Bien peu d'entre nous connaissent une profonde conviction de pécher.

Nous savons ce que c'est qu'être troublés, parce que nous avons mal agi, mais la conviction de péché opérée en nous par le Saint-Esprit efface toute autre pensée et n'en laisse qu'une seule:

" J'ai péché contre toi, contre toi seul ! " (Ps 41:4 et 51:4)

Quand un homme est ainsi convaincu de péché, il comprend parfaitement que Dieu ne peut pas lui pardonner; car s'Il le faisait, Il abaisserait Sa justice au-dessous de celle des hommes. Dieu pourtant nous a pardonnés, mais Il a fallu que son coeur soit brisé par la mort de son Fils.

Le grand miracle de la grâce de Dieu, c'est le pardon de nos péchés, et c'est seulement par la mort de Jésus-Christ que Dieu peut pardonner sans cesser d'être un Dieu juste. C'est une erreur de dire que Dieu nous pardonne parce qu'Il est amour. Quand nous aurons été vraiment convaincus de péché, nous ne le redirons plus jamais.

L'amour de Dieu exige le Calvaire, et rien de moins ; l'amour de Dieu est inscrit sur la Croix, et nulle part ailleurs. Dieu ne peut me pardonner qu'à travers la croix de mon Seigneur; là, Sa justice est satisfaite.

Le pardon n'implique pas seulement que je suis sauvé de l'enfer et accepté pour le ciel (personne ne voudrait accepter un tel pardon). Mais, par le pardon, ma communion avec Dieu est recréée, je suis uni à Dieu par Jésus-Christ. Le miracle de la Rédemption, c'est que Dieu fait de moi, pécheur, le reflet de son Fils, en substituant à ma nature celle même de Jésus-Christ .

Le pardon de Dieu

... son Bien-Aimé, en qui nous avons... la rémission des péchés. Ephésiens 1, v. 7

Nous devons nous garder d'une certaine manière de présenter Dieu qui ne se trouve pas dans le Nouveau Testament. Dieu, dit-on parfois, est un père si tendre et si plein d'amour que, certainement, Il pardonnera à tous !

Ce n'est pas la vérité révélée dans le Nouveau Testament !

Dieu ne peut nous pardonner que grâce à la terrible tragédie de la croix de Christ.

Supposer que le pardon puisse être accordé d'une autre façon est, même sans que l'on s'en rende compte, un blasphème. Le pardon, qui est si facile à recevoir, a coûté à Jésus l'agonie du Calvaire. Nous ne pouvons accepter le pardon de nos péchés, le don du Saint-Esprit et notre sanctification, avec la simplicité de la foi, et oublier en même temps quel prix immense Dieu a dû payer pour que tout cela puisse nous être donné.

Pour effacer nos péchés, il a fallu la croix de Jésus-Christ. Il faut repousser une conception de la Paternité divine qui exclut l'Expiation. Le pardon de Dieu ne devient possible que par la Rédemption.

Comparée au miracle que constitue le pardon des péchés, l'expérience de la sanctification paraît plus facile. Ce n'est que la réalisation merveilleuse du pardon des péchés dans la vie humaine. Mais ce qui nous remplit de la plus profonde reconnaissance envers Dieu, c'est le pardon de nos péchés. Paul a toujours senti cela profondément. Quand vous vous serez rendu compte de la grandeur immense d'un tel pardon, l'amour de Dieu vous étreindra le coeur.

- Étude d'Oswald Chambers : consolation à la croix




Jésus est l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde Jn.1:29.

Tout le monde ici le sait !



Mais que veut dire au juste : "Jésus ôte le péché du monde" ?

Jean fait référence à Esaïe 53 qui décrit Jésus comme étant l'Agneau sur lequel est transféré tous les péchés du monde, avec leurs conséquences sur les victimes du péché et les conséquences sur ceux qui ont commis les péchés : les victimes et les agresseurs !

Alors que nous mettons presque exclusivement l'emphase sur le pardon accordé à l'agresseur, Ésaïe commence plutôt, sous l'inspiration du Saint-Esprit consolateur, à parler de la consolation apportée aux victimes du péché.

