souffle de vie - Les sphères d’autorité - Claude et Julia Payan
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, samedi 22 septembre 2007 | 1924 lectures | 6 commentaires
(site: www.souffle-nouveau.org)
(organigramme d'église... biblique)
Dieu a assigné à chacun de nous une sphère d’autorité !
Passer outre sa sphère d’autorité entraîne toujours la violation de la sphère d’autorité d’une autre personne. Le royaume de Dieu, comme le monde d’ailleurs, ne peut fonctionner sans la connaissance et l’application du principe des sphères d’autorité.
Lorsque quelqu'un vint trouver Jésus pour lui demander de dire à son frère de partager avec lui l’héritage familial, le Seigneur a répondu :
“... qui M'a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages ?� (Luc 12 : 14)
Le fils de Dieu Lui-même estimait qu'Il devait rester dans les limites de l'autorité que le Père Lui avait assignée.
Qui sommes-nous pour penser que notre ministère nous donne tous les droits ?

Combien imaginent, par exemple, que la charge pastorale consiste à tout savoir sur tout le monde et à “mettre son nez� partout.
C'est faux !
Parfois, c’est le pasteur qui le croit, mais d'autres fois des personnes de l'assemblée exercent une pression sur le pasteur pour qu'il s'occupe de leurs affaires au-delà des limites normales.
Chacun de nous doit savoir où commence et où s’arrête son ministère et donc sa sphère d'autorité,
de peur d'être coupable d'ingérence dans les affaires ou le ministère d'un autre (1 Pierre 4 : 15).
Autorité va avec RESPONSABILITÉ
L’autorité doit fonctionner selon certains principes bibliques, sans quoi elle devient pervertie.
Le premier de ces principes est la responsabilité.
Beaucoup de gens imaginent qu’ils ont le droit d’exercer une autorité simplement parce la Bible déclare que Dieu les a placés comme autorité !

La Parole de Dieu déclare, par exemple, que l’homme est le chef de la femme.
Il est la principale autorité dans la famille.
Cela signifie-t-il qu’il a le droit d’exercer cette autorité quoi qu’il fasse ou ne fasse pas ?
Non !
Toute personne, que ce soit dans le couple ou la société, est mise en place d’autorité par le biais d’une alliance.
Une alliance est L’ENTENTE de deux parties sur les modalités d’un engagement commun.
L’autorité est indissociable de l’ensemble des différentes modalités.
Dans le cadre de la famille, la Bible donne, en réalité, l’autorité à un homme qui travaille à aimer sa femme comme Christ a aimé l’Eglise !
Elle donne autorité dans cette société à des autorités qui se sont engagées, selon les clauses de leur contrat d’engagement, à aider les gens de bien et à mettre un terme aux activités de ceux qui font mal.
L’existence même de l’autorité n’a plus de sens lorsque l’autorité est exercée sans critère de justice.

Car l’autorité va de pair avec la responsabilité !
Vous avez le droit d’exercer une autorité parce que vous avez accepté une respon-sabilité,
c’est-à -dire de faire de votre mieux le travail lié à votre autorité ;
et vous acceptez de rendre des comptes pour cela.
Trop de gens veulent exercer une autorité sans vouloir assumer la responsabilité que cet engagement implique.
(familles détruites et recomposées - Qui détient l'autorité paternelle ?)
Si tu veux avoir autorité sur tes enfants il faut accepter la responsabilité de père.
Si tu veux avoir autorité sur ta femme, il faut accepter la responsabilité qui est celle d’un mari.
Vous voulez une autorité dans le corps pastoral ? Il faut accepter de porter, tout comme le pasteur principal, les divers soucis,
etc.
D’un autre côté, si des personnes se chargent de responsabilités, on doit leur faire confiance en leur déléguant de l’autorité. Sinon leur autorité est factice.
Vous ne pouvez donner aux gens une responsabilité sans leur donner l’autorité qui va avec.
Le second des principes qui fonctionnent avec l’autorité est l’Amour.

L’Amour étant la nature de Dieu,
l’autorité sans Amour,
c’est l’autorité sans Dieu.
L’autorité sans Amour devient de l’autoritarisme ou de la figuration, ou encore de la sorcellerie
(un esprit de contrôle exercé sur les gens).

Une personne doit aspirer à exercer une autorité dans un but précis : édifier, aider les autres, ce qui signifie : mieux aimer les autres.
-Un policier exerce son autorité pour protéger les gens,
-un pasteur pour aider son église, un père pour le bien de ses enfants,
-un mari pour l’épanouissement de sa femme,
-un militaire pour protéger sa nation, un apôtre pour aider le corps de Christ !
Christ a gagné Son autorité sur nous par Son témoignage d’Amour,
allant jusqu’à donner Sa vie pour nous.

