a reconnu Ses droit, il lui reste une étape à franchir.
Cette étape l'amènera dans une nouvelle attitude. Au travers de l'étreinte du Seigneur, et du fait qu'Il nous a rachetés, nous nous séparons de toutes les autres choses. À partir de ce moment, nous vivons pour le Seigneur. C'est cela la consécration.
Dans plusieurs passages, la version chinoise unifiée de l'Ancien Testament traduit le mot consécration par « recevoir le saint service ». Cela signifie recevoir le ministère du service de Dieu. C'est cela la consécration. C'est dire au Seigneur : « Aujourd'hui je me sépare de tout pour Te servir, parce que Tu m'as aimé. »
III. UNE PERSONNE CONSACRÉE
Relisons Exode 28.1-2 et 29.1, 4, 9-10. La nation d'Israël était une nation choisie par Dieu (Ex 19.5-6), mais elle n'est pas devenue pour autant une nation consacrée.
Il y avait douze tribus chez les Israélites, mais toutes les tribus n’ont pas reçu le saint service.
La tribu de Lévi était l'une de ces tribus. Elle était choisie par Dieu (Nm 3.11-13), mais elle n'était pas consacrée. Parmi les nombreux Lévites, seule la maison d'Aaron a reçu le saint service.
Tous les Israélites n'ont pas reçu le saint service, ni même tous les Lévites. Seule la maison d'Aaron a reçu le saint service. Pour pouvoir être consacré, il fallait appartenir à cette maison. Seuls les membres de cette maison — la maison d'Aaron — étaient qualifiés pour devenir sacrificateurs, et c'était seulement eux qui pouvaient se consacrer.
Merci Seigneur, nous sommes aujourd'hui membres de cette maison ! Ceux qui croient au Seigneur sont membres de cette maison. Tous ceux qui ont été sauvés par la grâce sont sacrificateurs (Ap 1.5-6). Dieu nous a choisis pour être les sacrificateurs.
Auparavant, seul les membres de la maison d'Aaron pouvaient se consacrer ; si quelqu'un d'autre s'approchait, il devait être mis à mort (Nm 18.7). Nous devons nous souvenir que seuls ceux qui sont choisis par Dieu pour être sacrificateurs peuvent se consacrer. Aujourd'hui, Dieu nous a choisis pour être sacrificateurs ; nous sommes membres de cette maison. Ainsi, nous remplissons les conditions pour nous consacrer.
Nous voyons ici que l'homme ne se consacre pas parce qu'il a choisi Dieu. Au contraire, c'est Dieu qui choisit et qui appelle, puis c'est l'homme qui se consacre à Lui.
Ceux qui considèrent qu'ils font une faveur à Dieu en renonçant à leur vie, ce sont ceux du dehors ; ils ne sont pas du tout consacrés. Nous devons réaliser que notre service envers Dieu n'est en aucun cas une faveur ou une courtoisie que nous Lui faisons. Il ne s'agit pas de se donner à l'œuvre du Seigneur, mais c'est plutôt le Seigneur qui, dans sa grâce, nous accorde une partie de Son œuvre.

C'est Dieu qui nous a donné la gloire et la beauté. La Bible nous dit que les saints vêtements du sacrificateur sont pour la gloire et la beauté (Ex 28.2). La consécration, c'est quand Dieu nous donne la gloire et la beauté ; c'est Dieu qui nous appelle à Son service. Si nous nous glorifions de quoi que ce soit, cela ne doit être de rien d'autre que de notre Seigneur merveilleux.
Ce n'est pas une merveille pour le Seigneur que d'avoir des serviteurs comme nous. Ce qui est merveilleux, c'est que nous ayons un tel Seigneur ! Nous devons voir que la consécration est le résultat de notre élection. Servir Dieu est un honneur pour nous. Nous ne sommes pas en train d'élever Dieu, comme si nous sacrifiions quelque chose pour Lui, ou comme si nous avions en nous-même quelque gloire.
La consécration, c'est Dieu qui nous donne la gloire. Nous devrions nous prosterner devant Lui et dire : « Merci de m'avoir donné une part dans Ton service. Il y a tellement de gens dans ce monde, mais moi j'ai été choisi pour y avoir part ! »
La consécration c'est notre honneur, ce n'est pas notre sacrifice. Il est vrai que nous devons tout sacrifier, mais dans la consécration il n'y a aucun sens de sacrifice. Il y a seulement une pleine expression de la gloire de Dieu.
IV. LE CHEMIN DE LA CONSÉCRATION
Lévitique 8.14-28 nous parle d'un taureau, de deux béliers, et d'une corbeille de pains sans levain. Le taureau était destiné à l'offrande expiatoire, le premier bélier servait à l'holocauste et le deuxième bélier et la corbeille de pains sans levain à l'offrande de consécration.
