Dans mon amour pour Dieu, j’eus la volonté d’aller suivre une campagne d’évangélisation d’une Eglise appelée ‘’VRAIE EGLISE DE DIEU’’. C’est là que je fus piqué par le deuxième commandement de Dieu qui interdit l’adoration des images taillées. Ce fut une découverte douce et amère. Douce parce que la vérité affranchie et amère parce que ce ne fut pas facile de quitter une Eglise où on avait déjà enterré sa foi. J’aurais voulu que le prêtre me donnât des raisons bibliques pour m’aider à ne pas quitter, mais hélas ! Il ne put rien dire de bon.

Engagé avec la vraie Eglise de Dieu du Cameroun, je pus comprendre que la Bible est l’objet de recherche de toute personne, contrairement à mes idées passées qui me faisait croire que seul les prêtres et sa hiérarchie avaient le pouvoir de fouiller dans la Bible. Tous mes manuels dans le passé furent le Catéchisme et le missel du dimanche.

Quelques années après, en étudiant les dix commandements dans Exode chapitre 20, Je fus une seconde fois bloqué à l’angle du mur par une autre vérité : le quatrième commandement de Dieu. Le pasteur essaya de me persuader par des versets bibliques que je crus vrai. A partir de ce moment, le virus de la vérité me poussa à visiter plusieurs Eglises pentecôtistes jusqu ‘au jour où j’eus à m’affronter aux adventistes du 7e jour.

Ma rencontre avec ces adventistes du 7e jour bouleversa beaucoup de choses dans mes connaissances de la Bible. Plusieurs doctrines furent mises en cause. Je fus baptisé dans cette Eglise et je pris la résolution de m’inscrire au cours de bible par correspondance. Après mon diplôme, je fus engagé comme évangéliste. J’eus un groupe à diriger, celui de Mpanjo dans la localité de Bonabéri à Douala.

Je fus aussi membre d’un mouvement appelé ADOAOC (Association pour le Développement de l’Oeuvre Adventiste dans l’Ouest Cameroun).C’est lors de l’assemblée générale de ce mouvement que je fis la connaissance du pasteur Philippe Sipewo, un ami d’enfance, déjà dans l’œuvre dans cette Eglise. Nous renouâmes notre amitié. Cinq ans après, cet ami me mit au parfum de sa nouvelle découverte : celle de la validité des fêtes de l’Eternel. Il s’engagea dans l’étude auprès d’un rabbi Juif. Il partagea ses cours avec moi et avec son ami Janvier Danchi. À son départ pour l’Europe, nous restâmes fidèles aux enseignements reçus.

Ce fut pour moi le début d’une nouvelle ère dans les recherches sur internet. Cet outil me permit de découvrir beaucoup d’autres vérités qui m’obligèrent à m’engager définitivement sur le chemin de l’évangélisation.

Dans un songe en date du 18 Août 2006, je me trouvais dans un endroit étranger à moi. C’était comme à la campagne. J’étais dans ce lieu tout seul. Soudain, un très grand tourbillon se déclancha.



Je voyais de partout comme des feuilles mortes montées vers le ciel sous la force de ce tourbillon. Ces feuilles en grand nombre dans le ciel créèrent une obscurité. Soudain, une lueur de lumière se pointa dans le ciel. L’éclat s’augmentait progressivement en donnant l’impression qu’elle s’approchait.



Je vis cette lumière très vive laisser une entrée en son centre. Cette allée était bordée des anges du S.eigneur tous vêtus de blanc. J’entendis une trompette sonner et un voix qui me dit : « prépare les hommes pour mon retour. Les hommes sur la terre sont comme ces feuilles mortes. Chacun veut venir à moi, mais ils sont mal nourris. Ils mangent des repas très pauvres ; C’est pourquoi ils se sèchent bien que m’aimant dans leur cœur. Vas vers mes frères et travaille avec eux. Je t’instruirai et tu crieras pour toute la terre. Tu n’est pas seul. J’ai suscité beaucoup d’autres dans le monde pour faire ce travail. Le temps est proche»



Au début, en me référant sur la parole du S.eigneur qui dit que « mes frères sont ceux qui font la volonté de mon père », je crus que je devais entrer en contact avec des pasteurs pour travailler avec eux. C’est après un autre songe que j’ai compris que je devais aller vers les Juifs Messianiques.



Depuis que j’œuvre sous la direction du S.eigneur, il me parle par des songes. Il m’a instruit de ne pas faire une communauté hiérarchisée, car nous sommes tous frères. Nous devons placer des responsables, mais pas des chefs. Lui seul est notre chef.



L’Eternel est bon et sa miséricorde dure à toujours. Tout cœur préparé sera sauvé. Ils sont très nombreux les enfants de D.ieu qui attendent de naître. C’est nous, chacun en son endroit, qui devons faire le travail d’accoucheur. Avec mon collègue Janvier Danchi, nous nous engageâmes à faire des enfants de Dieu digne de ce nom. Jean-Pierre Kremmer qui habite la France me fit Grâce d’une kippa et d’un talith.

Nous avons aujourd’hui trois groupes de juifs messianiques au Cameroun. Un Groupe à Bafoussam à l’Ouest du Cameroun, un groupe à Yaoundé la capitale du Cameroun, et un groupe à Douala, la capitale économique.
L’œuvre avance lentement, mais sûrement par la grâce de Dieu. Nous avons beaucoup de difficultés dans l’organisation des conférences, des difficultés pour soutenir les démunis, et beaucoup d’autres soucis. Mais une chose est sûre, l’œuvre du Seigneur avancera. L’Eternel s’occupera progressivement de l’avancement de son troupeau.

Le Dieu d’Israël se manifeste au milieu de ses enfants. Des prières sont exaucées. L’Eternel nous encourage vraiment. Nous avons dans l’œuvre plusieurs cas de guérison miraculeuse. Je laisserai dans le futur la place à ces personnes d’en témoigner. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre dans l’organisation des différentes cérémonies. Nous faisons appel à tout rabbi qui peut nous soutenir par des enseignements sur les cérémonies et à tout homme dont le Seigneur lui accorde des moyens et lui met à cœur de soutenir l’œuvre dans ce coin du monde appelé CAMEROUN.

Que HaShem vous bénisse.
© Shaliah, Jean-Pierre Nokam