L’autorité se gagne !
Un peuple ne voudra jamais accepter l’autorité d’un dictateur, à moins d’être aveuglé, séduit et trompé par lui.
De même une femme ne pourra continuer à respecter un mari qui ne se conduit pas bien à son égard. C’est normal !
Les enfants ne reconnaîtront pas l’autorité d’un père qui ne se comporte pas comme un père. C’est normal !
L’autorité n’est pas quelque chose que vous imposez aux autres.

L’autorité est quelque chose que les autres vous donnent parce qu’ils vous reconnaissent digne d’avoir autorité sur eux !
La femme est supposée accepter elle-même de se soumettre à son mari, c’est elle qui lui donne autorité sur elle, ce n’est pas l’homme qui prend autorité sur sa femme.
Une église accepte de se soumettre à un pasteur parce qu’elle reconnaît que celui-ci est placé là par Dieu pour lui faire du bien... et que c’est le cas !
Beaucoup de serviteurs de Dieu adoptent un comportement qui procède de la notion d’autorité selon le monde.
Paul parle du comportement des faux apôtres qui assoient leur autorité selon des critères d’asservissement.
Il décrit leur attitude à l’égard des Corinthiens en ces termes :
“Car vous supportez volontiers les insensés, vous qui êtes sages. Si quelqu’un vous asservit, si quelqu’un vous dévore, si quelqu’un s’empare de vous, si quelqu’un est arrogant, si quelqu’un vous frappe au visage, vous le supportez. J’ai honte de le dire, nous avons montré de la faiblesse.� (2 Corinthiens 11 : 20, 21)

L’autorité se gagne par l’amour que l’on manifeste aux autres, elle ne s’impose pas par la crainte, la menace, la manipulation.
Dieu a-t-Il décidé d’utiliser Son autorité pour convertir les gens de force ? Nullement !
L’autorité doit néanmoins parfois s’imposer, c’est vrai, mais face à la méchanceté et la rébellion.
Elle ne s’impose de force qu’au méchant !
L’autorité ne s’impose qu’à ceux qui veulent exercer la leur de force !
Quelqu’un qui veut prophétiser des bêtises dans votre assemblée, médire ou s’ingérer dans votre vie, doit trouver devant lui quelqu’un qui exerce son autorité pour ne pas le laisser faire.
Qui a autorité ?
“Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les églises.� (1 Corinthiens 7 : 17)
Imaginez qu’il y a dans une salle un apôtre, un maçon, un mécanicien, un docteur et un pompier. Soudain quelqu’un nous dit qu’une voiture est en train de brûler dans la rue et qu’il faut faire quelque chose.
Croyez-vous que ce soit l’apôtre qui doive diriger les opérations ? Nullement ! C’est le pompier qui a autorité. Et tout le monde, y compris l’apôtre, doit faire ce qu’il nous dit de faire : si c’est “porter des seaux d’eau�, porter des seaux d’eau ; si c’est “téléphoner�, téléphoner. S’il y a un blessé dans l’histoire, c’est le médecin qui aura autorité sur cette nouvelle situation.

Cela n’empêche pas notre apôtre de prier, mais ce n’est pas à lui de décider vers quel hôpital diriger le blessé et comment le faire !
S’il y a des réparations à effectuer dans la salle de l’église, un mur à remettre en état, l’apôtre ne va pas saisir sa truelle en disant :
-“C’est moi le chef ici, je ne sais pas me servir d’une truelle mais je vais le faire quand même.�
Non ! C’est le maçon qui a autorité sur tous les autres dans le cadre de ce travail.

Dans le parking de l’église, là où le frère “Dédé� a été chargé de réglementer la circulation le dimanche matin, si Dédé fait signe de tourner à droite, le pasteur, l’apôtre, et tous les autres doivent tourner à droite.
S’ils tournent à gauche ils désobéissent à Dieu car, dans le parking, c’est Dédé, l’autorité établie par Dieu !
Le parking est sa sphère d’autorité.
Quand vous êtes chez les autres (dans leur église, leur champ missionnaire, leur maison, etc.), vous êtes sous leur autorité.

Quand vous êtes dans une église, vous êtes sous l’au-torité du pas-teur de l’église dans laquelle vous vous trou-vez.
Et même si ce qui s’y passe ne vous con-vient pas,
ce n’est pas à vous d’al-ler tout cas-ser!
Je vais mê-me plus loin:
vous n’avez pas le droit de prophétiser et d’exercer votre ministère en toute liberté sans le feu vert de l’autorité du lieu.
Si vous voulez faire ce que voulez, vous devez le faire dans la sphère où vous avez autorité.
Le prophète, l’évangéliste doivent soumettre leur ministère à l’autorité du lieu et savoir quelle liberté leur est accordée, puis évoluer dans ces limites.
Un des maux de l’Eglise, c’est le non-respect de ce principe. Il s’ensuit que des pasteurs ne veulent plus recevoir certains évangélistes qui, lors de leur passage, ont “cassé plus de pots� dans l’église qu’ils n’ont fait du bien.