A. L'offrande expiatoire
Afin de recevoir le saint service devant Dieu, c'est-à-dire de se consacrer à Dieu, la première chose qui doit être réglée, c'est l'expiation des péchés. Seule une personne sauvée, une personne qui appartient au Seigneur, peut se consacrer. L'offrande expiatoire est la base de la consécration.
B. L'holocauste
Ensuite, nous avons deux béliers. Nous devons étudier Lévitique 8.18-28 très attentivement. L'un des deux était destiné à l'holocauste ; il devait être brûlé. L'autre servait à l'offrande de consécration ; il permettait à Aaron de servir Dieu. Qu'est-ce qu'un holocauste ? C'est une offrande qui est brûlée intégralement. Le sacrificateur ne pouvait pas manger de la viande provenant d'un holocauste car elle était entièrement consumée.
Le problème de notre péché est réglé par l'offrande expiatoire, et l'holocauste nous rend acceptable devant Dieu.
Le Seigneur Jésus a porté nos péchés sur la croix. Cela se rapporte à Son œuvre en tant qu'offrande expiatoire. En même temps, alors que le Seigneur Jésus était sur la croix, le voile a été déchiré de haut en bas pour nous amener dans le Lieu Très Saint. Cela se rapporte à Son œuvre en tant qu'holocauste.
L'offrande expiatoire et l'holocauste partent du même point mais arrivent à des points différents. Ils partent là où le pécheur se trouve.
L'offrande expiatoire s'arrête après la propitiation pour le péché, mais l'holocauste amène le pécheur plus loin, en le rendant agréable à Dieu.
L'holocauste est l'offrande qui rend le pécheur acceptable dans le Bien-Aimé. Il va plus loin que l'offrande expiatoire. L'holocauste est la douce saveur du Seigneur Jésus devant l'Éternel, et c'est cette douce saveur qui Le rend agréable à Dieu. Aujourd'hui lorsque nous L'offrons à Dieu, nous sommes également acceptés par Dieu. Nous ne sommes pas seulement pardonnés par l'offrande expiatoire, mais en plus, nous sommes rendus acceptables à Dieu par le Seigneur Jésus.
C. L'offrande de consécration
1. L'aspersion du sang
Après le premier bélier, il fallait égorger le second. Que faisaient les sacrificateurs du deuxième bélier après l'avoir tué ? Ils commençaient par mettre le sang sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron et de ses fils, sur le pouce de la main droite et sur le gros orteil du pied droit.
Cela indique, puisque Dieu nous a acceptés en Christ, que nous devrions reconnaître la séparation que le sang opère sur nos oreilles, nos mains, et nos pieds. Nous devrions déclarer que nos oreilles, nos mains, et nos pieds sont entièrement à Dieu.
À cause de notre rédemption, nos oreilles, faites pour entendre, ne doivent plus entendre que pour Dieu ; nos mains, faites pour travailler, ne doivent plus travailler que pour Dieu; nos pieds, faits pour marcher, ne devraient plus marcher que pour Dieu. Ils ont tous été rachetés par le Seigneur.
Nous devrions dire au Seigneur : « Grâce à Ta rédemption, Seigneur, à partir d'aujourd'hui, je ne considère plus que mes oreilles soient à moi, ni que mes mains soient à moi, ni que mes pieds soient à moi. Puisque Tu m'as racheté, Seigneur, mon être tout entier T'appartiendra désormais ; cela ne m'appartient plus. »
Le sang, c'est la marque de la possession. C'est aussi le symbole de l'amour. Lorsqu'on parle de « prix » dans 1 Corinthiens 6 et d'« amour » dans 2 Corinthiens 5, on parle du sang. C'est parce qu'il y a du sang, de l'amour et de la possession que nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes. Le Seigneur a versé Son sang, et nous devons reconnaître le droit légitime de Son sang sur nous. Puisque le Seigneur nous aime, nous confessons que notre être tout entier Lui appartient.
2. L'offrande par élévation
Après l'aspersion du sang, il y avait l'offrande par élévation. Nous devons nous rappeler que, lorsque le deuxième bélier était égorgé et que son sang était mis sur l'oreille, le pouce et l'orteil,il ne s'agissait toujours pas de consécration, ce n'était qu'une base. L'aspersion du sang est simplement une confession d'amour et de droit.
Cela nous qualifie pour la consécration, mais la consécration à proprement parler intervient après cela.
Après l'égorgement du second bélier et l'aspersion de son sang, ils prenaient la graisse et l'épaule droite, ainsi qu'un gâteau de pain, un gâteau à l'huile et une galette de la corbeille de pains sans levain.