Jésus, l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde est, premièrement, celui qui ôte les conséquences du péché dans la vie des victimes.




Es.53:3 Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. 4 Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. 5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Sur la croix, il a porté nos souffrances, il s'est chargé de nos douleurs, de tout ce dont nous avons été victimes : les abus verbaux, physiques et sexuels, tout ce qui nous a fait tant souffrir et qui nous a causé tant de douleur depuis notre naissance. Jésus les a subis en lui sur la croix.

Ensuite seulement Ésaïe mentionne au verset suivant que nos péchés ont blessé Jésus et l'ont brisé, que le salaire que méritaient nos péchés, Jésus l'a pris aussi sur lui.

Donc, ce qui vient en premier, ce ne sont pas les péchés que nous avons commis, mais les péchés qui ont été commis envers nous. La mort de Jésus à la croix est premièrement et avant tout une oeuvre de consolation du Consolateur qui a eu le coeur rempli de compassion pour toutes les victimes du péché. Le St-Esprit, l'autre consolateur vient nous réconforter dans nos blessures en nous amenant à la croix. Il nous fait monter sur la croix avec Jésus, là nous sommes crucifiés avec lui et nos blessures et nos souffrances deviennent littéralement aussi les siennes.

C'est ainsi que Jésus porte sur Lui nos souffrances et qu'Il nous en soulage. Tout le mal qu'on nous fait, Jésus le prend ainsi sur lui; il déclare:

"ce que vous faites au plus petit d'entre mes frères c'est à moi que vous le faites". Mt.25:40

Ce qui vient en deuxième est indissociable de ce qui vient en premier, car toute victime est aussi agresseur. Non seulement nous subissons les conséquences des péchés des autres dans notre vie, mais nous infligeons aussi les conséquences de nos péchés dans la vie des autres.

Là c'est Es.53:5 qui s'applique à notre propre vie. Jésus vient prendre sur lui non seulement les souffrances que nous ont infligées les péchés des autres mais aussi la juste condamnation pour nos propres péchés.

Jésus vient donc ôter la conséquence du péché chez la victime qui est l'agressée et ôter la condamnation du péché chez l'offenseur qui est l'agresseur. L'œuvre de la croix est complète et indivisible. Jésus qui console la souffrance de la victime pour la délivrer des conséquences du péché, pardonne aussi le péché de l'agresseur pour le délivrer de l'esclavage de ses péchés. C'est comme cela que Jésus ôte le péché du monde.

Si nous ne pouvons accep-ter que l'agres-seur repentant soit pardonné, nous ne recevrons pas non plus la consolation pour la souffrance causée par son agression.

C'est ce que Jésus illustre par la parabole du mauvais serviteur. Celui-ci, par son refus de pardonner à qui lui était en tort, s'est exposé à être tourmenté par les torts (les bourreaux dans l'illustration) qu'il a subi lui-même des autres. Il n'a pu goûter à la consolation et au pardon de Dieu.

Dieu punit celui qui refuse d'accorder le pardon qui libère son agresseur de son péché en ne lui accordant pas le pardon libérateur et la consolation qui l'accompagne, le laissant ainsi être tourmenté par le péché de son agresseur.

Celui qui est incapable de pardonner est aussi incapable de recevoir le pardon de Dieu avec la consolation qui l'accompagne.

Il a beau dire qu'il croit être pardonné, il ne pourra être guéri des conséquences du péché des autres dans sa vie et ces conséquences continueront à être ses bourreaux.

Dieu nous appelle donc à désirer pardonner à ceux qui ont péché envers nous pour nous rendre réceptifs au pardon et à la consolation qu'Il nous accorde en Jésus. Nous pouvons faire cela en gardant à la pensée que Dieu est le juste juge qui rendra à chacun selon ses oeuvres et traitera chacun comme il le mérite.

