Mode des années 50 pour femme et homme : les pièces qui la définissent

La mode des années 50 se reconnaît à sa silhouette. Chez les femmes, la taille est marquée et deux lignes s’opposent, la jupe corolle ample et la jupe crayon ajustée ; chez les hommes, le costume sombre en flanelle grise, la chemise blanche et la cravate étroite dominent, tandis que la jeunesse adopte le jean, le blouson et le T-shirt.

D’où vient la mode des années 50

Après la guerre, les restrictions de tissu pèsent encore sur les vestiaires. La haute couture parisienne relance alors le métier avec des vêtements qui consomment sans compter : le New Look de Christian Dior, présenté à la fin des années 1940, impose des jupes longues et amples, une taille serrée et des épaules douces.

Le Palais Galliera a consacré à cette période l’exposition « Les Années 50. La mode en France, 1947-1957 », qui rappelle que la couture et le prêt-à-porter formaient alors un secteur économique majeur. Le prêt-à-porter se développe peu à peu, et la mode cesse d’être réservée aux clientes des grandes maisons.

Ce passé fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt, que l’on retrouve dans le retour des styles vintage et dans les silhouettes de cette décennie.

Les pièces de la silhouette féminine des années 50

Toute la garde-robe féminine tourne autour de la taille fine. La jupe corolle se porte sur un jupon qui lui donne son volume ; la jupe crayon suit la ligne des hanches et s’arrête sous le genou.

Au-dessus, on trouve le twin-set, ensemble d’un gilet et d’un pull assortis, et le chemisier à col Claudine, petit col rond qui adoucit le haut du corps. Le pantalon corsaire, court et ajusté, offre une alternative plus décontractée.

Les accessoires complètent le tout : ballerines pour la ville, escarpins pour le soir, gants courts et petit chapeau. Chaque pièce répond à la même logique, des épaules douces, une taille cintrée et une jupe qui structure la silhouette.

Femme en robe corolle à taille marquée dans une rue

Le vestiaire masculin, du costume au blouson

Pour la ville et le travail, l’homme porte un costume sombre en flanelle grise, une chemise blanche et une cravate de plus en plus étroite, souvent avec un chapeau. La coupe reste sobre et les couleurs s’éloignent peu du gris, du marine et du brun.

La jeunesse rompt avec ce code. Le jean brut aux revers retroussés, le T-shirt blanc et le blouson en cuir viennent du cinéma américain et du rock’n’roll, et ils deviennent l’uniforme d’une génération qui refuse le costume de ses aînés.

Cette garde-robe ouvre la voie aux décennies suivantes, jusqu’à le look homme des années 70, où les pantalons s’évasent et les couleurs reviennent.

Costume en flanelle grise et blouson en cuir, deux vestiaires masculins

Pin-up, rockabilly ou chic parisien : les styles hérités

Trois univers sont sortis de cette époque et se reprennent encore. Le style pin-up mise sur les robes ajustées, les motifs à pois ou à fleurs et le foulard noué dans les cheveux. Le rockabilly mêle jean, chemise à carreaux et blouson chez les hommes, robe à jupon et ballerines chez les femmes.

Le chic parisien, hérité de la couture, préfère les tailleurs structurés, les couleurs unies et les matières nobles. Le rockabilly prolonge la rébellion de la jeunesse, qu’on retrouve dans les accessoires comme marqueur de rébellion.

Coiffures et maquillage des années 50

Les femmes se coiffent de boucles crantées, obtenues sur cheveux mouillés avec des pinces ou des bigoudis, puis brossées en vagues souples. Le chignon pin-up, relevé et accompagné d’un foulard, et la coupe courte popularisée par Audrey Hepburn sont les deux autres références.

Le maquillage reste net : un trait d’eye-liner relevé vers la tempe et un rouge à lèvres rouge. Chez les hommes, les cheveux sont plaqués avec de la brillantine, et la jeunesse rockabilly relève une mèche en banane sur le front.

Porter la mode des années 50 aujourd’hui sans se déguiser

La règle la plus simple consiste à choisir une seule pièce forte par tenue et à l’associer à des basiques actuels : une jupe corolle avec un pull fin et des baskets blanches, ou une chemise à col Claudine sous un blazer. Le rétro se lit alors dans le détail, pas dans le costume complet.

Pour une pièce d’époque, vérifiez l’étiquette, l’état des coutures et celui de la doublure, puis essayez-la : les tailles d’alors ne correspondent pas aux tailles actuelles. Une copie récente évite ces contraintes et se porte plus facilement au quotidien.

Pour un mariage ou une soirée à thème, on évite les erreurs de style en consultant les faux pas d’une tenue de soirée. Reprendre une couleur, une coupe ou une coiffure suffit à évoquer l’époque. Les amateurs de styles rétro plus récents peuvent aussi regarder le style grunge des années 90.

Le plus facile pour débuter reste la jupe, la robe ou la chemise : ces trois pièces s’adaptent à toutes les morphologies. Il n’est pas nécessaire de tout reprendre pour que le clin d’œil à l’époque soit lisible.

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