Toutes ces choses nous parlent de deux aspects du Seigneur Jésus. L'épaule droite nous parle de force et nous montre l'aspect divin du Seigneur Jésus. La graisse est riche et représente l'aspect de la gloire de Dieu. Le pain, c'est la vie végétale, qui nous parle de Son humanité entière.
Il est l'homme parfait, qui est sans levain et sans tâche. Il est rempli de l'huile de l'onction, étant rempli du Saint-Esprit. Comme la galette, Sa nature, les sentiments de Son cœur et Son discernement sont fins, tendres et fragiles, étant remplis de sensibilité et de compassion. Une fois que toutes ces choses étaient mises dans les mains d'Aaron, il les agitait de côté et d'autre devant l'Éternel. Après cela, ces choses étaient brûlées comme un holocauste. Voilà la consécration.
Ici, nous avons besoin de quelques explications. Le mot hébreu traduit par consécration signifie « avoir les mains pleines ». La traduction de Darby ainsi que la concordance de Young restitue cette signification. Initialement, les mains étaient vides, maintenant elles sont pleines. Lorsque les mains d'Aaron étaient remplies de toutes ces choses, il était rempli du Seigneur et il y avait alors une consécration. Lorsque les mains d'Aaron étaient vides, il n'y avait pas de consécration. Lorsque les mains d'Aaron étaient remplies et qu'il ne pouvait plus rien porter d’autre que le Seigneur, alors il s'agissait bien de consécration.
Qu'est-ce donc que la consécration ? Dieu a demandé que la maison d'Aaron Le serve en tant que sacrificateurs. Mais Aaron ne pouvait pas venir vers Dieu de façon présomptueuse. D'abord, il fallait régler le problème de ses péchés ; ensuite, il devait être accepté en Christ. Ses mains (qui nous parlent de son travail) devaient être remplies de Christ. Il ne devait avoir rien d'autre que Christ. Ce n'était qu'à ce moment-là qu'il y avait de la consécration.
Qu'est-ce que la consécration ? Voici comment Paul la décrit :
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (Rm 12.1).
Devant le Seigneur, nous devons réaliser que dans cette vie, nous n'avons qu'un seul chemin à suivre, c'est à dire servir Dieu. Nous n'avons pas d'autre possibilité. Servir Dieu est notre seul chemin. Afin de servir Dieu, nous devons Lui présenter notre corps tout entier.
À partir de ce jour, nos oreilles écouteront pour le Seigneur, nos mains travailleront pour le Seigneur et nos pieds courront pour le Seigneur. Nos deux oreilles n'écouteront que la Parole de Dieu, nos deux mains ne feront que le travail du Seigneur, et nos deux pieds ne marcheront que sur le chemin du Seigneur. Nous sommes ici uniquement pour servir Dieu.
Nous nous sommes consacrés comme une offrande, comme un sacrifice ; nous nous sommes consacrés tout entiers à Lui. De plus, nos deux mains seront remplies de Christ ; elles L'élèveront et L'exprimeront. Voici ce qu'est la consécration. C’est seulement lorsque nous aurons fait cela que Dieu dira : « Ceci est la consécration. »
Cette saturation de Christ, c'est cela que Dieu appelle consécration.
La consécration implique que nous ayons touché l'amour du Seigneur et que nous ayons reconnu Ses droits. Pour ces raisons, nous pouvons venir devant Dieu et Le supplier de nous accorder le privilège de Le servir. Ce n'est pas uniquement le fait que Dieu nous appelle, mais c'est aussi le fait que nous nous offrons à Lui pour Le servir.
Nous devrions dire : « Ô Dieu ! Je suis à Toi. J'ai été racheté par Toi. Auparavant, j'étais sous Ta table, espérant manger quelques miettes de pain qui pourraient tomber, mais à partir d'aujourd'hui, je veux Te servir. Aujourd'hui je choisis de Te servir. J'ai été accepté dans le Seigneur. Puis-je aussi avoir une part dans le vaste travail de Te servir ? Sois miséricordieux envers moi, afin que je puisse avoir part dans Ton service. En accordant le salut à beaucoup, Tu ne m'as pas mis de côté, Tu ne m'as pas rejeté ; Tu m'as sauvé. Maintenant donne-moi une part parmi ceux qui Te servent ; ne me rejette pas. »
C'est ainsi que nous devrions nous présenter devant le Seigneur. Tout est pour Christ et uniquement pour Christ. Lorsque nous nous présentons devant Lui de cette façon, nous avons la consécration. C'est ce que Romains 12 appelle présenter son corps. Romains 6 nous parle de la consécration des membres. Elle est semblable à l'aspersion du sang sur les oreilles, les mains et les pieds. Romains 12 nous parle de la consécration du corps tout entier. C'est le fait de remplir nos deux mains de Christ. Cela relie l'Ancien Testament avec le Nouveau d'une façon parfaite.