Si Dieu t'accorde le pardon à toi qui a offensé les autres et qui t'en es repenti (1Jn.1:9), tu dois accepter aussi que Dieu pardonne à ceux qui t'ont offensé s'ils se repentent eux aussi. Dieu ne fait pas de distinction entre les personnes : ton péché qui a blessé les autres est aussi grave que le péché de celui qui t'a blessé.

Aux yeux de Dieu, celui qui a désobéi à un seul commandement se rend coupable de tous : Ja.2:10-12.

Si donc tu souffres encore à cause des péchés des autres, c'est que tu as besoin de venir à la croix et monter sur elle pour les transférer sur Jésus et dire comme Lui:

«Père, pardonne à ceux qui m'ont blessé par leurs péchés, ils ne savent pas ce qu'ils font», cp. Mt.27:46, Jn.8:32.

Ensuite tu pourras goûter à la résurrection, à la liberté d'une vie nouvelle, vraiment délivré de l'esclavage qu'exerçait sur toi le péché (Ap.1:5), par ton refus de pardonner.

Cela, ce pas quelque chose qui s'est passé une fois pour toutes à notre conversion.

Jésus l'applique dans notre vie de tous les jours, dans nos interactions avec les autres auxquels nous causons des torts par nos péchés et aux mains desquels nous subissons des torts à cause de leurs péchés.

Nous avons donc besoin de venir à la croix chaque fois que nous sommes offensés par le péché des autres pour recevoir la consolation et la guérison et chaque fois que nous avons offensé les autres par notre péché pour recevoir le pardon et la réconciliation. La croix reste donc au centre de la vie chrétienne

Dans cette perspective, les paroles de Paul prennent tout leur sens:

«J'ai décidé parmi vous de ne rien savoir d'autre chose que de Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.» 1Co.2:2

«Pour ma part, jamais je ne vais me vanter de quoi que ce soit, si ce n'est que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ par qui le monde est crucifié pour moi comme je le suis pour le monde» Ga.6:14

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RÉSISTER AUX TENTATIONS

Nous avons aussi besoin de venir à la croix et y monter chaque fois que nous sommes tentés par les convoitises et les passions de notre chair.

Paul déclare:

Ceux qui sont unis à Jésus-Christ crucifient le vieil homme, Ro.6:6

"IL FAUT CRUCIFIER la chair avec ses passions et ses désirs Ga.5:24.



Le contexte des épîtres de Paul montre clairement que pour Paul, être unis à Jésus-Christ, c'est s'unir à lui sur la croix dans sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Paul explique aux Philippiens que cette union était le but de sa vie, qu'il voulait expérimenter dans son union avec Jésus ses souffrances et sa puissance de résurrection (Ph.3:10).

Communier à ses souffrances, c'est souffrir aussi de la moquerie et du mépris des gens envers Jésus, c'est avoir de la peine, comme Dieu en a en voyant les gens malades, indifférents, blessés par le péché.



Jésus a souffert à cause des péchés des hommes.

Jésus souffre encore en voyant ses brebis blessées ou endurcies par la séduction du péché.

Paul, qui cherchait à avoir les mêmes sentiments que Jésus, souffrait aussi quand il voyait les enfants de Dieu s'égarer. Quelle douleur quand il écrit son épître aux galates légalistes ! Il continuait à souffrir pour l'Église de Jésus, pour sa croissance en maturité, il priait pour elle, il l'encourageait. C'est cela, communier aux souffrances de Christ.

Col.1:24 "ce qui manque aux souffrances de Christ pour son église, je l'achève en mon corps."



En grec, le mot traduit par "achève" est traduit dans le dictionnaire grec-français par "contrebalancer". Paul n'achève pas les souffrances de Christ, mais il les continue. Il contrebalance l'absence physique de Jésus sur la terre par la présence de Jésus qui vit en lui et qui continue à souffrir pour son Église.

Paul n'a pas achevé les souffrances qui manquaient à Jésus, Pierre les a vécues aussi, ces souffrances, Jean aussi, et tous ceux qui ont eu à coeur l'église de Dieu au cours des siècles. Aujourd'hui aussi, Jésus veut vivre par nous ses souffrances qu'il a pour ses brebis jusqu'à ce qu'il soit formé pleinement en elles.