De même, des évangélistes ne veulent plus être mani-pulés par des pasteurs qui n’ont pas pris conscience que le monde entier n’est pas assimilable à leur église locale et n’est pas sous leur autorité.
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Que faire face à une autorité injuste ou que l’on ne reconnaît pas ?
En général, dans ce cas il faut discerner deux temps : le premier est d’accepter et de supporter l’injustice. Ce que nous avons dit jusque là n’a pas pour but de nous encourager à ne rien supporter et envoyer promener les autres dès qu’ils font une erreur. Non !
Vous devez aider un pasteur, un mari, un père, malgré ses imperfections, à s’installer dans sa charge et tout faire pour lui faciliter la tâche.
Cela sous-entend qu’il y a un temps pour donner leur chance aux autres même si leur caractère n’est pas encore bien sanctifié.
Qui, d’ailleurs, n’a jamais eu besoin de ce temps ?
Mais, lorsque au lieu de s’améliorer les choses empirent, que vous en arrivez à avoir affaire à une autorité tyrannique qui vous détruit à petit feu, vous devez réagir.

Il ne faut pas être suicidaire !
J’ai, un jour, quitté un serviteur de Dieu avec lequel j’ai travaillé sept ans car il était devenu un véritable “Saül� pour moi.
M’en séparer fut une des meilleures choses que j’ai faites dans ma vie, mais je paye encore aujourd’hui les conséquences de la maladresse avec laquelle je l’ai fait.
Principe de guérison
Avez-vous été blessé par une autorité ? Une autorité : parentale, pastorale, maritale, apostolique, etc., dans le passé ?
Le pire que vous puissiez faire est de développer une réaction négative à toute autorité et au principe de l’autorité.
Ce n’est pas parce qu’il y a de mauvaises autorités que le principe de l’autorité est à remettre en question.
Le fait qu’il y ait des policiers “ripoux� ne remet pas en question l’absolue nécessité d’une police.
Il en est de même avec toute autre autorité qui aurait abusé de son pouvoir à votre égard.
Un homme avait été blessé par toute une équipe apostolique ; comme il prêchait, il vit soudain une nuée entrer dans la salle. Cette nuée prit la forme d'une main qui vint se placer au-dessus de lui. Et le Seigneur lui dit :
-“Tu as été blessé par une équipe apostolique, il faudra une équipe apostolique pour te guérir.�
Si un pasteur vous a blessé, cela ne sert à rien de vous braquer contre tous les pasteurs et contre l'autorité pastorale elle-même ; ce que font beaucoup de personnes.

Vous ne pouvez trouver la guérison d’une blessure occasionnée par la maladresse d'un ministère en fuyant cette catégorie de ministères,
car Dieu prévoit, généralement, de vous guérir par un ministère équivalent.
C'est un principe bibli-que :
- un pasteur est le mieux qualifié pour guérir une blessure occasionnée par un pasteur,
- un évangéliste : une blessure occasionnée par un évangéliste,
- une femme une blessure occasionnée à un homme par une femme,
- un homme : une blessure occasionnée par une femme à un homme, et ainsi de suite.
Dieu veut vous apprendre à séparer la personne qui vous a blessé de l'appel glorieux qu'elle représente.
Que devez-vous faire ?

1) Pardonner !
2) Analyser aussi si ce n’est pas votre propre rébellion qui a fait empirer les choses.
3) Arrêter de parler contre les autorités. Sortez de la malédiction sous laquelle vous vous êtes placé à travers une réaction violente en actes et en paroles.
4) Réapprenez à aimer le principe de l’autorité, prenant conscience qu’il est selon Dieu et n’est pas supposé fonctionner comme dans le monde.
Repentons-nous aussi, si cela n’a pas été fait, pour les fois où nous avons nous-mêmes exercé une autorité qui n’était pas selon Dieu : bâtie sur la manipulation, la colère, ou autres points contraires à l’Amour.
Qui dit repentance dit changement d’attitude. L’autorité exercée pour manipuler les gens est, spirituellement, de la sorcellerie, d’où l’importance de la repentance.
Bâtir une église, c’est comme bâtir une maison : on commence par faire un tracé pour délimiter les pièces. De même, il faut définir précisément les sphères d’autorité.
Une église, une famille, une oeuvre, etc., ne peuvent s’édifier correctement sans que ne soit respecté le principe des sphères d’autorité.

Forts de cette compréhension, permettons à Dieu de simplifier notre vie, celle de ceux qui peuvent bénéficier de notre autorité et celle de ceux qui l’exercent pour notre bénéfice.
Car, dans ces temps où Dieu rétablit les cinq ministères,
ils ne pourront bien fonctionner que si nous respectons le principe de l’autorité et celui des sphères d’autorité !
Que le Seigneur vous bénisse !
Claude et Julia PAYAN
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