V. LE BUT DE LA CONSÉCRATION
Le but de la consécration n'est pas de devenir prédicateur pour Dieu, ni de travailler pour Lui. Le but de la consécration est de Le servir. Le résultat de la consécration est le service.
Au sens littéral, le mot service signifie « être de service auprès de ». Celà signifie qu'une personne est prête à servir. Être au service de quelqu'un peut être une tâche ardue.
Être au service de Dieu signifie que vous vous tenez debout lorsqu'Il vous le demande. S'Il veut vous mettre de côté, vous le Lui permettez, et s'Il veut que vous couriez, vous courrez. Voilà ce que signifie être au service de Dieu.
Dieu demande à tous les chrétiens de Lui offrir leurs corps pour Le servir. Il ne nous demande pas nécessairement de prêcher en public ou d'évangéliser quelque terre lointaine. Il nous demande d'être à Son service. Si Dieu envoie quelqu'un prêcher, cette personne n'a pas d'autre choix que de parler. Si Dieu envoie quelqu'un vers des terres lointaines, cette personne doit partir.
Tous devraient être au service de Dieu, et la tâche de chacun est spécifique. Nous devons tous apprendre à servir Dieu.
Lorsque nous sommes chrétiens, nous devons servir Dieu toute notre vie. Dès qu'une personne se consacre, elle doit réaliser que la volonté du Seigneur passe en premier dans sa vie. Servir Dieu devient la mission de toute sa vie.
Que Dieu soit bon envers nous et qu'Il nous montre que notre service quotidien auprès de Lui est notre devoir ! Nous devrions montrer à tous les croyants que nous sommes désormais de ceux qui servent l'Éternel. Nous devons réaliser qu'en tant que chrétiens, nous ne pouvons plus être négligents dans quoi que ce soit.
Je n’encourage pas à ne plus être fidèles et consciencieux professionnellement, ou à être oisifs, ce n'est pas du tout ce que je veux dire. Nous devons bien sûr être fidèles et sérieux dans notre vocation. Mais devant Dieu, nous devons reconnaître que notre vie tout entière est dirigée vers le service de Dieu. Nous faisons tout dans le but d'obéir à la volonté de Dieu et de Lui plaire. C'est là la réalité de la consécration.
La consécration ne se préoccupe pas de savoir combien nous pouvons donner à Dieu. Être consacré, c’est être accepté par Dieu et recevoir l'honneur de Le servir. La consécration est réservée exclusivement aux chrétiens ; elle n'est pas pour tout le monde. Seuls ceux qui sont sauvés, ceux qui appartiennent au Seigneur peuvent se consacrer.
La consécration, c'est lorsque nous disons : « Seigneur, Tu m'as donné la possibilité et le droit de venir devant Toi et de Te servir. »
C'est le fait de dire : « Seigneur, je suis à Toi. Mes oreilles ont été rachetées par Ton sang ; elles T'appartiennent. Mes mains ont été rachetées par Ton sang ; elles T'appartiennent. Mes pieds ont été rachetés par Ton sang ; ils T'appartiennent. À partir de maintenant je ne peux plus m'en servir pour moi-même. »
Nous ne devons pas demander aux autres de se consacrer. Nous devrions simplement leur dire qu'un chemin est désormais ouvert par lequel ils peuvent se consacrer. Il existe une façon de servir notre Dieu, l'Éternel des armées. Nous devons être clairs sur le fait que nous sommes ici pour servir l'Éternel des armées.
C'est une erreur que de nous imaginer que la consécration est une faveur que nous accordons à Dieu. La révélation de l'Ancien Testament est très claire. Un homme ne peut se consacrer à Dieu qu’avec Son approbation.
Le Nouveau Testament nous exhorte aussi à nous consacrer au travers des compassions de Dieu. C’est parce que Dieu nous aime tellement, que nous devons nous consacrer à Lui. C'est le service le plus raisonnable. Ce n'est pas une demande de faveur ; c'est la chose la plus raisonnable et la plus naturelle.
La consécration ne dépend pas de notre volonté propre. C'est en raison de la grâce surabondante de Dieu que nous pouvons nous consacrer. Nous devons voir qu'obtenir le droit d'être le serviteur de Dieu est le plus grand honneur dans notre vie.
C'est une chose merveilleuse pour un homme d'être sauvé. C'est une chose bien plus merveilleuse pour un homme d'avoir part au service de Dieu !
Quel est le Dieu auquel nous croyons ? Il nous faut voir Sa grandeur et Sa gloire. C'est seulement à ce moment-là que nous verrons l'énorme signification et le formidable honneur de Le servir ! Combien il est merveilleux pour nous de recevoir Sa grâce et d'être jugés dignes de Le servir !
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