En communiant aux souffrances de Jésus, nous apprenons à connaître le coeur intime de Jésus, ce qu'Il ressent pour son peuple meurtri par le péché. Mais ce n'est pas tout. Quand on se met à avoir les mêmes préoccupations que Jésus, Jésus libère en nous la puissance de sa résurrection. C'est ce que Paul ajoute dans Ph.3:11.

La marche en nouveauté de vie avec un coeur guéri de ses blessures et affranchi de l'emprise du péché suit la souffrance unie avec Jésus sur la croix due à nos propres péchés et à ceux des autres.

Jésus est monté volontairement sur la croix, il en est de même pour nous. Personne ne peut nous forcer à y monter. L'amour de Dieu pour les hommes qui l'ont offensé a poussé Jésus à monter sur la croix et c'est l'amour de Dieu pour les hommes qui nous ont offensé qui nous poussera nous aussi à y monter.

C'est un bon test pour déterminer si l'amour de Dieu remplit notre coeur ou s'il ne remplit que nos paroles !




Petits enfants, n'aimons pas seulement en paroles et avec la langue mais en actions et avec vérité 1Jn.3:18.

Jésus a dit:

"Quand je serai élevé j'attirerai tous les hommes à moi". Jn.12:32

tous, que tu sois l'agresseur, que tu sois tenté d'agresser ou que tu sois l'agressé, Jésus t'invite à monter avec lui sur la croix. Ta place est avec Jésus sur la croix dans la mort et la résurrection, ainsi ce ne sera plus toi qui vis mais Christ qui vit en toi, ainsi tu ne rejetteras pas la grâce de Dieu pouvant te consoler et te pardonner (Ga.2:20-21).

La conversion, ce n'est pas seulement accepter que Jésus soit crucifié pour nous, c'est aussi accepter que nous soyons crucifiés avec lui.

Car avant de naître de nouveau il faut premièrement mourir, mourir à soi-même et à la vie mondaine pour ensuite ressusciter à la vie nouvelle, et goûter à la vie de Dieu, la vie éternelle.



Aller à la croix et y monter avec Jésus, c'est quelque chose que nous avons besoin de faire chaque fois que nous commettons un péché ou qu'un péché est commis contre nous. Nous devons faire comme Jésus qui a renoncé à se venger lui-même en commandant une légion d'anges à son secours, mais qui a accepté volontairement de souffrir aux mains des pécheurs pour leur montrer le vrai amour qui pousse à la repentance.


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UNE SYMBIOSE AVEC CHRIST

Quand Paul dit qu'il a été crucifié avec Christ, il ne parle pas seulement de son vieil homme, de sa chair avec ses désirs et ses passions, il parle de son être entier, avec ses émotions, ses désirs, sa volonté aussi. C'est Jésus qu'il invite à venir vivre en lui. Il pense comme lui (Ph.2:5), il souffre des mêmes choses que lui, il se réjouit aussi des mêmes choses que lui, il veut les mêmes choses que lui, ce n'est plus lui qui vit mais Christ qui vit en lui, il est mort et sa vie est cachée en Christ, il ne vit plus pour lui-même mais pour celui qui est ressuscité d'entre les morts, l'amour de Christ le presse.

Cette nouvelle vie apporte une joie qui est le signe de la résurrection, le fruit de l'Esprit qui fait qu'il est possible en tout temps de se réjouir dans le Seigneur même au milieu des souffrances, comme Paul le faisait en prison avec Silas.

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ. (2Co.1:3 À 5)

''Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.'' Es.53:3 À 5

LA PUISSANCE DU VRAI REPENTIR

Pr.28:13 ''Celui qui avoue ses transgressions et les délaisse obtient miséricorde. Le pardon garanti à celui qui se repent''



Il y a une Parole du Seigneur qui m'impressionne :

Es.55:6, 7 Cherchez l'Eternel pendant qu'il se trouve; invoquez-le, tandis qu'il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées; qu'il retourne à l'Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.

Voila ce qu'on peut mettre sous le nez de celui qui ose chuchoter à nos oreilles qu'il n'y a plus d'espoir... qu'on a été trop loin... que c'est trop grave, ce que l'on a fait...

Deux autres versets dans la même veine:




Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner et nous purifier de toute iniquité. 1Jn.1:9

Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Pr.28:13

Comme Jérémie, voilà ce que je veux me rappeler :

La.3:21 à 23 : " Voici ce que je veux repasser en mon coeur, ce qui me donnera de l'espérance. 22 Les bontés de l'Eternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme; 23 Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande! "

Dans ces passages, la part de l'homme et la part de Dieu sont clairement définies;

L'homme confesse sa faute, cesse de la pratiquer et change ses pensées. Alors la promesse de Dieu est solide comme le roc: Dieu a compassion de l'homme, il a pitié de lui, il lui pardonne, le purifie complètement et lui fournit la capacité de marcher selon la vérité.

C'est l'histoire du père qui accueille son enfant prodigue, lui change ses vêtements souillés. C'est un nouveau départ !

Ceci n'est pas sans rappeler l'épisode rapporté dans Zacharie 3 : 1 à 7

Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser.
L'Eternel dit à Satan: Que l'Eternel te réprime, Satan! que l'Eternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem! N'est-ce pas là un tison arraché du feu ?
Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l'ange.
L'ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui: Otez-lui les vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête.
Je dis: Qu'on mette sur sa tête un turban pur! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L'ange de l'Eternel était là.
L'ange de l'Eternel fit à Josué cette déclaration: Ainsi parle l'Eternel des armées: Si tu marches dans mes voies et si tu observes mes ordres, tu jugeras ma maison et tu garderas mes parvis, et je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici.

Ils sont légers les vêtements de celui qui a été pardonné, n'est-ce pas !



Ça l'air tout simple, mais le pardon de Dieu est ardu à comprendre pour nos coeurs, parce qu'on est porté à regarder à notre insuffisance et à notre indignité au lieu de porter nos regards sur celui dont la bonté atteint les nuées et dont la miséricorde dure à toujours.

De surcroît, il est facile de mélanger la part de l'homme et celle de Dieu. Or c'est à Dieu que revient toute la gloire car c'est lui qui fournit à l'homme la capacité de faire la part qui lui revient.




2Co.3:5-6 : "Ce n'est pas à dire que nous soyons capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, nous vient de Dieu."

IL nous a rendus capables...



J'insiste là-dessus car je ne voudrais pas laisser suggérer que l'homme ait quelque sujet que ce soit à s'attribuer un quelconque mérite.



Même si c'est Dieu qui nous pardonne nos péchés à cause de notre foi en Jésus-Christ (cf. Ac.13:8), et même si c'est Lui qui nous rend capables, cela n'enlève pas notre responsabilité comme Dieu le rappelle à Josué dans Za.3:7 :

"''Ainsi parle l'Eternel des armées: Si tu marches dans mes voies et si tu observes mes ordres, tu jugeras ma maison et tu garderas mes parvis, et je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici.

L'ÉTAT DU PARDONNÉ

Maintenant j'aimerais m'attarder à la réaction de celui qui est pardonné, lavé de toute iniquité.

Les textes que l'on a vus jusqu'à présent ne l'ont pas évoqué. Lisons donc le Ps.32 de David:

1 Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné!

2 Heureux l'homme à qui l'Eternel n'impute pas d'iniquité, et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude!

3 Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée;

4 Car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été. -

5 Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité; J'ai dit: J'avouerai mes transgressions à l'Eternel! et tu as effacé la peine de mon péché.

6 Qu'ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable! Si de grandes eaux débordent, elles ne l'atteindront nullement.

7 Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse, tu m'entoures de chants de délivrance. Le bonheur est grand pour celui qui est pardonné et qui sait qu'il est vraiment, complètement, totalement pardonné!

_Hé.10:16 à 18_ Voici l'alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs coeurs, et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute: Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché.